Rome les 19/20/02/2002
Fevrier 2002
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Honorable assistance,
Je voudrais de prime abord saluer le président BAGE pour les efforts
qu'il a déployé durant cette première année
d'exercice à la tête du FIDA.
Monsieur le président,
C'est dans une conjoncture caractérisée par un déclin des investissements privés, des dépenses publiques ainsi que par une chute drastique de l'aide publique au développement rural provenant aussi bien des donateurs bilatéraux que multilatéraux que nous entamons aujourd'hui notre 25éme session.
Je me réjouis à ce sujet, du choix du thème central
qui sera débattu durant ce conseil et qui porte sur le financement
du développement en particulier dans sa dimension rurale.
Cette initiative louable rejoint celle déjà initiée par le processus du «Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique» (NEPAD) et des principales recommandations du séminaire national présidé par son excellence Abedlaziz BOUTEFELIKA, Président de la république Algérienne, qui s'est tenu à Alger les 21 et 22 janvier 2002.
Cette intervention a été confortée par la 22ème Conférence régionale de la FAO pour l'Afrique tenue au Caire du 4 au 8 février 2002 ; elle rejoindra aussi j'en suis sûre, la conférence portant sur le financement du développement, qui se déroulera à Monterrey en mars 2002.
Cette conférence revêt, pour chacun de nous une signification particulière, et sera une occasion de dégager un consensus sur la manière de mobiliser des ressources nouvelles et additionnelles aux fins du développement.
Le FIDA de par ses avantages comparatifs, dans la lutte
contre la pauvreté rurale devrait jouer un rôle accru dans
la mobilisation et le transfert des ressources ; comme il devrait jouer
un rôle de catalyseur en instituant des partenariats stratégiques
avec les différents intervenants dans le financement et la mise
en uvre de programme de développement agricole et rural.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Honorable Assistance,
En matière de développement rural en général et de développement agricole en particulier, l'Algérie a lancé voilà maintenant presque deux années un ambitieux plan de développement agricole à moyen terme appelé communément Plan National de Développement Agricole (PNDA).
L'originalité de ce plan est liée pour une large part à son dispositif de financement qui privilégie l'exploitant au détriment du propriétaire en associant le crédit agricole mutuel au soutien et incitation de l'état pour la réalisation des programmes de développement et de modernisation des exploitations agricoles.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Honorable Assistance,
Je voudrais terminer mon intervention en réitérant le soutien de mon pays à la poursuite et au renforcement du rôle du fonds dans l'initiative envers les pays pauvres très endettés (PPTE) dont 24 ont pu au cours de l'exercice 2001 bénéficier d'une réduction de leur dette.
Je voudrais aussi, renouveler le soutien de mon pays à l'action du mécanisme mondial de la convention des nations unis contre la désertification, phénomène dont l'Algérie a très tôt pris conscience et a engagé des programmes de lutte très ambitieux.
Dans ce cadre, je me permets d'annoncer à cette honorable assemblée que l'Algérie vient de créer un Fonds National de Lutte Contre la Désertification.
Cette mesure prends en charge les engagements de l'Algérie vis à vis des institutions internationales et régionales, notamment ceux dictés par la convention internationale de lutte contre la désertification.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Honorable Assistance,
Ces deux jours de débats intenses permettront, j'en suis sûr de sortir avec des évaluations et des stratégies qui renforceront et feront jouer un rôle moteur au FIDA, non pas en tant que simple institution financière, mais surtout en tant que centre d'expertise et de savoir-faire.
Je vous remercie de votre aimable attention.