![]() |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Dans certains pays (Guinée, Congo, Bénin) où il existe un réseau de caisses d'épargne et de crédit bien implanté (Crédit mutuel en Guinée, Caisses régionales/locales de crédit agricole mutuel (CRCAM/CLCAM) au Bénin), le FIDA a sollicité ces opérateurs pour la mise en oeuvre des composantes crédit de ses projets. Appui institutionnel et ligne de crédit ont été utilisés dans tous les projets évalués. Cette approche est globalement positive: les taux de remboursement dépassent généralement 90-95%, c'est-à-dire largement supérieurs à ceux rencontrés dans les approches "crédit-projet" ou "crédit-banque", et les perspectives de viabilité sont encourageantes (sinon garanties, comme le montrent les difficultés actuelles du Crédit mutuel de Guinée). Cependant, d'autres résultats concernant le ciblage, l'octroi de crédits moyen terme ou l'établissement d'un service financier de proximité en zone rurale sont plus mitigés par rapport aux objectifs de développement du Fonds et illustrent la divergence d'objectifs entre un bailleur comme le FIDA et une institution financière dont l'objectif est d'assurer la rentabilité des caisses tout en proposant des services financiers adaptés à ses sociétaires. - En milieu rural, et ce d'autant plus que la zone est difficile et la population démunie, la capacité d'épargne monétaire est limitée. Ceci se traduit par des problèmes de rentabilité des caisses dans certaines zones, vu que la rentabilité d'une caisse est principalement déterminée par le montant des dépôts. Dans certaines zones de l'Atacora non cotonnier au Bénin, les CLCAM sont à la limite de la rentabilité (moins de 50 millions de FCFA de dépôts). De la même façon, le Crédit mutuel rencontre des difficultés dans certaines zones d'intervention du FIDA en Guinée. - La nécessité d'une épargne obligatoirement préalable au crédit exclut de fait une partie de la population cible du FIDA (femmes et petits agriculteurs). Et le blocage d'un fonds de roulement sur quelques mois, pour remplir cette condition, peut affecter négativement la rentabilité de l'activité envisagée (cas des femmes commerçantes de l'Atacora au Bénin). |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
- L'appui institutionnel et la fourniture de lignes de crédit aux réseaux de caisses d'épargne et de crédit ne peuvent garantir aux projets FIDA que les caisses répondront à toutes leurs attentes en matière de lieu d'implantation, de ciblage ou d'activités financées. Un trop grand interventionnisme du bailleur dans l'activité des caisses ou du réseau risque de mettre en péril la rentabilité du système, et donc sa pérennité institutionnelle. En Guinée, l'ouverture - sollicitée par le FIDA - de nombreuses caisses en zones rurales enclavées a été sans doute trop optimiste eu égard aux capacités du réseau national. - Le choix des lieux d'implantation de nouvelles CLCAM doit tenir compte de la capacité de mobilisation d'épargne des populations, et donc de la rentabilité future de la caisse. Dans certaines zones rurales difficiles, ce type de caisse mutuelle ne pourra pas s'établir. Le FIDA doit alors chercher à appuyer l'émergence d'une nouvelle forme de système financier spécialisé, au niveau villageois, qui pourra servir d'intermédiaire entre les caisses du réseau (généralement au niveau des préfectures ou sous-préfectures) et les populations enclavées. Le Projet d'appui aux petits exploitants en Basse Guinée Nord cherche à promouvoir des Associations financières villageoises. Dans certaines zones enclavées du Bénin, les caisses villageoises se présentent comme un relais entre CLCAM et population. La présence du réseau permet d'assurer des fonctions de formation, de contrôle et d'audit auprès de cette structure locale. Les dépôts de cette structure villageoise peuvent éventuelement être placés auprès du réseau. On tiendra compte du fait que l'émergence de ces caisses ou associations financières villageoises nécessite une méthode d'intervention différente de celle des caisses classiques de crédit mutuel. Dans ce domaine, la démarche du Centre international de développement et de recherche (CIDR, France) constitue une référence. - Pour toucher les groupes cibles les plus pauvres, de petits crédits devraient pouvoir être accessibles sans épargne préalable. Au Bénin, pour diversifier leur clientèle en faveur des femmes, les CLCAM développent depuis peu une nouvelle forme de crédit: le "tout petit crédit aux femmes", crédit de faible montant mais accessible sans épargne préalable. - La mise à disposition de lignes de crédit ou la création d'un fonds de garantie intervenant avec des modalités de partage des risques peut faciliter la mise en place de crédits moyen terme. Pour toute information générale, sélectionner lune des fiches de projet suivantes: 056 GU, 101 BE, 103 ML, 187 CG, 198 GH, SRS-011 BF, SRS-012 GU.
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Back | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||