Preambule
Le Fonds International de Développement Agricole (FIDA) avait consenti, au mois de décembre 1992, un prêt de 10,9 millions de dollars EU au gouvernement de la République Islamique de Mauritanie (GdM) pour financer le Projet dAmélioration des Cultures de Décrue à Maghama. Le Projet a été clôturé au mois de décembre 2000 et le GdM a sollicité du FIDA le financement dune deuxième phase pour consolider et étendre les actions de développement dans la zone. Avant de se prononcer, le FIDA a demandé à ce que le Gouvernement, avec lassistance du Bureau de lévaluation et des études (BEE) du FIDA, procède à une évaluation des activités de la première phase afin dapprécier les effets du projet sur la production agricole, les conditions daccès à la terre et lenvironnement et aussi pour tirer les leçons et recommandations qui simposent.
Lévaluation intermédiaire a été conduite selon lapproche nouvelle du FIDA qui privilégie la concertation et la participation des principaux acteurs, institutions et organisations concernés par le projet regroupés au sein du comité « partenariat clé » Un document dorientation avait été élaboré pour loccasion et les questions clés auxquelles lévaluation intermédiaire (EI) devait répondre avaient été convenues. L EI a eu lieu durant les mois de novembre et décembre 2000. Le rapport a été édité en version provisoire et distribué pour analyse et commentaires aux membres du « partenariat clé1» et aux Comités villageois. Les conclusions du rapport ont été discutées lors de latelier de restitution et de validation organisé à Maghama du 2 au 4 Avril 2001. Lobjectif du présent document « Accord Conclusif » est de présenter, les résultats de latelier qui ont fait lobjet dun consensus entre les participants (Voir liste en annexe).
Recommandation et suites à donner
La nécessité de la programmation dune deuxième phase du projet est fortement recommandée pour consolider, renforcer et étendre les acquis de la première phase.
Recommandation : Les participants à latelier recommandent au Gouvernement Mauritanien et au FIDA denvisager le financement dune deuxième phase dans les meilleurs délais. Ce prochain projet servira à la consolidation prioritairement et à lélargissement des activités du projet à lensemble du Département de Maghama et des communes limitrophes.
Suite à donner : Une Requête du Gouvernement devrait être adressée au FIDA à cette fin. Le FIDA devrait accélérer de son côté le processus de formulation de la Phase II.
La participation des populations de la zone du projet à la formulation de la Phase II du projet et à sa mise en uvre est nécessaire, pour parachever les objectifs dappropriation et de responsabilisation de la phase I.
Recommandation : Il est recommandé que les populations de la zone, au travers de leurs organisations à la base notamment les Comités villageois et la Société coopérative participent à la définition des investissements, des activités et des conditions de mise en uvre dune deuxième phase du projet. Les responsabilités et les engagements de chaque partie concernée dans la mise en uvre doivent être définis.
Suite à donner : Un Comité de formulation du projet Phase II, dans lequel les Comités villageois et la Société Coopérative seront représentées, doit être mis en place.
Les arrangements institutionnels et les modalités de mise en uvre des actions de la phase II du projet devraient refléter les principes dimplication effective et de participation de lensemble des acteurs concernés.
Recommandation : Le montage institutionnel le plus approprié pour une deuxième phase devrait être bâti autour des structures communautaires existantes avec lappui des structures publiques compétentes afin dassurer une réelle implication et appropriation du projet par les populations locales et mettre en place les conditions de sa pérennité. Il devrait notamment prendre en compte la définition des mécanismes institutionnels de coordination des initiatives des acteurs locaux, de précision des rôles des différentes structures au sein et en dehors de la zone du Projet et de clarification des rapports entre les différents niveaux de lancrage institutionnel. Il est aussi recommandé de faire appel autant que possible aux compétences des ONG oeuvrant dans le pays.
Suite à donner : Le Gouvernement et le FIDA devraient trouver une formule de montage institutionnel, pour la mise en uvre de la phase II, qui répond au mieux aux besoins de la population.
Consolidation, renforcement et formalisation des arrangements sur la question de la sécurisation et de la pérennisation des droits daccès à la terre aux couches démunies.
Recommandation : Le Gouvernement et le FIDA collaboreront pour engager des actions durant la deuxième phase du projet qui permettront de préserver les acquis dune expérience dauto-organisation et dauto-régulation qui concernent les droits daccès à la terre, dont les leçons pour lavenir peuvent se révéler utiles pour des régions similaires. Notamment:
- En élargissant à lensemble des villages la procédure délaboration des Procès-Verbaux dinsertion (PVI) qui constituent un des instruments de sécurisation de laccès à la terre aux exploitants démunis ; et
- En instituant un dispositif de contrôle et de suivi de lapplication des principes de lentente foncière.
Suite à donner : Au moment de la formulation du projet Phase II le Gouvernement , le FIDA et le Comité de formulation travailleront ensemble pour définir les mécanismes de formalisation interne des accords sur laccès à la terre et à linstitution dun dispositif de suivi de lapplication des principes de lentente foncière.
Des actions complémentaires de renforcement et de développement des aménagements et de linfrastructure sociale de base restent à programmer.
Recommandation : Les participants à latelier recommandent que les investissements complémentaires, en matière dinfrastructure de développement, soient programmés au courant de la phase II. Ceci devrait permettre dassurer un développement socio-éconimique durable de la zone. Il sagit notamment dactions pour : (i) rendre fonctionnelles de manière optimale les infrastructures hydrauliques. (ii) améliorer le désenclavement de la zone, (iii) renforcer linfrastructure socio-économique de base (alimentation en eau potable, santé, éducation, ), et (iv) infrastructures communautaires productives et de protection de lenvironnement (pisciculture, bois de chauffe, )
Suite à donner : Les participants recommandent au Gouvernement et le FIDA de mettre en place dans les meilleurs délais un dispositif pour la préparation dun Plan dactions de la deuxième phase tenant en compte des propositions dinvestissements complémentaires.
Les questions critiques, en suspens, de protection des cultures et damélioration des rendements nécessitent le renforcement de la qualité et des conditions daccès aux services du conseil agricole et de la recherche développement en adoptant une approche participative.
Recommandation : les participants recommandent dinscrire des actions de recherche développement et dappui conseil appropriées et adaptées aux systèmes de production en vigueur dans la zone. Celles-ci doivent être définies en fonction des besoins exprimés des populations et de leur engagement pour assurer un appui efficace et durable à la production agricole et à sa valorisation.
Suite à donner : Prendre en compte dans la phase II, un programme de recherche développement et dappui conseil en milieu paysan ce programme doit être élaboré avec les bénéficiaires.
Des études complémentaires pour la prise en compte de la dimension environnementale des actions entreprises et pour améliorer la connaissance des conditions dutilisation des ressources naturelles et de gestion des infrastructures sont nécessaires.
Recommandation : Compte tenu des fortes interactions entre lhomme et les ressources naturelles dans la région de Maghama, jusque là plus ou moins en équilibre, il est recommandé dentreprendre une étude approfondie dimpact sur lenvironnement physique et socio-culturel, pour suivre et comprendre les changements en cours (sur lexploitation de la forêt et des pâturage, la pêche, lensablement, la fertilité des sols, la gestion des ouvrages, la santé, etc ) et ainsi proposer les actions de correction nécessaires. Dautres études thématiques devraient accompagner cette étude de base (topographie, Système dinformation Géographique, simulation hydraulique, ouvrages de vidange du bief Niordé et des cuvettes de Dao/Dolol etc ).
Suite à donner : Le Gouvernement et le FIDA devraient apporter toute lattention nécessaire pour que ces études soient programmées dans la deuxième phase. Les fonds nécessaires pour corriger les effets négatifs sur lenvironnement devront être prévus dans la phase II du projet.
La deuxième phase du projet devrait prendre en considération la question de la complémentarité agriculture élevage et mettre en place des mécanismes durables de prévention des conflits.
Recommandation : Les structures mises en place pour instaurer un dialogue continue agriculteurs éleveurs devraient être renforcées et des mécanismes appropriés de gestion des conflits devront être définis, avec la participation des populations concernées, prenant en compte la réglementation en vigueur et les spécificités de la zone. Il est recommandé aussi que des actions incitatives soient programmées afin de faciliter le dialogue. Il sagit notamment de la santé animale, de la construction de points deau, et des appuis pour la protection des champs contre la divagation des animaux.
Suite à donner : Ces actions doivent être définies et inscrites dans la deuxième phase du projet.
Les actions de développement communautaire de base, initiées par la phase I du projet, devraient être poursuivies. Par ailleurs, des activités genératices de revenus devraient être étendues à dautres couches de la société notamment aux groupes plus vulnérables (femmes et jeunes sans emploi).
Recommandation : Les participants à latelier de validation recommandent que le Gouvernement et le FIDA inscrivent dans la phase II du projet des actions de développement communautaire. Ils recommandent aussi que les activités génératrices de revenus soient étendues aux femmes, aux jeunes et aux autres groupes vulnérables tels que les petits artisans locaux. Ces actions pourraient être accompagnées par un programme conséquent de formation, alphabétisation fonctionnelle et de renforcement de capacités. Leur mise en uvre pourrait être confiée à des opérateurs spécialisés indépendants du type ONG, GIE etc.
Suite à donner : Ces activités doivent être prises en considération dans la deuxième phase du projet.
Actions urgentes, prioritaires pour préserver les acquis pendant la transition entre Phase I et Phase II du projet.
Recommandation : Les participants à latelier recommandent que le Gouvernement mauritanien et le FIDA mettent en uvre, rapidement, des dispositions transitoires afin déviter une remise en question des principaux acquis du projet. Ces dispositions doivent faire lobjet dun Plan dactions. Ce plan devrait traiter en particulier des questions concernant :
- Le maintien de lUACP pour assurer la transition entre les phase I et Phase II et coordonner la préparation de la phase II. Les moyens nécessaires pour assurer lexécution des programmes de transition et de préparation de la phase II doivent être évalués et mis à sa disposition par le Gouvernement et le FIDA.
- La poursuite de dialogue et de la concertation entre les différents villages de la zone du projet sur les questions clés qui concernent lensemble des bénéficiaires.
- La continuité de lappui aux dynamique initiées par le projet en matière de restructuration foncière et de renforcement des organisations villageoises ;
- En ce qui concerne la gestion et lentretien des ouvrages : élaborer un plan daction qui définit les modalités et crée les conditions nécessaires au transfert effectif de la responsabilité de la gestion des ouvrages à la Société Coopérative par lélaboration dun manuel de procédure dexploitation / entretien des ouvrages, suivi des comptes dexploitation, mise en place dun système de collecte des redevances fixes nécessaires à lentretien et lélaboration dun cahier des charges .
- Redynamiser la commission éleveurs / agriculteurs pour trouver les solutions nécessaires pour le renforcement du contrôle de la divagation des animaux et la prévention des conflits agriculteurs /éleveurs.
Suite à donner : Le Gouvernement et le FIDA doivent prendre des mesures urgentes pour lélaboration et la mise en uvre du plan daction de la période transitoire.
| Sidi Mohamed Ould Bakha |
Dr Sidi Mohamed Ould Moïne |
| Ely Ould Elhadj |
Salikou Ould Aghoub |
| Ba Soule Bocar |
Cheikany Ould Jidou |
| Anne Mamoudou Samba |
Mohamed Ben Senia |
| Chase Palmeri |
Marc Empain |
Représentants des résidents de la zone du projet Maghama décrue
| N° |
Noms et Prénom |
Comité Vill. |
| 1 |
N'Diaye Mamadou | Fimbo |
| 2 |
Kbé Mamadou Samba | Yirlabé |
| 3 |
Ba Alassane Yéro | Hajar Peul |
| 4 |
Bah Ould M'Beirick | Hajar Hel Aly |
| 5 |
Seiboubi Ould Guelaye | N'Hal |
| 6 |
Sidi Mohamed Ould chrif | Chorfa |
| 7 |
Ba Abdoulaye Ceseko | Bedinki |
| 8 |
Ba Haimoud Bocar | Synthiane |
| 9 |
Lawa Rouaye | Taga |
| 10 |
Ba Mamadou | Gourel Thienro |
| 11 |
Anne Amadou Malal | Nouma |
| 12 |
Ba Alassane Isma | Boguel |
| 13 |
Anne Sada Hamady | Maghama Law |
| 14 |
Correra Issagha | S.C |
| 15 |
Daha Kanne | S.C |
| 16 |
Diallo Alassane | S.C |
| 17 |
Abass Ould Guelaye | S.C |
| 18 |
Badi Ould Obeid | Sectéraire S.C |
| 19 |
Aly Ould Biro | Dar El Beida |
| 20 |
Guelaye Ould Sidi | Djeibaba |
| 21 |
Kasse Moussa | Maghama Bossea |
| 22 |
Niang Mamadel | Maghama N'Guenar |
| 23 |
Mohamed Ould Massa | Maghama Litama |
| 24 |
Barry Hamidou | Lougure |
Ministère
du Développement Rurale et de lEnvironnement(MDRE)
Société
Nationale por le Développemen Rural (SONADER)
Fonds
International du Développement Agricole (FIDA).
1/ Conformément à la nouvelle approche du FIDA, de donner un caractère fortement participatif et partenarial à la conduite des travaux d'évaluations de projets, le « partenariat clé » est composé des Directeurs des services administratifs concernés (Réviseur Foncier, Direction du Financement, Direction des Politiques, du suivi et évaluation , MDRE, Commissariat aux droits de l'homme, la lutte contre la pauvreté et l'insertion, la Sonader), des représentants des populations (Société coopérative des villages de Maghama) ; de l'Unité du projet ; de l'Institution coopérante (UNOPS) et du FIDA
