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De nombreux projets du FIDA en Afrique de l'ouest ont pour objectif principal l'augmentation de la productivité et de la production agricole. L'accès au crédit y est considéré comme lun des moyens d'atteindre cet objectif, au même titre que l'approvisionnement en intrants et équipements ou la vulgarisation agricole. Une ligne de crédit est mise à disposition du projet ou d'une banque de développement pour le financement des prêts. Les objets de crédit, déterminés au stade de la conception du projet, sont octroyés en nature. L'opération revient le plus souvent à une vente à crédit d'intrants et d'équipements par les agents de vulgarisation du projet. Sauf exception (crédits motopompes dans la vallée de la Komadougou au Niger), cette approche conduit à des taux de remboursement du crédit inférieurs à 80%, voire souvent à 50%. Ceci entraîne la disparition progressive du fonds de roulement constitué par la ligne de crédit. D'autre part, et ceci y compris dans la vallée de la Komadougou, la pérennité institutionnelle du système d'approvisionnement à crédit n'est pas assurée après la fin du projet. Les banques parfois sollicitées dans la gestion de la ligne de crédit s'impliquent rarement sur le terrain. Au Mali, en zone lacustre (SRS-04-ML), la Banque nationale de développement agricole (BNDA) se retire lorsque le taux d'impayés représente 518 des prêts échus. Au Burkina Faso (SRS-011 BF), la Caisse nationale de crédit agricole (CNCA) se retire de Yako (Plateau central) après un timide essai d'implantation. Pendant la mise en oeuvre du projet, la réalisation des objectifs prédéterminés de quantité d'intrants et d'équipements placés sont prioritaires pour les agents du projet. L'approche crédit direct permet effectivement la fourniture d'intrants et de matériel aux agriculteurs. Cependant, l'absence de pérennité du système de crédit est un obstacle à la réalisation de l'objectif de développement durable, commun à tous les projets FIDA. La dynamique de développement agricole enclenchée par la fourniture des crédits ne pourra perdurer après la fin du projet faute de système de crédit. De plus, le développement éventuel de nouveaux systèmes de crédit dans la zone risque d'être fortement handicapé par l'échec de la composante du projet: non-remboursement habituel des crédits, mais aussi exclusion des groupements ayant des impayés des systèmes officiels de crédit. Dans le cas du Projet M'bour Louga au Sénégal (26-SE), la composante crédit mise en oeuvre directement par la Société de développement et de vulgarisation agricole (SODEVA) présente, au bout de quatre ans, un taux de remboursement cumulé de 77% et laisse 800 groupements endettés auprès de la SODEVA, et donc non éligibles au crédit de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS) nouvellement présente dans la zone. |
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- L'objectif de mise en place d'un système financier durable doit être prioritaire par rapport aux objectifs de placement rapide de quantités prédéterminées d'intrants ou d'équipements. Chaque demande de crédit doit être examinée avec rigueur et en toute objectivité par l'opérateur financier. - Si les investissements nécessaires à la réalisation des objectifs du projet ne peuvent être financés à crédit avec des règles de gestion bancaire rigoureuse (revenu monétaire insuffisant, risque trop important), d'autres modes de financement que le crédit doivent être considérés (subvention, don de contrepartie, location-vente). Pour toute information générale, sélectionner lune des fiches de projet suivantes: 056 GU, 101 BE, 103 ML, 187 CG, SRS-011 BF, SRS-012 GU.
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