Compte tenu de la richesse de lexpérience du PDPEF, des acquis prometteurs de certains volets, de la forte demande exprimée par les populations et de lampleur du défi agricole et écologique dans cette zone, le partenariat dévaluation conjointe saccorde sur la pertinence dune nouvelle intervention du FIDA en Guinée forestière sollicitée par le Gouvernement guinéen et les populations locales. La démarche dite de « Gestion de terroir villageois » (GTV) telle que mise en oeuvre par le PDPEF depuis deux ans apparaît pertinente et adaptée à la région. Elle doit se poursuivre et sétendre à dautres villages. Son succès dépend, dans un premier temps, de sa capacité à mobiliser rapidement la population autour dactions concrètes et communautaires. Aussi, le maintien dun programme dinfrastructures sociales à caractère collectif reste nécessaire. Mais léquipement en infrastructures des villages est létape la plus aisée à réaliser. Il conviendra de rapidement faire évoluer le concept vers une véritable gestion concertée des espaces et des ressources naturelles et dintégrer concrètement la dimension agricole et environnementale dans le cadre des Plans de gestion de terroir villageois (PGTV). Ceci impliquera ladaptation des approches (communautaires, individuelles) en fonction des problématiques (agricole, environnementale, damélioration des conditions de vie...), de sinvestir afin de mieux connaître le milieu (typologie, stratégie paysanne, répartition foncière ) pour mieux cibler les actions, et de modifier les procédures de mise en oeuvre pour une meilleure responsabilisation des acteurs et la pérennisation du processus. Un consensus global est ressorti sur le fait que les Associations de services financiers (ASF) sont des institutions de proximité réellement appropriées par leurs membres/clients et permettent de répondre de manière satisfaisante aux petits crédits de très court terme. Il convient de développer cette approche à plus grande échelle mais en gardant les mêmes principes de base (fonctionnement sur fonds propres, crédit court terme, plafond des montants en fonction de limportance du capital détenu) et en souvrant à des partenariats. Les ASF nont pas vocation à fournir tous les services financiers demandés par les ruraux et doivent pouvoir sinsérer dans un marché financier au sein duquel dautres institutions, en particulier le Crédit rural de Guinée (CRG), occupent déjà une place importante. Les questions du refinancement des ASF, comme celles de leurs relations partenariales (notamment avec le CRG), ne font pas lobjet dun consensus et nécessiteront une réflexion sur la base de la logique dextension dun nouveau programme de promotion des institutions financières rurales. Une des principales difficultés à résoudre au cours de la phase de formulation dune nouvelle intervention sera la stratégie de mise en place dun dispositif professionnel de promotion et dappui aux ASF. Il est recommandé daborder ce problème sans a priori et en tenant compte de sa dimension nationale puisque trois autres projets financés par le FIDA dans les autres régions du pays sont également concernés. Dimportants efforts de formation professionnelle préalable et la mobilisation dune assistance technique internationale à travers des opérateurs expérimentés seront sans doute nécessaires. En matière de développement agricole et denvironnement, il est recommandé de poursuivre la stratégie daménagements de bas-fonds à une échelle significative, avec une approche individuelle de linvestissement (laménagement appartient et bénéficie au propriétaire foncier) permettant cependant un certain retour des subventions publiques auprès de la communauté (dont les modalités sont à étudier avec les villageois et les propriétaires fonciers). Mais il convient de sinvestir aussi et prioritairement sur les coteaux dans les domaines agricoles et environnementaux (après capitalisation préalable des expériences et innovations en cours) à travers un effort de recherche-développement et la mise en place dun système dapprovisionnement en intrants de proximité et une approche de conseil technico-économique aux exploitations. On recommande la promotion dun système de conseil et dappui à linnovation permanent, intégrant les dimensions agricoles et environnementales dans le cadre de lapproche GTV et sappuyant sur les organisations professionnelles émergentes et les capacités de recherche existantes. Les femmes, au centre de toutes les activités agricoles en milieu rural forestier, devront être la cible principale de ce service. Parallèlement, la poursuite du financement dactions de désenclavement semble indispensable. Lensemble des investissements locaux, y compris les actions de recherches et expérimentation paysanne, devraient être intégrés dans les PGTV. Il nest donc pas souhaitable de distinguer dans le futur projet une composante de « développement agricole » mais au contraire de lintégrer dans la démarche GTV. La formulation du nouveau projet devrait être menée en étroite concertation avec les organisations paysannes de base, les Communautés rurales de développement (CRD) et la Chambre dagriculture. Toutes ces institutions auront un rôle essentiel à jouer dans le nouveau montage institutionnel. Les partenariats et synergies avec les autres projets intervenant dans la région devront être renforcés. Une articulation particulière devra être trouvée dans le cadre dune nouvelle formulation avec les opérations sous financement de lAgence française de développement en Guinée forestière à travers ces programmes actuels (PDRIGF, PAEGF, PPGF, PACV, CRG, CAOPA/RC2, PASAL) et à venir comme le Programme de développement de lagriculture en Guinée forestière (PDAGF) en cours de formulation. Actions prioritaires à mettre en uvre dici la date dachèvement Sur le volet Gestion de terroir villageois
Sur le volet Institutions financières rurales
Sur le volet Développement agricole, environnement et amélioration des conditions de vie
Mesures conservatoires pour la phase de transition
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