Enabling poor rural people
to overcome poverty



Son Excellence, Carlo Azeglio Ciampi, Président de la République, Monsieur Kofi Annan, Secrétaire général des nations Unies, Monsieur le Président du Conseil des Gouverneurs Monsieur le Président du FIDA,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs, Honorable Assistance

C’est avec un immense plaisir que je participe avec vous à la 26ème session du Conseil des Gouverneurs qui coïncide cette année avec la célébration du 25ème anniversaire de la création du FIDA.

C’est l’occasion, me semble-t-il, d’évaluer le travail accompli depuis un quart de siècle et de fixer de nouvelles échéances en fonction des défis qui nous restent à relever.

La commémoration de cet évènement intervient, comme nous le savons, dans un contexte particulièrement difficile en raison de la récession que connaît l’économie mondiale, ce qui ne pourra rendre que plus difficile la réalisation des objectifs du Millénaire.

Mesdames et messieurs
Honorable assistance,

Ce 25ème anniversaire de la fondation de notre institution est pour mon gouvernement et moi-même l’occasion de rendre un vibrant hommage au Président Lennart Bage et à ses prédécesseurs pour les efforts louables qu’ils ont déployés pour permettre au FIDA de venir en aide à des millions de personnes victimes de la pauvreté et souffrant de la faim.

Il doit être pour nous tous l’occasion de rappeler notre attachement indéfectible aux idéaux du FIDA, en continuant notamment à œuvrer avec détermination à la réalisation des objectifs qu’il s’est fixés à sa création.


Mesdames et messieurs,
Honorable assistance,

La désertification constitue l’une des raisons de l’appauvrissement tendanciel d’une centaine de pays de l’hémisphère Sud, particulièrement ceux du continent africain où l’eau et le sol, en tant que ressources naturelles et facteurs de production de l’activité agricoles se raréfient de plus en plus, privant ainsi des millions de personnes de leurs moyens de subsistance.
Il faut noter, dans ce contexte, que la large ratification de la convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification, notamment en Afrique, n’a pas abouti à une mobilisation suffisante des ressources financières nécessaires à sa mise en œuvre.

Il est à cet égard nécessaire que les efforts déployés par les pays concernés soient fortement soutenus par la communauté internationale tant sur le plan financier que sur celui des avantages et des transferts des nouvelles technologies.

Mesdames et messieurs,
Honorable assistance,

L’Algérie qui est particulièrement touchée par la sécheresse et la désertification enregistre avec satisfaction l’octroi depuis 1999 de dons par le FIDA en faveur du mécanisme mondial de la convention.
De même, elle relève avec la même satisfaction le choix, par le sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg, du fonds mondial de l’environnement comme mécanisme financier de la convention.

Cette mesure, qu’elle trouve encourageantes à plus d’un titre, est confortée, il faut le souligner, par la recommandation portant reconstitution des ressources de ce fonds à un niveau plus élevé.

Mesdames et messieurs,
Honorable assistance,

La gravité de la situation économique et sociale des pays en développement, notamment ceux du continent africain, a pris des propositions telles qu’elle met en danger la survie de millions d’être humains.
Les causes de cette situation sont multiples et bien connues de tous. Il s’agit, notamment, du fardeau écrasant de la dette extérieure, des faibles opportunités d’accès des produits des pays en développement aux marchés des pays développés, causes auxquelles d’ajoutent les guerres et des troubles ainsi que les calamités naturelles qui constituent autant d’entraves qu développement économique et social de ces pays.
Il convient de rappeler que, pour faire face à cette situation, des pays africains, dont l’Algérie, ont lancé un appel pour l’établissement d’une relation de partenariat avec les pays développés auxquels il est demandé d’investir massivement dans le continent.
Cette démarche, connue sous le nom de NEPAD ou Nouveau Partenariat pour le développement de l’ ; Afrique, a reçu un accueil favorable de la par de la communauté internationale, à travers notamment le G8 et l’Assemblée Générale des nations Unies. Elle a obtenu, faut-il encore le rappeler, le soutien actif et encourageant de notre honorable institution.

Mesdames et messieurs,
Honorable assistance,

Permettez-moi de conclure mon intervention en soulignant l’urgence de mesures concrètes à prendre par l’ensemble de la communauté internationale, et en particulier les pays développés, pour traduire dans les faits les engagements de Monterrey et de Johannesburg relatifs à la réalisation des objectifs du Millénaire.

Je vous remercie de votre aimable attention.