Preambule
Le Fonds international de développement agricole (FIDA) avait consenti, au mois de décembre 1990, un prêt denviron 140 millions de dirhams au Gouvernement du Royaume du Maroc (GRM) pour financer le Projet de développement des parcours dans lOriental (PDPEO). Le projet a été clôturé au mois de décembre 2001; les autorités marocaines envisageraient la mise en uvre dune deuxième phase du projet et pourraient solliciter du FIDA une participation à son financement.
Une évaluation intermédiaire a été conduite,
par une mission du FIDA, pour analyser les principales leçons tirées
de lexpérience du projet et formuler des recommandations
fondamentales qui pourraient servir pour la formulation de la phase II
du projet. Lévaluation a été conduite selon
lapproche nouvelle du FIDA qui privilégie la concertation
et la participation des principaux acteurs, institutions, et organisations
concernés par le projet regroupés au sein du comité
« partenariat clé ». Le rapport a été
édité en version provisoire et distribué pour analyse
et commentaires aux membres du « partenariat clé »
et aux coopératives.
Les conclusions du rapport ont été discutées lors
de latelier de restitution et de validation organisé à
Oujda du 4 au 7 février 2002. Les principaux partenaires du projet
représentant les institutions concernées, les populations
de la zone du projet en particulier les Présidents des coopératives,
les ONG et les représentants du FIDA ont débattu et finalisé
les principales recommandations jugées fondamentales pour assurer
une pérennisation des acquis du projet et assoire sur une base
saine les perspectives dune deuxième phase.
Les recommandations générales concernent trois orientations
principales :
(a) La lutte contre la paupérisation des populations rurales et
la pauvreté dans la zone devrait être la priorité
pour une deuxième phase et devrait comprendre des actions ciblées
aux petits éleveurs frappés par les chocs climatiques et
les femmes rurales (le groupe cible du FIDA). Cela nécessitera
au préalable, une caractérisation des stratégies
dadaptation des petits éleveurs pour faire face à
la sécheresse, une identification de leurs besoins spécifiques,
dont les résultats devraient permettre de déterminer les
composantes du projet;
(b) Afin de sauvegarder les ressources naturelles il est indispensable délaborer un schéma dutilisation rationnelle basé sur la définition de la vocation des espaces pastoraux et la limitation de la charge des effectifs du cheptel;
(c) Renforcement institutionnel des coopératives, en particulier celles qui connaissent des difficultés financières et des services dencadrement.
Recommandations et suites a donner dans le court terme et avant le démarrage d’une deuxième phase – mesures préalables
Les actions majeures mises en uvre par le projet devraient être maintenues, durant la période intermédiaire, afin de garder lélan des dynamiques initiées et éviter de perdre les principaux acquis. Les Directions provinciales de lagriculture (DPA) de Figuig et dOujda devraient disposer de ressources budgétaires suffisantes durant les prochains exercices pour répondre aux besoins prioritaires, en particulier les activités liées à lexploitation des mises en repos existantes, dappui aux coopératives et de suivi sanitaire.
Recommandation 1. Il est nécessaire de consolider et de renforcer les acquis de la première phase, durant la période transitoire, pour assurer la pérennité des bénéfices des activités mises en uvre et la valorisation des investissements consentis.
Suite à donner une programmation budgétaire appropriée devrait être élaborée pour assurer au minimum la continuation des activités dappui prioritaire et des assurances devront être données pour que des moyens humains et matériels soient disponibles.
Responsables: les DPA pour lélaboration du budget et la Direction du Budget du MEF et la Direction de lélevage du MADREF pour linscription dans le budget. Dautres institutions pourraient apporter une contribution directe ou indirecte.
Par ailleurs, il faudra saisir loccasion de cette période transitoire pour approfondir la réflexion sur les stratégies les plus appropriées pour le développement de la zone, entreprendre des études de base pour une meilleure connaissance et caractérisation du milieu humain et naturel. Dores et déjà des actions relatives à des mesures préalables, devraient sinscrire dans une démarche qui privilégie la clarification, des responsabilités des différents acteurs et partenaires de développement et lengagement au niveau de certains principes. Celles-ci devraient être concrétisées avant le démarrage dune deuxième phase. Les mesures préalables devraient concerner :
Mesure 1: Consolidation et éventuellement, création de nouvelles mises en repos accompagnées dune clarification des conditions daccès dutilisation et dexploitation. Il en sera de même pour les plantations existantes.
Suite à donner: Un cahier de charge devrait être négocié et élaboré avec les coopératives ayant les droits dusage sur chaque aire de mise en repos et chaque site de plantation pour convenir, de manière transparente, des conditions et modalités de création et daccès à lensemble des ayants droit. De plus, ces conditions et modalités, devraient traiter, entre autre, des questions de charge animale admissible et des critères et procédures pour louverture et la fermeture des mises en repos.
Les coopératives devraient disposer dun support juridique leur permettant dassurer la surveillance, la verbalisation des délits de pâturage sur les mises en repos et les plantations ainsi que les délits de labour et de constructions sur les parcours.
Responsables: Direction de lélevage et DPA de Figuig et dOujda, Coopératives, Autorités locales.
Mesure 2: Assainissement de la situation des coopératives où des litiges existent et introduction de transparences dans la gestion des comptes. Dans ce contexte, clarifier le statut de lUnion des coopératives par rapport aux coopératives de base.
Suite à donner: Il est nécessaire de procéder à un nouvel audit de lensemble des coopératives et à un diagnostic de leurs forces et faiblesses afin de définir des plans de redressement, au cas par cas, adaptés à chaque situation.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, ODCO ; Autorités locales ; Coopératives.
Mesure 3: Clarification des conditions de prise en charge effective et dune gestion saine des camions mal ou pas utilisés ainsi que des locaux et dune solution durable pour la gestion et lentretien des points deau.
Suite à donner: Une situation précise de létat
actuel des camions, des locaux des coopératives, et des points
deau ainsi que des conditions de leur utilisation et des perspectives
de leur dévolution, devraient être élaborées.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, Centres de Travaux, Coopératives, Autorités locales.
Mesure 4: Un assouplissement de certaines mesures dictées par les lois régissant le fonctionnement interne des coopératives, selon les spécificités des coopératives pastorales.
Suites à donner: Propositions damendements au statut et règlement intérieur des coopératives.
Responsables: ODCO, DPA de Figuig et dOujda, Coopératives et Autorités locales.
Mesure 5: Entreprendre des études sur la dynamique socio-démographique Dans la région, les itinéraires techniques les plus appropriées, le contexte légal et réglementaire et la caractérisation du niveau actuel et mode dutilisation des espaces (cartographie).
Suites à donner: Entreprendre en collaboration avec les institutions publiques spécialisées et concernées une réflexion sur les modalités de mise en uvre préliminaires de ces études.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, SCET Maroc, IAVHII, ENA, INRA.
Dans le moyen terme et dans le cadre d’une deuxième phase
Une phase ultérieure du projet devrait sinscrire obligatoirement dans une perspective de développement durable basée sur une stratégie de lutte contre la pauvreté et de préservation des ressources naturelles intégrant lhomme, le cheptel et les ressources pastorales. Ceci avec une vision de développement socio-économique harmonieux, équilibré et durable qui pourrait se concrétiser par la mise en uvre des recommandations suivantes articulées autour de quatre axes dorientation stratégique suivants:
Sur le plan de la dimension économique et sociale et de lutte contre la pauvreté mettre en uvre toutes les mesures incitatives dencouragement des initiatives liées à la promotion de lemploi, aux activités génératrices de revenus et au développement de micro-entreprises.
Recommandation 1: Mieux étudier la dimension de la pauvreté dans la zone du projet (disparité des revenus, vulnérabilité des petits éleveurs dans les années de sécheresse, sécurité alimentaire, analphabétisme, santé, exode rural, etc.) à travers des enquêtes et des méthodes dévaluation rapide participatives (PRAs), afin de saisir limpact sur le groupe cible. Ces études doivent capitaliser les études antérieures, être ciblées et de courte durée. Le projet devrait prévoir à cet effet une enquête de base avec un groupe de contrôle avec un suivi périodique.
Suite à donner: Intégration dun système denquêtes dans les activités et le budget dune deuxième phase.
Responsables: Direction de lélevage, FIDA ; DPA de Figuig et dOujda.
Recommandation 2 : Encourager lémergence dun tissu économique local basé sur les potentialités spécifiques à la zone et le soutenir par la création de micro-entreprises dartisans et de métiers divers dans le cadre de partenariat avec les ONG.
Suite à donner: Mise en place dune cellule polyvalente pour laccueil et lorientation des porteurs de projets (femmes et jeunes chômeurs).
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, FIDA, CLCA, ONG spécialisées dans le micro-credit.
Recommandation 3: Définir une stratégie spécifique, ciblant les femmes rurales, qui inclurait la promotion dactivités génératrices de revenus (à travers une subvention partielle, partage des coûts initiaux dinvestissement, et sous-conditions): le travail de la laine, des peaux et de lalfa, la valorisation des plantes aromatiques et médicinales (romarin, armoise, etc.) et lélevage.
Suite à donner: Renforcement des ressources humaines des cellules danimation féminine des DPA de Figuig et dOujda. Prospection des opportunités de micro-crédit à travers les institutions bancaires et les ONG spécialisées.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, CLCA, FIDA, ONG spécialisées.
Recommandation 4: Entreprendre des actions à caractère structurant liées à lamélioration des conditions daccès de linfrastructure sociale (centres danimation et de formation) et des conditions de vie des populations, et ceci dans le cadre du plan daménagement du territoire en collaboration avec les autres partenaires de développement, les collectivités locales et les ONG.
Suite à donner: Contribution à lamélioration de linfrastructure sociale de base au niveau local.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, Collectivités Locales, autres départements ministériels concernés, Associations de développement local.
Recommandation 5: Dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, encourager les petits éleveurs à développer dautres activités génératrices de revenus.
Suite à donner: Identifie toutes les opportunités dans la région ayant des avantages comparatifs et les mesures dincitation et mécanismes pour leur mise en uvre ainsi que les besoins en formation.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, ODCO.
Recommandation 6: Renforcer les équipes dencadrement et les former afin de rendre opérationnelles les précédentes recommandations.
Suite à donner: Affecter plus de personnel dans les DPA de Figuig et dOujda et assurer la formation nécessaire à lensemble du personnel qui travaille dans le cadre du projet.
Responsable: Ministère de lAgriculture.
La sauvegarde des ressources pastorales et la protection de lenvironnement qui nécessitent la définition dun cadre stratégique pour le développement durable de lensemble des steppes de lOriental et la mise en uvre dune série de mesures et dactions incluant les mesures daffectation stricte des espaces aux modes dutilisation selon leur vocation et aussi de réduction de la charge animale. Lurgence de cette sauvegarde est imposée par lampleur et la rapidité des processus de dégradation.
Recommandation 7: Adoption dune approche participative dans Lélaboration dun schéma directeur dutilisation rationnelle des ressources pastorales de lensemble de la région des Hauts plateaux avec un support cartographique précis délimitant de façon concertée et claire des espaces à vocation pastorale, agricole et de protection de lenvironnement et un plan daménagement sur le moyen et le long terme incluant les dispositions pour résoudre les problèmes dextension anarchique des terres de labour et la menace quils constituent sur la conservation de la biodiversité, des eaux et des sols.
Suite à donner: Élaboration dun document préliminaire sur la situation actuelle et définition des termes de références dune étude de base, ainsi que dun programme de recherche développement sur les paquets technologiques y compris les espaces végétales adaptées pour réhabiliter les parcours dégradés et de suivi de ressources.
Responsables: Direction de lélevage, Direction des Eaux et Forêts, CRRA, DPA de Figuig, dOujda et de Missour. Un pâturage à alfa bien conservé car situé loin des
Recommandation 8: Les programmes sectoriels nationaux (sauvegarde du cheptel, amélioration génétique, création des points deau, subvention du matériel de labour ) devraient être harmonisés avec les besoins dune gestion rationnelle des ressources naturelles dans la zone de lOriental, afin déviter les effets pervers sur léquilibre des écosystèmes.
Suite à donner: Ces programmes sectoriels doivent être soumis à des conditions dans le cadre de contrats programmes garantissant la pérennité des ressources naturelles.
Responsables: Direction de lélevage, DPA, coopératives et Autorités locales.
Recommandation 9 : La mise en uvre de réformes permettant: (i) de clarifier les relations entre terres collectives et domaine alfatier délimités, sans que cela porte préjudice à la nécessaire complémentarité de ces différents écosystèmes par une mise à jour de la cartographie qui figerait létat des labours pour arrêter leur extension tout en recherchant à réhabiliter les milieux anciennement labourés par lintroduction des espèces pastorales pérennes et définirait les droits et obligations de chaque opérateur et (ii) de clarifier et matérialiser les délimitations administratives entre communes rurales sans compromettre la nécessaire mobilité des troupeaux et léchange de pâturage selon les accords et coutumes existants. Cette contractualisation pluriannuelle devrait définir un cahier de charge qui fixe les conditions dinstallation des mises en défens futures, le régime dune police pastorale et les bénéficiaires des redevances de pacages.
Suite à donner: Une note préliminaire sur la problématique actuelle et identification des pistes de solutions.
Responsables: Direction des affaires rurales ; Direction des Eaux et forêts ; Coopératives, CRRA, Nouabs, Autorités locales et DPA de Figuig et dOujda.
Sur le plan du développement de lélevage et de la valorisation de ses produits adopter une stratégie qui clarifie les responsabilités de lÉtat et du secteur privé ainsi que les mesures dincitation et de subvention pour bénéficier dune partie des marges de production, notamment :
Recommandation 10: La recherche dune meilleure intégration de léconomie pastorale dans léconomie de marché et la promotion de secteurs économiques alternatifs (ecotourisme, chasse, artisanat du cuir et de la laine .) susceptibles de soulager la pression sur les ressources naturelles. Il sagira entre autre de la promotion de lorganisation de la filière viande par lencouragement des investissements privés pour la valorisation (abattoirs, conditionnement, transformation, labelisation, etc.) et lorganisation de la commercialisation, sans porter préjudice à la sauvegarde des ressources naturelles.
Suite à donner: Étude de la filière et des capacités du tissu économique local, et recherche des débouches extérieures et juger de la faisabilité financière et économique des options dinvestissement.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, FIDA, Union des coopératives, DREFet ANOC.
Recommandation 11: La clarification du rôle de lÉtat en matière dappui aux soins sanitaires et définir les mécanismes appropriés de participation des éleveurs aux coûts des soins vétérinaires et de prophylaxie, dans le but de renforcer les coopératives et de faciliter le désengagement de lÉtat. Ceci nexclut pas le renforcement de laction depidemio surveillance des maladies contagieuses et infectieuses.
Suite à donner: Définition des modalités et des mécanismes les plus appropriés. Faciliter la communication et la circulation dinformation entre les différents acteurs de lépidémiologie surveillance, notamment, les techniciens des services vétérinaires et le laboratoire. Renforcer le laboratoire régional danalyse et de recherche vétérinaire pour une meilleure assistance en matière de diagnostic des principales maladies du cheptel. Promouvoir laction des vétérinaires privés.
Responsables: Direction de lélevage, Laboratoire vétérinaire dOujda, DPA de Figuig et dOujda, Coopératives.
Sur les aspects institutionnels et des organisations coopératives pastorales: Revoir le rôle des Services déconcentrés de lÉtat, des collectivités locales et des organisations de base (notamment les coopératives), ainsi que la politique daide et de soutien, compte tenu des spécificités de la zone qui est frontalière et intégrant le phénomène de sécheresse qui devient presque structurel. La coopérative devrait être considérée comme un choix stratégique par lequel devront passer toutes les actions intéressant lélevage et la conservation des ressources.
Recommandation 12: Une harmonisation et une mise à jour de linterprétation de la multitude des textes qui régissent, de manière directe ou indirecte, lutilisation des ressources pastorales dans lOriental sont nécessaires pour clarifier les prérogatives et les responsabilités.
Suite à donner: Élaboration dun rapport sur le support juridique actuel régissant lutilisation des ressources pastorales dans lOriental.
Responsables: Direction des affaires rurales, Direction des Eaux et Forêts, Direction de lélevage, FIDA.
Recommandation 13: Entreprendre des mesures pour sécuriser les droits de propriété des collectivités ethniques et les droits dusage des éleveurs organisés en coopératives pastorales.
Suite à donner: Élaboration de modèles de contrats de concession entre les collectivités ethniques et les coopératives pastorales pour la gestion des mises en défens assortis dun cahier de charge qui devraient permettre de définir les conditions dusage et les protocoles techniques dintervention.
Responsables: Direction des affaires rurales, Direction des Eaux et Forêts, Direction de lélevage, Coopératives, Communes Rurales, Autorités locales et DPA de Figuig et dOujda.
Recommandation 14: Il est nécessaire détudier le rôle des coopératives en tant quinterface et institutions relais et donc envisager les possibilités dune diversification des ressources et des prestations des coopératives. Il serait important par exemple d'impliquer officiellement les coopératives dans la prise en charge de certaines tâches sur la base dun contrat programme. Il faudrait aussi les encourager à contracter en groupe (si elles ne sont pas organisées en Union) les services dun intérêt commun (commissaire au compte, vétérinaire privé, fournisseur daliments du bétail, etc.). Prélèvement dune marge sur les soins vétérinaires au profit des coopératives dans un cadre négocié.
Suite à donner: Élaboration dun modèle de contrat programme négocié avec les coopératives.
Responsables: Direction de lélevage, ODCO, Coopératives, Communes Rurales, Autorités locales et DPA de Figuig et dOujda.
Recommandation 15: Analyse du rôle que pourraient jouer les communes rurales dans loptique dadjoindre aux actions du projet le souci dun développement local daccompagnement pour améliorer les conditions de vie (alimentation en eau potable, équipement des souks, abattoirs, etc.) et dappuyer dans la mesure du possible les coopératives pastorales aux moyens humains (a linstar de la commune dOuled Mhammed).
Suite à donner: Élaboration dun modèle de contrat programme négocié avec les Communes rurales qui privilégie des relations de partenariat avec les coopératives sur des bases claires définissant les droits et obligations de chacun.
Responsables: Direction de lélevage, Coopératives, Communes Rurales, Autorités locales et DPA de Figuig et dOujda.
Recommandation 16: Compte tenu du nombre important de départements ministériels concernés par le développement des zones pastorales de lOriental (Agriculture, Intérieur, Environnement, Aménagement du territoire), il est nécessaire de penser à une institution faîtière qui coordonnerait les actions impliquant lensemble des acteurs et partenaires du développement durable.
Suite à donner: Mise en place dune commission pour lélaboration de propositions aux autorités concernées.
Responsables: Direction de lélevage, Direction des Eaux et Forêts ; Direction des affaires rurales, et DPA de Figuig et dOujda, etc.
Recommandation 17. La vulnérabilité financière des éleveurs et des coopératives, face à des chocs de sécheresses successives, constitue un risque majeur pour la durabilité des actions du projet. Une politique appropriée de lÉtat en matière de lutte contre les effets de la sécheresse, y compris un programme de prévision et d alerte précoce, ainsi que daide de létat dans des cas durgence extrêmes, suite à une déclaration de zone sinistrée, devra être prévue dans le futur.
Suite à donner: Mise en place dun programme de suivi de la sécheresse et ses effets. Lanalyse des modalités de mise en place dun fonds de solidarité régionale pour des chocs de moindre importance pourrait aussi être prévue. En période de sécheresse et/ou de disette fourragère, les actions de sauvegarde du cheptel doivent être ciblées et menées dans un cadre partenarial entre les pouvoirs publics et les éleveurs concernés de la région. Ceci afin déviter les distorsions et les effets adverses sur les parcours quon observe quand les interventions de sauvegarde ne sont pas bien ciblées.
Responsables: Direction de lélevage, Autorités Locales, DPA de Figuig et dOujda, Observatoire National de la Sécheresse,CRRA.
Recommandation 18 : La recherche de lamélioration de la transparence dans la gestion des comptes des coopératives par lélaboration dun contrat entre dune part la coopérative de comptables et dauditeurs récemment créés pouvant être chargés de la tenue des comptes et de leur certification par un commissaire au compte agréé et les coopératives ou Union dautre part.
Suite à donner: Négociation avec la coopérative des comptables et auditeurs pour établir les termes du contrat.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, ODCO, Coopératives, Unions des coopératives, Services des impôts.
Recommandation 19 : La nécessité de promulguer un texte spécifique aux coopératives pastorales et son environnement social afin de dépasser les contraintes rencontrées, notamment la composition du conseil dadministration, la tenue des assemblées générales, la création des sections, le commissariat aux comptes.
Suite à donner: Élaboration dun projet de texte et sa validation avec les différents partenaires.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, ODCO, Fédération National des Coopératives, Coopératives, Unions des coopératives, Autorités Locales, Direction dÉlevage, Direction des Entreprises Directes (MADREF).
Recommandation 20 : La nécessite de revoir et de préciser les critères de création des coopératives pastorales nouvelles ou issues de scission.
Suite à donner: Constitution dune commission de réflexion.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, CT, Coopératives concernées, Unions des coopératives, Autorités Locales.
Recommandation 21 : Clarification des prérogatives des Unions par rapport à celle des coopératives membres.
Suite à donner: Amendement de règlement intérieur et des statuts des Unions.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, CT, Unions des coopératives.
Recommandation 22. Préciser le cadre de la tutelle sur les coopératives pastorales et fixer les modalités de son exercice et la responsabilité de chaque opérateur public.
Suite à donner: Organiser des réunions de coordination entre les administrations concernées.
Responsables: Autorités Locales, DPA de Figuig et dOujda, Service des impôts.
Recommandation 23. Dynamiser les institutions de coordination et la gestion au niveau régionale en précisant leurs prérogatives et la périodicité de leur réunion (comité de coordination interprovincial, comité directeur).
Suite à donner: Saisir les gouverneurs des provinces concernées et le Secrétaire Général du MADREF.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, Direction dÉlevage.
Recommandation 24. Re en dynamiser les C.T, les pourvoir en moyens et préciser leur rôle dans les opérations du projet établissant avec eux des contrats-programmes.
Suite à donner: Préparation des éléments des contrats-programmes.
Responsables: DPA de Figuig et dOujda, CT, Direction dÉlevage, DERD.
Sur le système de suivi et évaluation et la supervision: Le système de suivi et évaluation doit fournir des informations aux administrations concernées, aux cadres, aux bénéficiaires et aux bailleurs de fonds sur les actions et limpact du projet pour mieux orienter les actions futures et corriger les points faibles. Les bénéficiaires devraient participer au choix des indicateurs. Les résultats devraient être bien communiqués aux cadres du projet et aussi aux bénéficiaires.
Recommandation 25: Le système du suivi - évaluation doit être confiée à un service bien déterminé de la direction du projet, pour que les cadres aient le temps et les moyens nécessaire à accomplir leurs fonctions et afin de garantir lobjectivité des résultats. Pour les indicateurs quantitatifs du suivi et de l'évaluation, utiliser un groupe de contrôle, pour mieux distinguer les effets du projet des facteurs exogènes. Pour le suivi de la situation alimentaire utiliser des indicateurs anthropométriques. Établir des séances périodiques de restitutions des résultats du suivi et évaluation aux membres des coopératives avec des méthodes audiovisuelles.
Suite à donner: Réflexion sur les faiblesses du système présent et élaboration dune nouvelle structure et de nouvelles modalités de mise en uvre, selon les principes énumérés et intégrer ces actions dans les composantes et le budget dune deuxième phase.
Responsables: Direction de lélevage, DPA de Figuig et dOujda et FIDA.
Recommandation 27: Dans le but daméliorer lefficacité de la mise en uvre du projet, les modalités de supervision et de suivi des conditions dexécution par le bailleur de fonds et par lInstitution coopérante devraient être améliorées au niveau de la fréquence des missions et de leur composition. Les missions de supervision ne devraient pas se limiter aux aspects financiers et à la situation des décaissements, mais devraient permettre de mieux suivre les résultats de laction du projet.
Suite à donner: Intégrer une partie des coûts de supervision technique dans le coût du projet.
Responsables: Direction de lélevage, DPA de Figuig et dOujda et FIDA, Institution Coopérante.
* Les membres du partenariat clé représentés à latelier comprenaient: M. Ahmed El Yamani (Ministère de l'Agriculture, Direction de l'Élevage), M. Najib Dahbi (Ministère de lIntérieur, Direction des Affaires Rurales), M. Mustapha Naggar (Direction du Développement Forestier, Ministère de lAgriculture), M. Ali Ibrahimi (Directeur DPA Oujda), M. Mbarek Fagouri (Directeur DPA Figuig et Directeur du Projet), M. Zouttane (Institut Nationale de la Recherche Agronomique), M. Omar Berkat (Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II), M Mounif Nourallah (CPM, PN - FIDA), et M Fabrizio Felloni, (APO, BEE - FIDA). La mission du FIDA comprenait : M Luciano Lavizzari (Directeur, BEE - FIDA), Mme Farhana Haque-Rahman (ED - FIDA), M Abdelaziz Tabet, (Chef de Service, TCIR-FAO, et chef de la mission dévaluation), M. Mohamed Tozy (sociologue), Mme Cherifa Alauoi (sociologue).
