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Dans certaines des zones d'intervention du FIDA en Afrique de l'ouest, plusieurs systèmes de crédit coexistent. Le nombre d'opérateurs (projets, banques, systèmes financiers décentralisés) peut être assez élevé. Au Niger, à Aguié (292 NG), le programme UNICEF intervient dans les même villages que le projet FIDA. Dans certains cas, un même projet développe plusieurs approches et conduit donc à la présence de plusieurs systèmes de crédit. Au Sénégal, sur le Projet Diourbel (SRS-015 SE), un volet "crédit activités génératrices de revenu" est géré directement par le projet et un volet "crédit rural" est géré par la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (CNCAS). En Côte d'Ivoire, à Dabakala Katiola (189 IC), on prévoit du crédit bancaire par lintermédiaire de la Compagnie ivoirienne de développement des textiles (CIDT) ainsi que la mise en place de Caisses rurales dépargne et de crédit (CREP, Côte dIvoire). Les projets ayant développé l'approche Fonds de développement villageois (FDV) prévoient deux sources pour le crédit: le crédit interne aux FDV (crédit aux membres des Associations villageoises (AV) à partir des ressources constituées) et crédit bancaire (ou crédit mutuel) dont l'accès doit être facilité par la présence du FDV. Les modalités des crédits proposés varient selon les systèmes considérés, tant en ce qui concerne les garanties demandées, les activités financées que les taux d'intérêts pratiqués. Plus généralement, les objectifs de chacun des systèmes peuvent différer: fournir des intrants ou du matériel agricole pour augmenter la production, développer les petites activités des femmes, améliorer la santé et les revenus, créer un système financier durable. Selon les opérateurs, ce dernier objectif de pérennité est plus ou moins prioritaire; l'objectif de recouvrement des crédits à 518 est primordial pour certains, accessoire pour d'autres. Schématiquement, on a, d'une part, des projets visant le développement durable de services financiers spécialisés et, d'autre part, des projets de développement agricole ou rural fournissant des crédits ad hoc. Cette situation entretient une certaine confusion dans l'esprit des populations, confusion qui peut se révéler un facteur de non remboursement ou de remboursement partiel. D'autre part, l'absence de coordination entre les différents opérateurs permet à un individu de solliciter et d'obtenir un crédit auprès de plusieurs systèmes à la fois. Les cas de double financement et d'utilisation d'un crédit pour rembourser un crédit issu d'un autre système favorisent le surendettement des bénéficiaires et conduisent inévitablement à des problèmes de remboursement. A Diourbel (SRS-015 SE), des cas de double financement de la part des deux volets du même projet semblent expliquer en partie les problèmes de remboursement rencontrés. |
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- Un accord minimun des opérateurs sur un certain nombre de points doit être recherché, en particulier sur l'objectif de remboursement des crédits à 518 et sur le taux d'intérêt. Cet accord minimum sera d'autant plus facile que la définition des règles et des obligations à respecter fera l'objet d'une politique explicite du gouvernement en matière de financement rural. En Guinée, la "Lettre de politique de développement agricole" fixe un certain nombre de règles et obligations en matière de crédit rural (par exemple, taux d'intérêt devant couvrir le coût de la ressource et devant être harmonisés entre les différents projets) et cherche à rapprocher les méthodes des projets de développement de celles des projets spécialisés en crédit. Après une période transitoire, seuls les organismes spécialisés pourront faire du crédit; les projets de développement rural devront passer des contrats avec les organismes de crédit. - Une concertation et des échanges d'informations entre opérateurs peuvent permettre la mise en place d'une sorte de "centrale de risque" qui limitera les problèmes de surendettement. Toute demande de crédit émanant d'un individu déjà client d'un autre système devra être traitée avec prudence. Tout emprunteur en situation dimpayés par rapport à l'un des systèmes ne doit pas avoir la possibilité d'emprunter ailleurs. Pour faciliter la mise en oeuvre de cette approche, les projets FIDA devraient s'efforcer, dans un premier temps, de ne promouvoir qu'un seul système de crédit dans une même zone d'intervention; les bénéficiaires ne seraient ainsi confrontés qu'à un seul interlocuteur financier (dans le cadre du projet FIDA). Ceci permettrait aussi de limiter un certain nombre d'autres problèmes rencontrés jusqu'à présent par de nombreux projets FIDA (faible suivi des prêts, absence de système comptable performant, etc.). Cet opérateur unique pourrait en revanche être financé de diverses façons: épargne, refinancement bancaire (éventuellement rendu possible grâce à une ligne de crédit FIDA mise à disposition de la banque en question), dotation initiale, etc. Pour toute information générale, sélectionner lune des fiches de projet suivantes: 056 GU, 101 BE, 103 ML, 187 CG, 198 GH, SRS-011 BF, SRS-012 GU.
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