|
|
|
Cette annexe donne un exemple de la façon dont la matrice du cadre
logique d’un projet appuyé par le FIDA peut être élaborée
et améliorée au moyen d’une comparaison “avant
révision” et “après révision”.
La matrice du cadre logique “avant révision” est accompagnée
d’observations sur les problèmes qui se posent et la façon
dont ils peuvent être résolus. La matrice “après
révision” illustre le remaniement partiel de la matrice originelle.
L’exemple est fondé sur plusieurs projets appuyés
par le FIDA et prend par conséquent le cas d’un projet fictif.
Une matrice de cadre logique parfaite n’existe pas. Les meilleurs
résultats sont ceux que donne une discussion approfondie entre
les principaux acteurs concernés, guidée par des facilitateurs
qui comprennent bien le contexte du projet et la méthode du cadre
logique. Si la stratégie du projet est mise en œuvre par les
acteurs qui ont participé à la discussion, la matrice du
cadre logique constitue simplement une aide et un rappel.
Cette annexe a pour but de fournir quelques idées et conseils sur
les types de questions qui doivent retenir l’attention et être
discutées pour élaborer une matrice de cadre logique solide.
L’exemple remanié n’est pas censé être
parfait ni complet. Même avec une longue expérience des cadres
logiques, chacun aura souvent des idées et des opinions différentes
sur la façon de structurer un projet. Ainsi, pour élaborer
un bon cadre logique plusieurs séries de discussions et de révisions
sont nécessaires.
La méthode du cadre logique est présentée en détail
dans le module 3.
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B.1 Analyse d’une matrice
existante de cadre logique
Le tableau B-1 donne un exemple de matrice de cadre
logique qui présente plusieurs faiblesses et qui pourrait être
améliorée.
Lorsque l’on élabore une matrice de cadre logique ou qu’on
en révise une, il faut se souvenir que celle-ci a trois utilisations:
- donner un aperçu général du projet;
- constituer la base de la mise en œuvre du projet ainsi que de
l’élaboration des programmes de travail et des budgets
annuels;
- donner une idée de la façon dont les résultats
du projet seront suivis et évalués.
L’élaboration d’une matrice de cadre logique utile
demande un certain savoir-faire, il faut en effet que la matrice soit
à la fois spécifique et claire et pas trop longue. Lorsque
l’on commence à revoir une matrice de cadre logique ou à
en élaborer une nouvelle, il est bon de commencer par établir
une représentation visuelle de la hiérarchie des objectifs
du projet. La figure B-1 en donne un exemple pour
la matrice originelle et la figure B-2 pour l’exemple
révisé. Cette représentation visuelle permet de comprendre
plus facilement comment s’intègrent les différents
éléments du projet.
Lorsque l’on travaille avec un groupe d’acteurs concernés
pour définir la hiérarchie des objectifs du projet et établir
la matrice, il est bon de représenter la hiérarchie des
objectifs sur un mur en utilisant des feuilles de papier ou des cartons
distincts pour chaque élément. Les feuilles ou cartons peuvent
ensuite être déplacés à mesure que la discussion
sur la structuration du projet avance. Le tableau
3-3, dans la module 3, point
3.4, contient un certain nombre de questions visant à vérifier
la logique du processus dont on pourra s’inspirer pour cette structuration
progressive.
Le tableau B-1 illustre la matrice de cadre logique
originelle, avec des numéros pour indiquer les points faibles.
Ces derniers sont analysés au tableau B-2.
En résumé, ils sont les suivants:
- La matrice dans son ensemble n’est pas assez détaillée
ni spécifique pour donner un aperçu général
adéquat du projet.
- Les activités ne sont pas spécifiées.
- Les moyens sont indiqués pour le projet dans son ensemble plutôt
que d’être spécifiés pour des activités
déterminées.
- Les réalisations sont en réalité des composantes
du projet et, de ce fait, se trouvent à un niveau trop élevé
et sont trop générales pour être considérées
comme des réalisations.
- Les objectifs ne sont développés qu’en partie.
- Les risques et hypothèses sont exposés de façon
simpliste.
Figure B-1. Présentation visuelle de la
hiérarchie originelle des objectifs du projet

Tableau B-1. Exemple de cadre logique
originel pour un projet de développement agricole (voir le tableau
B-2 pour les observations correspondant aux chiffres)
| Objectif
général |
Valeurs
cibles |
Suivi |
Hypothèses
|
Améliorer
les moyens de subsistance de 35 000 familles
|
Augmentation
du revenu familial de 40% en termes réels |
Enquètes
de référence et d'évaluation |
•
La situation économique et politique est appropriée
• Il existe
un environnement axé sur le marché
libre |
| Objectif
général |
Valeurs
cibles |
Suivi
|
Hypothèses
|
Le
petits agriculteurs peuvent intensifier et diversifier leurs cultures
|
• augmentation de 15% de
l'intensité des cultures
• augmentation de
10% des superficies plantées de cultures autres que le
riz
• Augmentation de 25% des rendements
|
Enquètes
et suivi de la situation des membres de groupes d'agriculteurs cibles
et des groupes témoins |
•
Des facilités
de crédit, des marchés et une infrastructure existent
• Le personnel de vulgarisation agricole
du Ministère de l'agriculture est motivé
|
| Augmentation
des activités génératrices de revenus des familles
sans terre (élevage, pêche et horticulture familiale) |
•
Le nombre de volaille et de canards a doublé
• Les prises de poisson ont augmenté de 45%
• Le produit de l'horticulture familiale a doublé
• Les revenus provenant d'activités non agricoles ont
doublé |
Enquêtes
et suivi de la situation des familles cibles et des familles témoins |
• Les ONG et le Ministère
de l'agriculture collaborent efficacement en matière de
vulgarisation
• Les services gouvernementaux compétents appuient
les activités du projet
|
|
(composantes) Produits
|
Valeurs
cibles |
Moyens
de vérification |
Risques
|
| Développement
agricole
|
•
Une nouvelle variété à
haut rendement est adoptée par 30,000 agriculteurs
• De nouvelles cultures sont adoptées par 30,000 agricultueurs
• 80 groupes participent à la commercialisation
• Achèvement de 30 digues/systèmes de drainage
• Les groupes d'agriculteurs cibles achètent des STW
grâce aux crédits alloués dans le cadre du projet
|
• Données rassemblées
lors des enquêtes de référence et suivi par
l'UGP
• Données provenant de l'enquête de référence/assistance
technique et suivi par l'UGP
• suivi par les ONG
• Documents techniques du Ministère de l'agriculture
• suivi du crédit par l'UGP
|
Les
technologies nécessaires ne sont pas disponibles.
Le Minist ère de l'agriculture
ne peut pas fournir les technologies.
(même risque que ci-dessus)
Les groupes de commercialisation
ne fonctionnenet pas.
Il n'existe pas asez de systèmes appropriés.
Les groupes d'agriculteurs cibles ne peuvent pas gérer les
investissements conjoints. |
| Développement
communautaire
|
• Les ONG créent
3,000 groupes permanents d'agriculteurs cibles
• Les ONG gérent 3,000 familles cibles (dont certaines
existent déjà)
• Le montant des crédits fournis pour les ONG de
districts a doublé
• Les membres des groupes adoptent les nouvelles technologies
d'élevage, de pêche, d'horticulture familiale et
de commercialisation et d'autres activités génératrices
de revenus
|
• Suivi par les ONG et identification
par l'UGP
• Suivi par les ONG et identification par l'UGP
• Suivi du crédit
• Suivi par les ONG
|
Les
rapports contractuels et las cllaboration avec les services de l'irrigation
du Ministère de l'agriculture posent des problèmes
Les
personnel de différents services gouvernementaux ne peut
pas donner suite aux demandes des groupes. |
| Crédit
rural
|
• Les ONG fournissent 1,5
million de USD de crédit renouvelable aux groupes de familles
cibles
• Les banques nationales de crédit/ONG fournissent
aux groupes d'agriculteurs cibles pour 4,0 millions de USD de
lignes de crédit
• Création d'un fonds àrisque de 700,000 USD
|
Documents
des banques nationales de crédit/ONG
Suivi par l'UGP |
Les
ONG de district n'atteignent pas les objectifs fixés
Les
banques nationales de crédit ne décaissent pas de
crédits aux ONG ou aux groupes |
| Infrastructures
rurales |
• Modernisation de 150 km
de routes
• Revêtement de 25 km de routes
• 35 marchés
• 15 embarcadères
• 20 installations de formation
|
Documents
techniques du Ministère de l'agriculture
Suivi
par l'UGP |
Pas
de participation des acteurs à la base
L'exploitation
et l'entretien posent des problèmes |
Apports |
Valeurs
cibles |
Moyens
de vérification |
Risques
|
| Il
est désigné un coordonnateur qualifié du projet
et ouvert un compte spécial |
À
la date de signature du prêt
À
la date d'entrée en vigueur du prêt |
UGP
Rapports
d'activité UGP |
Il
n'est pas possible de trouver une personne dûment qualifiée
et motivée |
| Création
et dotation en personnel de l'Unité/Bureau de gestion du
projet |
À
la date d'entrée en vigueur du prêt |
Rapports
d'activité UGP |
|
| Négociation
et signature des contrats avec les ONG |
11
contrats |
Rapports
d'activité UGP |
Des
retards suviennent dans la signature des contrats |
| Mise
en place du bureau technique du directeur du projet et ouverture
du compte |
Dans
le mois suivant l'entrée en vigueur du prêt |
Rapports
d'activité UGP |
-
|
| Négociation
du contrat d’assistance techniqueet désignation du
personnel |
3
contrats à long terme pour l’UGP
2
contrats à long terme pour le Ministère |
Rapports
d'activité UGP |
Les
procédures contractuelles entraînentdes retards |
| Recherche
Essais
adaptatifs |
25
contrats de recherche 20 ateliers
20
ateliers |
UGP
Rapports
d’activité technique |
L'on
ne peut pas trouver de chercheurs qualifiés |
| Moyens
pour la vulgaisation:
• Parcelles de démonstration
• Visites d’exploitations/ journée du terrain
• Projections vidéo
• Foires agricoles
|
Nombre:
• 5,000
• 1,000
• 350
• 150
|
Rapport
du personnel d’encadrement/de l’assistance technique
Suivi
par l’UGP |
Des
problèmes surgissent dansl’acheminement des fonds de
l’UGP au district |
| Formation:
:• Du personnel d’encadrement
des services de vulgarisation agricole
• Des membres des comités de district etlocaux de
programmation des services de vulgarisation
• Du personnel des services de vulgarisationagricole des
districts, des communautés etdes quartiers
• Du personnel du comité de gestion duprojet
• Des chefs de groupe (formés par les ONG)
• Des femmes (horticulturefamiliale/agriculture)
|
Refer
to Appendix 7 [Note: this is an appendix in the original project
appraisal report] |
Rapports
d’activité UGP
Suivi
par l’UGP |
L’on
ne peut pas trouver de formateursqualifiés |
| Moyens
matériels:
•
Transports
• Services de vulgarisation
Matériel
de construction |
Nombre:
•
25 véhicules/150 motocyclettes
• 1 200 trousses
Comme
spécifications |
Rapports
sur la gestion du projet |
Des
retards surviennent dans les achats |
| Moyens
financiers :
• Commissions de service des ONG
• Fonds autorenouvelables
• Crédit
|
• 150/50/25 USD par groupe
• 1,2 million de USD (décaissés par les ONG)
• 4,0 millions de USD (décaissés au profit
desbanques nationales de crédit)
|
Rapports
sur la gestion du projet |
La
contribution aux banques nationales decrédit n’est
pas versée
Utilisation
intégrale de fonds propres |
Tableau B-2. Observations critiques concernant
la matrice de cadre logique originelle (les chiffres se réfèrent
à ceux figurant au tableau B-1)
|
Problème
|
Explication
|
Solution
|
|
|
Structure
générale de la matrice |
Il n’est
pas spécifié d’activités et les réalisations
sont en réalité des composantes du projet. Les moyens
sont indiqués pour le projet dans son ensemble et non pour
des activités spécifiques. |
Structurer
la matrice comme dans l’exemple révisé (voir
la figure B-2)
en indiquant un objectif spécifique pour chaque composante,
des réalisations pour chaque composante et des activités
pour chaque réalisation. |
|
|
Critère
général et fragmentaire du contenu de la matrice |
La matrice
ne donne qu’un aperçu très général
du projet. Sous cette forme, elle ne contient pas assez de détails
pour pouvoir utilement guider la mise en œuvre du projet. En
outre, il est difficile de dire ce qui doit être réalisé
au titre de chacune des composantes (réalisations). |
Il faut
inclure davantage de détails en indiquant un objectif spécifique
pour chaque composante et des réalisations et des activités
pour chaque objectif spécifique (voir la figure
B-2). Cela allongera la matrice. Cependant, on peut utiliser
un résumé indépendant du projet pour l’objectif
général et les différents objectifs spécifiques.
|
|
|
Contenu
de la deuxième colonne de la matrice – valeurs cibles
|
Les
valeurs cibles ne reflètent pas comme il convient les différents
aspects du projet. Elles sont trop centrées sur des résultats
et des moyens quantitatifs et pas assez sur des changements et des
informations qualitatifs. Les valeurs cibles ne reflètent
pas pleinement la portée du projet pour chaque composante
de sorte qu’il est difficile de bien comprendre ce que doit
réaliser le projet. |
Utiliser
des questions clés pour les performances et des indicateurs
clés comme indiqué dans l’exemple révisé.
Comparer la matrice révisée et la version originelle
pour voir comment l’indication de réalisations pour
chaque composante permet de voir beaucoup plus clairement ce qui
est visé par le projet. |
|
|
Contenu
de la troisième colonne – suivi/moyens de vérification
|
Les
mécanismes de suivi sont très généraux
de sorte qu’ils ne sont guère utiles pour la mise en
place du système de suivi-évaluation. |
Indiquer
plus en détail les méthodes de collecte d’informations.
Les informations supplémentaires sur le suivi-évaluation
devront être indiquées dans une matrice de suivi-évaluation
distincte (voir l’annexe
D). |
|
|
Contenu
de la quatrième colonne – hypothèses/ risques
|
Les
hypothèses sont utilisées pour l’objectif général
et les objectifs spécifiques, et les risques pour les réalisations.
Il n’y a à cela aucune raison, étant donné
que des “hypothèses” peuvent être utilisées
à tous les niveaux. |
Un risque
est une hypothèse qui peut ne pas se matérialiser.
Par exemple, il existe le risque que l’hypothèse concernant
l’existence de débouchés pour le surcroît
de production de l’horticulture s’avère inexacte.
La matrice révisée ne comporte que des hypothèses
qui comprennent un risque et non des hypothèses qui réduiraient
le projet à néant ou dont la matérialisation
est hautement probable. |
|
|
Disparité
entre hommes et femmes et autres problèmes d’équité
|
Rien,
dans la matrice, n’indique que des inégalités
entre hommes et femmes ou autres inégalités ont été
expressément prises en considération. |
Veiller,
en cas de besoin, à spécifier des réalisations
ou des activités concernant la parité entre les sexes.
Indiquer des objectifs/indicateurs sur ce point, par exemple le
nombre de ménages dirigés par des femmes qui bénéficient
du projet dans les mêmes proportions que les autres. Veiller
à ventiler les données selon les inégalités
entre les sexes et autres. |
|
|
Caractère
général de l’objectif général
|
“Permettre
d’améliorer les moyens de subsistance” est un
objectif général extrêmement large. Or, par
exemple, le projet ne vise pas directement les aspects santé
et éducation de l’amélioration des moyens de
subsistance. Implicitement, par conséquent, le projet est
axé sur un objectif plus étroit qu’une amélioration
proprement dite des moyens de subsistance en général.
|
Essayer
de mieux spécifier l’objectif général
de sorte qu’il soit plus représentatif des différents
objectifs spécifiques visés. Il pourra s’avérer
nécessaire de donner, dans des documents joints, une explication
plus détaillée de l’étendue de la contribution
attendue du projet. |
|
|
Valeurs
cibles au niveau de l’objectif général |
L’augmentation
des revenus n’est pas un bon indicateur de l’atteinte
de l’objectif général du projet dans son ensemble.
Les revenus, en soi, ne contribuent pas nécessairement à
améliorer les moyens de subsistance. Tout dépend de
la façon dont le surcroît de revenu est utilisé
et dont les dépenses des ménages et la répartition
du travail ont changé. |
Voir
les questions concernant les performances et les indicateurs d’atteinte
des objectifs dans l’exemple révisé (voir l’annexe
C). |
|
|
Hypothèses
au niveau de l’objectif général |
Les
hypothèses sont si générales qu’elles
s’appliqueraient à presque n’importe quel projet
où que ce soit dans le monde. Elles ne sont donc pas très
utiles pour essayer de garantir la durabilité à long
terme du projet. |
Les
hypothèses devraient indiquer quels sont les éléments
à suivre pour déterminer si le projet a des chances
d’être durable à plus longue échéance.
La matrice révisée donne une série d’hypothèses
plus spécifiques concernant l’atteinte de l’objectif
général. |
|
|
Niveau
des objectifs spécifiques |
Dans
l’exemple originel, il n’y a guère de différence
entre les deux objectifs spécifiques ni entre eux et la réalisation
“développement agricole” |
Il y
a différentes façons de structurer une matrice de
cadre logique. Cependant, pour les projets appuyés par le
FIDA, il est bon d’indiquer un objectif spécifique
distinct pour chaque composante. Il importe également de
bien réfléchir à la question de savoir si un
projet tend principalement à obtenir un changement matériel,
comme une augmentation de la production agricole, ou s’il
tend à renforcer les capacités institutionnelles et
communautaires ou le processus de développement. Un projet
bien conçu réalisera ces deux objectifs. Il importe
néanmoins de faire en sorte que les processus de renforcement
des capacités et de développement des institutions
soient définis expressément dans la matrice. |
|
|
Les
valeurs cibles au niveau de l’objectif spécifique |
Les
valeurs cibles au niveau de l’objectif spécifique sont
essentiellement celles à atteindre pour des aspects spécifiques
de développement agricole. Elles ne concernent pas la question
de l’accroissement des capacités de développement
agricole, économique et social autonome. |
Au niveau
de l’objectif général et des objectifs spécifiques,
il importe de se poser des questions de caractère général
sur le changement institutionnel et sur la façon dont la
réalisation d’objectifs spécifiques de production
contribueront en fait à améliorer les moyens de subsistance.
Voir les questions sur les performances pour l’objectif global
et les objectifs spécifiques dans l’exemple révisé.
|
|
|
Réalisations
|
Comme
indiqué ci-dessus, ce que l’on appelle les réalisations
dans l’exemple originel sont en réalité les
composantes du projet. Si on considère les réalisations
comme données, il est très difficile de se faire une
idée générale de ce que le projet tend à
réaliser. Les réalisations sont indiquées seulement
comme titre ou rubrique et non comme un objectif. |
Les
réalisations doivent se référer à un
produit relativement spécifique du projet. Elles doivent
également être utilisées pour donner une idée
claire de la portée de chacun des éléments/objectifs
spécifiques du projet. |
|
|
Réalisation
“développement agricole” |
On ne
voit pas clairement ce qui sera réalisé au titre de
cette composante. Les valeurs cibles ne sont pas claires. |
L’exemple
remanié indique clairement ce qui doit être atteint
au titre de cet objectif spécifique. |
|
|
Valeurs
cibles du développement agricole |
“De
nouvelles cultures sont adoptées par 30 000 agriculteurs”
n’est pas un bon indicateur. Cela ne dit pas quelles cultures
ont été adoptées, dans quelle mesure ou avec
quel succès. |
Il faut
indiquer clairement que des informations doivent être rassemblées
sur les cultures spécifiques qui ont été adoptées
et dans quelle mesure. |
| 
|
Hypothèses
de développement agricole |
Les
risques ont trait à la composante elle-même (réalisation)
et non à la contribution que la composante peut apporter
à l’objectif spécifique et à l’objectif
général. “Le Ministère de l’agriculture
ne peut pas fournir les technologies” est une hypothèse
concernant la mise en œuvre de la composante. “Les technologies
nécessaires ne sont pas disponibles” risque d’être
une “hypothèse condamnant le projet”. |
D’une
manière générale, les hypothèses doivent
se rapporter à la façon dont une activité contribue
à une réalisation et dont une réalisation contribue
à un objectif spécifique, et ainsi de suite. Dans
le cas de ce projet on suppose qu’un surcroît de production,
tout au moins en partie, sera vendu pour accroître les ressources
financières des ménages. La contribution de l’augmentation
de la production est fondée sur l’hypothèse
qu’il existe une demande suffisante et que la production agricole
peut être vendue à des prix rémunérateurs.
Identifier clairement les hypothèses est souvent un aspect
difficile du processus de planification des projets. Soit le projet
devrait être modifié pour veiller à ce que les
technologies requises soient disponibles grâce aux efforts
entrepris, soit l’objectif spécifique et l’objectif
général doivent être revus de manière
à ne pas être aussi ambitieux. |
|
|
Réalisation
“développement communautaire” |
Ce n’est
pas seulement au niveau de la communauté qu’il faut
renforcer les capacités. Pour que le projet soit couronné
de succès, il faut également renforcer les capacités
du Ministère de l’agriculture et du secteur privé.
|
Cette
réalisation devient une composante de développement
institutionnel. |
| 
|
Valeurs
cibles du développement communautaire |
La plupart
des valeurs cibles indiquées ne répondent pas à
la question “et alors?”. |
Veiller
à prévoir des questions sur les performances qui fournissent
des informations concernant, par exemple, la mesure dans laquelle
les groupes d’agriculteurs aident leurs membres à adopter
de nouvelles pratiques agricoles. |
|
|
Moyens
de vérification du développement communautaire |
“Suivi
par les ONG et l’UGP” ne dit rien des méthodes
ni même de l’approche générale qui seront
utilisées. Les moyens de vérification indiqués
sont si simplifiés qu’ils ne fournissent aucune information
pour guider le suivi-évaluation |
Il faut
essayer d’indiquer aussi spécifiquement que possible
quels sont les mécanismes de suivi et sources d’information
qui seraient utilisés. |
|
|
Valeurs
cibles du crédit rural |
Ces
valeurs cibles sont toutes des valeurs correspondant aux moyens
et ne donnent aucune information quant aux effets ou à l’impact
du crédit rural. |
Établir
des questions sur les performances et des indicateurs qui donnent
des informations sur les remboursements et sur l’utilisation
faite des crédits. |
|
|
Moyens |
Les
moyens doivent se rattacher à des activités et non
à l’ensemble du projet. Il n’y a pas de niveau
“activités” dans l’exemple originel. |
Les
deuxième et troisième colonnes de la matrice ne sont
pas utilisées de la même façon au niveau des
activités. La deuxième colonne est utilisée
pour les moyens de type méthodologique ou en ressources humaines
et la troisième pour les coûts financiers. Des activités
de suivi sont nécessaires, mais il est relativement facile
de contrôler les activités qui ont été
menées à bien grâce aux documents de base du
projet. En conséquence, il n’est pas nécessaire
de donner de détails sur les indicateurs et les mécanismes
de suivi au niveau des activités. |
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B.2 Matrice de cadre logique
révisée
On trouvera ci-après quelques-uns des principaux points à
prendre en considération pour élaborer une bonne matrice.
Ils sont discutés dans le contexte de l’exemple donné.
-
Degré de détail. Pour exposer pleinement un
projet de grande envergure dans une matrice de cadre logique,
il faut beaucoup de détails et plusieurs pages. De tels détails
sont indispensables si l’on veut que la matrice constitue un
guide utile pour la mise en œuvre du projet. Dans le cas des
projets de grande envergure, chaque objectif spécifique (composante)
peut être considéré comme un sous-projet distinct
doté de sa propre matrice de cadre logique. Pour donner un
bref aperçu général du projet, on peut utiliser
uniquement les niveaux de l’objectif général et
des objectifs spécifiques, comme illustré dans l’exemple
révisé.
-
Structure de la matrice. La difficulté qu’il
y a à exposer des projets de grande envergure au moyen d’une
simple matrice à quatre niveaux est évoquée dans
le module 3. Ce problème ressort très clairement de
l’exemple originel. Dans l’exemple remanié, on
voit comment indiquer plusieurs objectifs spécifiques –
chacun assorti de réalisations et d’activités
– ce qui illustre avec plus de clarté ce qu’un
projet essaie d’atteindre.
-
Mettre l’accent sur les processus de développement
ou sur les réalisations physiques. Par le passé,
le développement rural tendait à être axé
sur des réalisations concrètes, tangibles comme les
périmètres irrigués, l’augmentation des
rendements, les infrastructures, etc. Les approches plus récentes
visent de plus en plus à renforcer la capacité des populations
et des institutions à décider et mettre en œuvre
leur propre processus de développement. Il est beaucoup plus
difficile de parler en termes concrets du développement des
capacités que, par exemple, de la construction de 50 kilomètres
de routes. Dans l’exemple révisé, sous la rubrique
de l’objectif spécifique de la compo-sante 3, on trouvera
quelques idées sur la façon dont les objectifs de renforcement
des capacités peuvent être exprimés et dont leur
atteinte peut être suivie. L’exemple originel tombe dans
le piège
consistant à n’inclure que les éléments
qui peuvent être mesurés facilement, et met donc l’accent
sur les réalisations concrètes aux dépens des
processus de renforcement des capacités.
-
Logique transversale. Il importe de ne pas perdre
de vue que les résultats d’une composante du projet seront
souvent des moyens ou conditions nécessaires pour atteindre
les résultats d’une autre composante. L’exemple
remanié montre que la composante infrastructure rurale est
une contribution importante aux autres objectifs spécifiques
(composantes) à réaliser. Par exemple, les routes revêtent
une importance critique pour la commercialisation et pour permettre
aux agents de vulgarisation de parvenir jusqu’aux villages.
-
Où placer les réalisations et les activités.
Parfois, il n’est pas toujours facile de dire à
quoi se rat-tache une réalisation ou une série d’activités.
Dans l’exemple révisé, la réalisation “Les
ouvrages d’irrigation et de drainage sont étendus et
entretenus” se rattache logiquement soit à l’objectif
spécifique de production agricole, soit à l’objectif
spécifique infrastructure. Il suffit d’en choisir un
et de développer en conséquence la logique. Lorsqu’il
s’agit d’activités comme la formation, le mieux
est de rattacher la formation concernant une réalisation spécifique
à cette réalisation. Par exemple, la formation des agriculteurs
à la gestion post-récolte doit être rattachée
à cette réalisation et non à une réalisation
générale “formation”. L’idée
consiste essentiellement à rattacher toutes les activités
nécessaires pour une réalisation à cette dernière.
Si une activité se rattache à plusieurs réalisations,
le mieux est généralement de la scinder en plusieurs
activités spécifiques.
-
Questions sur les performances et indicateurs d’atteinte
des objectifs. Il y a lieu de relever que, dans l’exemple
remanié, la deuxième colonne comporte à la fois
des questions sur les performances et des indicateurs d’atteinte
des objectifs. Les questions sur les performances tendent, d’une
manière générale, à déterminer
ce que le projet devrait permettre d’atteindre et elles sont
particulièrement utiles lorsque cela ne peut pas être
suivi au moyen d’indicateurs quantitatifs simples. Ces questions
sont particulièrement importantes au niveau de l’objectif
spécifique et de l’objectif général, pour
lesquels il est souvent plus difficile d’élaborer des
indicateurs quantitatifs simples. Divers types d’informations
qualitatives et quantitatives devront souvent être rassemblées
et analysées pour répondre à ces questions. Les
indicateurs d’atteinte des objectifs aident à spécifier
avec précision ce que le projet doit faire.
-
Agrégation des indicateurs. Ce que le projet
atteint au niveau de l’objectif spécifique est une agrégation
de tous les produits obtenus grâce aux réalisations qui
sous-tendent cet objectif spécifique. Cependant, il n’est
pas toujours possible d’avoir un indicateur global pertinent.
Par exemple, au niveau de l’objectif spécifique production
agricole, il n’existe pas d’indicateur qui, à lui
seul, puisse donner un résumé complet de l’augmentation
de la production agricole. Il faut plutôt parler de l’augmentation
des superficies cultivées et des rendements de cultures spécifiques.
Cela signifie que les indicateurs au niveau de l’objectif spécifique
peuvent être une compilation des différentes contributions
(indicateurs) de chacune des réalisations.
-
Objectifs indicatifs. De plus en plus, les projets
sont exécutés au moyen d’une approche tendant
à ce que les réalisations et les activités puissent
être déterminés en collaboration avec les bénéficiaires
pendant la mise en oeuvre. Dans l’avant-projet de la matrice
de cadre logique, il faudra par conséquent utiliser des réalisations,
activités et indicateurs provisoires.
-
Mécanismes de suivi. Les mécanismes
de suivi seront souvent les mêmes pour les différents
objectifs spécifiques et réalisations. Par exemple,
une enquête sur les ménages peut permettre de rassembler
des informations pour plusieurs indicateurs et questions sur les performances.
-
Hypothèses et risques. Les hypothèses
ne doivent pas porter uniquement sur les facteurs exogènes
mais aussi sur la logique interne de la stratégie du projet.
Par exemple, si une augmentation de la production agricole doit avoir
pour effet d’élever les revenus, l’hypothèse
est qu’il existe un débouché pour la production.
Il ne faut pas oublier que si une hypothèse suppose un degré
de risque élevé, la conception du projet devra être
remaniée pour le réduire.
- Inégalités entre hommes et femmes, et autres.
Il importe de vérifier que les inégalités entre
hommes et femmes et autres aient été prises en considération
comme il convient aux stades aussi bien de la conception que du S&E
du projet. Comme l’équité est une question qui concerne
beau-coup d’activités, de réalisations et de composantes
des projets, il est souvent préférable de l’inté-grer
à ces derniers plutôt que d’en faire un élément
distinct. Cela signifie cependant qu’il peut être bon aussi
de prévoir pour le projet un certain nombre d’objectifs
et d’indicateurs intersectoriels.
Figure B-2. Représentation visuelle de
la hiérarchie des objectifs de la matrice du cadre logique remaniée

Tableau B-3. Matrice de cadre logique (fictive)
remaniée (Note: Trois seulement des six objectifs spécifiques
originels ont été remaniés pour cet exemple)
| Objectif
général |
Questions
et indicateurs de performance |
Mécanismes
de suivi et sources d’information |
Hypothèses
|
| Les
moyens de subsistance de 35 000familles pauvres dans la province
deRutunga sont améliorés grâce à unrenforcement
de la sécurité alimentaire et àla création
de nouvelles activitésgénératrices de revenus
|
Questions
sur les performances:
•
Pour qui la sécurité alimentaire a-t-ellechangé
et comment?
• Comment le pouvoir d’achat des ménagescibles
a-t-il changé?
• Comment les interventions du projet ontelles influencé
la satisfaction des besoins enmatière de logement, d’éducation
et desanté?
• Comment la diversité et l’ampleur del’économie
locale ont-elles changé?
• Comment les interventions ont-elles affectéla charge
de travail, les rôles et le bien-êtredes différents
membres des ménages(femmes, hommes, jeunes, personnesâgées)?
• Les différents groupes sociaux etéconomiques
ont-ils équitablement bénéficié des
interventions du projet?
Indicateurs
d’atteinte des objectifs:
•
La sécurité alimentaire de 75% des famillesest assurée
dans des conditions saisonnièresnormales
• Augmentation de 30% des dépenses delogement, d’éducation
et de santé desménages
• L’amélioration des conditions de vie a étéégale
pour les ménages dirigés par desfemmes et par des
hommes |
•
Enquêtes par sondage sur les ménages (deréférence,
à mi-parcours, à la fin du projetet trois ans après
son achèvement)
• Suivi participatif de l’impact pourcompléter
les enquêtes sur les ménages
• Observations sur le terrain du personnel duprojet et des
agents d’exécution
• Analyse des statistiques pertinentes dugouvernement
• Rapports de suivi du projet
• Analyse de l’activité économique locale
(deréférence, à mi-parcours, à la fin
du projetet trois ans après son achèvement) |
•
Il existe des débouchés constants etsuffisants pour
les produits et autres articleslocaux
• Les avantages du projet ne sont pascompensés par
une diminution des services et des prestations sociales de l’État
• L’augmentation de la production agricoleet de l’activité
économique n’est pascompensée par l’accroissementdémographique
• La production agricole peut être rentablemême
en présence d’une dégradation destermes de l’échange
pour les produitsagricoles
• La capacité productive des ressources naturelles
n’est pas dégradée parl’intensification
de la production
• Les populations et les institutions ont lacapacité
de s’adapter à des circonstances en évolution
constante
• Les avantages ne sont pas compensés parune perturbation
des stratégies desubsistance traditionnelles |
| Objectifs
spécifiques des composantes |
Questions
et indicateurs de performance |
Mécanismes
de suivi et sources d’information |
Hypothèses
|
| 1)
Production agricole
La
production agricole est augmentée etdiversifiée durablement
|
Questions
sur les performances:
•
Comment la diversité, le niveaude la production et la productivité
del’agriculture ont-ils changé dansla région
ciblée?
• Quelles sont les innovations qui ont étéélaborées
ou recommandées et dans quellemesure ont-elles été
adoptées?
• Comment l’impact de l’agriculture surl’environnement
a-t-il changé?
Indicateurs
d’atteinte des objectifs:
•
La superficie des terres utilisées pourl’horticulture
a été portée à 4 000 hectares
• 60% des agriculteurs obtiennent 70% desrendements visés
les années où lesconditions saisonnières sont
normales
• Les petits agriculteurs ont augmenté d’aumoins
10% les superficies plantées decultures autres que le riz
• 70% des agriculteurs ont adopté au moinsune pratique
plus respectueuse del’environnement
• La teneur en résidus chimiques du fleuveBesha a été
ramenée à l’objectif fixé
• (Voir également les indicateurs pourchaque produit)
|
•
Registres de l’utilisation des terres et descultures tenus
par les communautésparticipantes, les groupes d’agriculteurs
etle Ministère de l’agriculture
•
Enquêtes par sondage sur les rendementsdes cultures et analyses
de la marge bruteréalisées par le Ministère
de l’agriculture
• Établissement avec les groupesd’agriculteurs
de systèmes participatifs desuivi
• Mise en place d’un processus d’évaluationde
l’impact environnemental
• Questions posées lors des enquêtes sur lesménages/exploitations
|
•
La capacité productive de la région estsuffisante
pour satisfaire les besoinsalimentaires et produire un excédentdestiné
à la vente
• Il existe des débouchés suffisants et laproduction
peut être vendue à des prixadéquats
• Une production plus diversifiée et plusintense est
financièrement rentable
• Les changements n’ont pas un impactnégatif
disproportionné sur l’utilisationglobale de main-d’oeuvre
au niveau desménages |
| 2)
Activités génératrices de revenusLes activités
génératrices de revenus sontaugmentées et diversifiées
|
•
De telles initiatives ont-elles été prises enmatière
de valeur ajoutée ou de gestion post-récolte et quelles
en ont été lesconséquences économiques?
• Quels changements y a-t-il eu dans lemouvement des produits
provenant de la localité?
• Comment et dans quelle mesure a-t-il étédéveloppé
des débouchés pour desproduits spécifiques?
• Comment le niveau et la diversité desactivités
génératrices de revenus desménages ont-ils
changé?
• Comment les rôles au sein du ménage ontils
changé?
Indicateurs d’atteinte des
objectifs:
• 60% des ménages ont
vu leur pouvoird’achat augmenter d’au moins 20%
• Augmentation de 100% des possibilitésd’emploi
non agricole |
•
Questions posées lors des enquêtes sur lesménages
• Suivi par les ONG et les groupes féminins
• Analyse de l’activité économique locale
(deréférence, à mi-parcours, à la fin
du projetet trois ans après son achèvement)
• Suivi participatif de l’impact pourcompléter
les enquêtes sur les ménages etl’étude
économique
• Observations sur le terrain par le personneldu projet et
des partenaires d’exécution |
•
Les revenus ont augmenté suffisammentpour faire une différence
dans la possibilitédes ménages d’acheter ce
dont ils ontbesoinM
• Des aliments et autres articles de premièrenécessité
sont disponibles sur les marchés
• Les transformations de l’économie localeinduites
par le projet ont accru les revenus des ménages dans des
proportions plusélevées que les coûts
• Les avantages apportés par l’intensificationde
l’activité économique bénéficient
auxménages pauvres et pas aux intermédiaires
• Les changements n’ont pas un impact négatif
disproportionné sur l’utilisation globale de main-d’oeuvre
au niveau desménages |
| 3)
Développement institutionnelLes institutions du secteur public,
dusecteur privé et des ONG peuvent appuyerefficacement un
développement agricoleet économique durables
|
Questions
sur les performances:
•
De quelles façons le fonctionnement du système de
recherche et de vulgarisationagricoles a-t-il changé?
• Dans quelle mesure les associations des agriculteurs et
groupes féminins et les ONG ont-ils réussi à
appuyer le développement de l’agriculture et la création
de nouvelles activités génératrices de revenus?
• Comment les entreprises du secteur privé contribuent-elles
au développement?
Indicateurs
d’atteinte des objectifs:
•
De nouveaux plans stratégiques et les plansde travail annuels
du Ministère del’agriculture sont exécutés
efficacement
• 500 groupes d’agriculteurs fonctionnentefficacement
• 20 ONG appuient efficacement le développement
• 300 groupes de promotion des entreprises féminines
opèrent efficacement |
•
Évaluation organisationnelle des activitésdu Ministère
de l’agriculture (de référence,à mi-parcours,
à la fin du projet et trois ansaprès son achèvement)
• Rapports des ONG, des associationsd’agriculteurs et
des groupes féminins
• Suivi participatif de l’impact des ONG, desassociations
d’agriculteurs et des groupesféminins
• Observations sur le terrain par le personneldu projet et des
partenaires d’exécution
• Suivi des activités du secteur privé |
•
Le Ministère de l’agriculture dispose de ressources
financières et humaines suffisantes pour appuyer le développement
• La participation accrue des milieux d’affaires ne
se traduira pas par uneexploitation des groupes désavantagés
• Les agriculteurs/femmes sont disposés àparticiper
aux groupes de soutien
• Les incitations tendant à encouragerl’adoption
de nouvelles techniques deproduction agricole ou de nouvelles activités
génératrices de revenus sont suffisantes pour susciter
un intérêt pour lesservices de vulgarisation offerts
par les groupes d’agriculteurs et le Ministère del’agriculture
|
| 4)
Crédit rura
lLe
crédit rural est plus largement utilisé
|
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pasfourni de détails
dans cet exemple |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pasfourni de détails
dans cet exemple |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pasfourni de détails
dans cet exemple |
| 5)
Infrastructure rurale
Des
infrastructures rurales sont mises enplace et entretenues
|
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pasfourni de détails
dans cet exemple |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pasfourni de détails
dans cet exemple |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pasfourni de détails
dans cet exemple |
| 6)
Gestion du projet
Le
projet est géré efficacement |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pasfourni de détails
dans cet exemple |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pasfourni de détails
dans cet exemple |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pasfourni de détails
dans cet exemple |
| Composante 1. Production agricole
– Réalisations et activités |
| Réalisations
et activités |
Questions
et indicateurs de performance |
Mécanismes
de suivi et sources d’information |
Hypothèses
|
| Réalisation
1.1 – La production horticoleet maraîchère est
augmentée
|
Principales
questions sur les performances:
• Dans
quelle mesure la production horticoleet maraîchère
a-t-elle augmenté?
• Qui bénéficie de cette augmentation etcomment?
• Quel est l’impact sur l’environnement del’augmentation
de la production etcomment est-il géré?
Principaux indicateurs
d’atteinte des objectifs:
• 2 000
hectares de vergers ont été plantéset produits
• 3 000 hectares sont utilisés pour produiredifférents
légumes
• 15 000 agriculteurs participent à au moinsune forme
de production de fruits ou delégumes
• 10 000 familles bénéficient du surcroît
de travail saisonnier |
• Registres
de l’utilisation des terres et descultures tenus par les communautés
participantes, les groupes d’agriculteurs etle Ministère
de l’agriculture
• Enquêtes par sondage sur les rendements des cultures
et analyses de la marge brute réalisées par le Ministère
de l’agriculture
• Établissement avec les groupes d’agriculteurs
de systèmes participatifs desuivi
• Mise en place d’un processus d’évaluation
de l’impact environnemental |
• Les vergers
et l’horticulture constituent unmoyen rationnel, des points
de vue financier, environnemental et social, d’accroître
la productivité globale del’agriculture
• Il est possible de former les ressources humaines nécessaires
à une production intensive réussie
• Les agriculteurs se montrent disposés àadopter
de nouveaux systèmes de culture |
| Activités
se rattachant à la réalisation 1.1 |
Principaux
moyens |
Coûts
|
Hypothèses
|
| 1.1.1
– Identifier, grâce à des recherches participatives
avec les agriculteurs, des meilleurs types de vergers et de légumes
àplanter et les systèmes de production les mieux appropriés
|
• 25 mois
de services de consultant pour des recherches externes
• Coordonnateur pour la recherche développement
• Ressources pour 20 sites de recherche sur le terrain
• Formation de 20 agents du Ministère del’agriculture
aux méthodes participatives derecherche
• Formation de 30 agents du Ministère del’agriculture
aux techniques les plus modernes de production des récoltes
potentielles |
Indiquer
ici les coûts des activités |
• Il peut
être introduit des systèmes deproduction appropriés
eu égard auxconditions locales |
| 1.1.2
– Établir et mettre en place un système de vulgarisation
en coopération entre le Ministère de l’agriculture,
le secteur privé, les groupes d’agriculteurs et les
ONG |
• Coordonnateur/
moniteur des services participatifs de vulgarisation
• Contribution au secteur privé et à des groupes
d’ONG des contrats de services de vulgarisation
• Formation de formateurs et de 200 personnes aux services
participatifs de vulgarisation
• Appui aux champs écoles (Farmer Field Schools)
|
Indiquer
ici les coûts des activités |
• Les capacités
en matière de services de vulgarisation agricole sont suffisantes
pour aider les agriculteurs à adopter de nouveaux systèmes
de culture |
| 1.1.3
– Organisation de l’approvisionne-ment en apports |
|
Indiquer
ici les coûts des activités |
|
| Réalisations et activités
|
Questions et indicateurs de
performance |
Mécanismes de suivi
et sources d’information |
Hypothèses
|
| Produit
1.2 – La production de riz est augmentée
|
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pas fourni de
détails dans cet exemple . |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pasfourni de détails
dans cet exemple |
Exemple de structure
de la matrice – il n’est pasfourni de détails
dans cet exemple |
| Activités
se rattachant à la réalisation 1.2 |
Principaux
moyens |
Coûts
|
Hypothèses
|
| 1.2.1
– Aménagement de nouvelles rizièresen terrasse |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pas fourni de
détails dans cet exemple |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pas fourni de
détails dans cet exemple |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pas fourni de
détails dans cet exemple |
| 1.2.2
– Introduction de nouvelles variétés |
Exemple de structure
de la matrice – il n’est pasfourni de détails
dans cet exemple |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pas fourni de
détails dans cet exemple |
Exemple
de structure de la matrice – il n’est pas fourni de
détails dans cet exemple |
| Composante 3. Développement
des institutions - Réalisations et activités |
| Réalisations
et activités |
Questions et indicateurs
de performance |
Mécanismes
de suivi et sources d'information |
Hypothèses
|
| Realisation
3.1 - Les capacités du Ministère de l'agriculture
d'appuyer le processus de développement rural sont renforcées
|
Principales
questions sur les performances:
- Dans quelle mesure le Ministère de l'agriculture
a-t-il réussi à faciliter le développement
agricole et économique dans la province?
- Dans quelle mesure les principaux clients sont-ils satisfaits
des services et de l'appui du Ministère?
Principaux indicateurs d'atteinte des objectifs:
- Tous les agents ont des définitions d'emploi
révisées, des objectifs de performance et des plans
de travail
- Structures de gestion, matériel et facilités nécessaires
sont en place pour permettre aux agents de s'acquitter comme il
convient de leurs fonctions
- 75% du personnel exécute comme il convient les plans de
travail et atteint les objectifs de performance |
- Système
de suivi des activités et des performances établi
au sein du Ministère de l'agriculture
- Interviews avec les principaux clients (agriculteurs, entreprises,
ONG)
- Évaluation organisationnelle des activités du Ministère
de l'agriculture (de référence, à mi-parcours,
à la fin du projet et trois ans après son achèvement)Suivi
participatif de l'impact avec les groupes d'agriculteurs
- |
- Le Ministère
de l'agriculture peut et veut jouer un rôle clé dans
le processus de développement
- Le Ministère peut s'orienter davantage vers les clients
et travailler en partenariat avec les autres parties prenantes,
y compris le secteur privé |
| Activités
se rattachant à la réalisation 3.1
|
Principaux
moyens |
Coûts
|
Hypothèses
|
| 3.1.1 Réalisation
d'un audit organisationnel et conception de la stratégie
de renforcement des capacités organisationnelles |
- Quatre mois de
service d'un spécialiste du développement institutionnel |
Indiquer ici
les coûts des activités
|
- Les incitations
et les ressources humaines sont suffisantes pour améliorer
les performances |
| 3.1.2 Réalisation
d'un programme de formation de 300 agents
|
- Coordonnateur de
la formation
- Financement de la participation de 50 agents à des cours
de formation à l'étranger
- 22 mois de service d'un spécialiste de la formation de
l'extérieur
- Financement d'une formation à la logistique et d'ateliers |
Indiquer ici
les coûts des activités |
- Il existe au sein
du Ministère de l'agriculture des conditions permettant au
personnel d'appliquer leurs nouvelles aptitudes et compétences
dans la pratique |
| 3.1.3 Introduction
d’incitations auxperformances |
- Coordonnateur de
l’évaluation desperformances du personnel - Financement
du système de primes |
Indiquer ici
les coûts des activités |
- Un système
de suivi des performances esten place - Le personnel d’encadrement
a uneformation suffisante pour établir etadministrer un système
d’incitations auxperformances |
| 3.1.4 Installation
et modernisation dumatériel et de l’équipement
|
- Cinq véhicules
tout-terrain - 20 motocyclettes - Modernisation de cinq
stations de terrain - Création de deux nouvelles stations
deterrain - Modernisation du matériel de bureau et
dusystème informatique - Matériel de recherche
et de laboratoire |
Indiquer ici
les coûts des activités |
- Les capacités
nécessaires à l’utilisation et àl’entretien
du matériel existent ou doiventêtre créées
|
| Réalisations
et activités |
Questions
et indicateurs de performance |
Mécanismes
de suivi et sources d’information |
Hypothèses
|
|
Réalisation
3.2 – Des groupes d’appui auxagriculteurs ont été
mis en place etfournissent efficacement des services à leurs
membres |
Principales questions
sur les performances:
- Dans quelle mesure les groupes d’appuiaux agriculteurs
ont-ils réussi à permettre àleurs membres d’améliorer
leur productionagricole?
Principaux indicateurs d’atteinte des objectifs:
- 3 000 groupes d’appui aux agriculteursopèrent efficacement - 60% des agriculteurs ont modifié leurspratiques à
la suite de leur interaction avecles groupes d’appui
|
- Documentation tenue
par les groupes deproducteurs et système de suivi - Système de suivi établi par les ONG et leMinistère
de l’agriculture - Suivi participatif de l’impact
avec lesgroupes d’agriculteurs
|
- Les ONG et le Ministère
de l’agriculturedisposent de capacités adéquates
pourappuyer les groupes d’agriculteurs - Les agriculteurs
ont le temps d’assister auxréunions des groupes
|
| Activités
se rattachant à la réalisation 3.2 |
Principaux
moyens
|
Coûts
|
Hypothèses
|
| 3.2.1 Renforcement des capacités
des ONG de mobiliser des groupes d’agriculteurs |
- Coordonnateur de la création
des groupesd’agriculteurs - Attribution à 10
ONG des contrats deservices d’appui |
Indiquer ici les coûts
des activités
|
- Les ONG sont crédibles aux
yeux desagriculteurs |
| 3.2.2 Formation de 50 agents
communautaires
|
- Formateur, atelier, frais de voyage
|
Indiquer ici les coûts
des activités
|
|
| 3.3.3 Formation de représentants
de 200 groupes d’agriculteurs |
- Formateur, atelier, frais de voyage
|
Indiquer ici les coûts
des activités
|
|
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