Évaluation intermédiaire Préambule L’Accord conclusif se base sur les réflexions et discussions des partenaires relatives aux constats et recommandations figurant dans le Rapport d’évaluation intermédiaire de janvier 2004 ; il regroupe surtout les recommandations essentielles que les partenaires concernés ont convenu d’intégrer dans la préparation d’une intervention ultérieure. Cette proposition d’accord a été rédigée sur la base d’une première discussion par les partenaires, le lundi 17 mai 2004 à Cotonou, des recommandations du rapport ainsi qu’un échange de correspondance. A noter que la discussion a eu lieu juste après l’atelier national sur l’Evaluation du programme de pays, les 13 et 14 mai 2004, qui a constitué un cadre de référence pour le débat. Les partenaires principaux associés à la première discussion étaient les suivants : les représentants du Ministère de l’agriculture, de la pêche et l’élevage ; le directeur du projet, le chef de la cellule suivi-évaluation du projet ; le chargé de programme du FIDA au Bénin et le chargé d’évaluation du FIDA. D’une manière générale, la mission a trouvé que le PAGER a commencé à générer des impacts significatifs de réduction de la pauvreté chez les groupes cibles, y compris sur la condition socio-économique des femmes. Compte tenu de cette conclusion, il y a matière à poursuite pour certaines composantes et certains volets mais à des degrés et pour des durées très variables, alors que d’autres volets nécessitent une analyse plus poussée de leur valeur ajoutée, leur efficience et leur durabilité. Généralités Les constats de l’évaluation Du fait des résultats obtenus par le PAGER, certains bénéficiaires - qui faisaient initialement partie du groupe cible - n’en font plus partie du fait de l’augmentation des surfaces cultivées et de leur revenu. Ceci pose la question du ciblage des futures interventions et/ou de la reconfiguration de certaines composantes dans l’hypothèse d’une poursuite du projet. Recommandations
Composante activités génératrices de revenus (AGR) Les constats de l’évaluation La composante AGR est pertinente et efficace, bien que son efficience varie selon les types d’intervention. La durabilité d’AGR privées dans une économie de marché est difficile à prévoir avec certitude. Néanmoins, la durabilité prévisible des AGR individuelles traditionnelles développées par le projet est acceptable et ne dépend pas, en première instance, de formations supplémentaires mais plutôt de leur capacité à passer à un autre palier, c’est-à-dire de leur capacité à prendre de l’expansion en écoulant leurs produits sur des marchés éloignés (une fois le marché local saturé), en sécurisant leur accès à la terre et en ayant accès à du crédit adapté. Une poursuite du PAGER sous sa forme actuelle n’aurait donc que peu d’effet sur la durabilité de ces AGR. La durabilité des AGR novatrices est moins certaine d’ici la fin de la Phase I et nécessitera peut-être une poursuite de l’appui, sur une courte période mais en partie du même type que pour les AGR traditionnelles qui veulent passer à un nouveau palier. La durabilité des AGR associatives est très douteuse pour la plupart, quel que soit l’appui supplémentaire qui leur serait accordé. Par contre, le groupement comme mode de transmission d’informations et d’adoption d’innovations est très efficace et efficient. Le groupement à caractère social ne nécessite cependant pas le même genre d’appui institutionnel qu’une entreprise associative. Recommandations
Quelle que soit l’orientation choisie pour la poursuite, l’approche « groupement » et la mise en place d’ateliers de transformation devront être revues dans le sens d’un calibrage correct en fonction des réalités structurelles rencontrées sur le terrain. (cette réflexion pourrait être menée de concert avec d’autres projets et les ministères utilisant cette approche). Nous nous démarquons donc à ce sujet de la recommandation de la mission de supervision de 2003 qui affirme que « des problèmes de maîtrise financière au sein des groupements nécessitent la poursuite de l’encadrement afin d’améliorer de façon significative le revenu de leur membre ». De plus, une attention particulière devra être portée à l’impact sur la charge et les coûts de travail des nouvelles activités implantées, de manière à sélectionner celles qui permettent leur mécanisation pour diminuer la charge et les coûts et augmenter ainsi la rentabilité économique et sociale des productions. Composante financement rural (FR) Les constats de l’évaluation
Recommandations
Composante appui aux institutions de base Les constats de l’évaluation
Recommandations
Composante unité de gestion du projet Les constats de l’évaluation
Recommandations
A noter que cette approche est caractérisée par le transfert d’un bonne partie de la maîtrise d’œuvre vers les bénéficiaires, couplée avec l’exigence de la démonstration de la rentabilité économique de tout investissement productif avant sa réalisation et d’une contribution financière significative pour le demandeur de cet investissement, sous forme de contribution monétaire personnelle ou de crédit obtenu auprès d’une institution financière. Cette approche révisée est déjà utilisée au Bénin par l’Export Development Association (ADEX) et le Centre for the Promotion and Development of Small and Medium-sized Enterprises (CEPEPE) et le sera prochainement par le PADSA II. En plus de favoriser « la responsabilité des bénéficiaires dans la mise en œuvre et la gestion des activités de développement définies » et le développement beaucoup plus rapide de l’autonomie du bénéficiaire, cette approche permet de réduire considérablement le dispositif de contrôle puisque le décaissement opéré par le projet pour un investissement n’est fait qu’après que le demandeur payeur soit satisfait des services reçus du prestataire et après qu’il ait déboursé sa propre contribution au paiement pour les services rendus. A titre de comparaison, l’ADEX gère un fonds de ± 4 millions de USD selon cette approche avec une équipe de cinq personnes. La réduction des volets exige qu’une analyse des impacts segmentée par composante soit effectuée avant la formulation de l’éventuelle poursuite du PAGER afin d’identifier la valeur ajoutée de chaque volet dans la réalisation des impacts, et ainsi identifier, parmi les composantes et les volets, le paquet qui maximise l’impact et l’efficience. Une politique et des mesures spécifiques à la question du genre devront aussi être élaborées pour être intégrées à la poursuite. Dans le cas d’une poursuite du projet et de l’UGP, la relation privilégiée avec les ONG devra être remplacée par l’ouverture des appels d’offre à la concurrence de l’ensemble des opérateurs d’un domaine et pas seulement des ONG opérant dans ce secteur.
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