Enabling poor rural people
to overcome poverty



Projet de déclaration de S.E. Madame Béatrice Damiba Ambassadeur Représentant Permanent Gouverneur Provisoire du Burkina Faso à la 26ème Session du Conseil des Gouverneurs

Monsieur le Président du Conseil,
Monsieur le Président du FIDA,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Honorables Invités,
Monsieur le Président
Mesdames et Messieurs

La 26ème session du Conseil des Gouverneurs du FIDA nous donne à nouveau l’occasion annuelle de nous retrouver. Au nom de la délégation du Burina Faso, je voudrais vous adresser à vous-même, Monsieur le Président et aux membres du Bureau, nos sincères félicitations pour votre élection à cette noble responsabilité.

Je voudrais ensuite témoigner à Monsieur Lennart Bage notre satisfaction pour les actions combien innovatrices et positives qu’il mène depuis son élection à la tête du FIDA, avec le souci de rendre plus efficaces les débats du Conseil des gouverneurs, dans sa mission de lutte contre la pauvreté et la faim dans le monde.

Notre 26ème session revêt un caractère particulier, en ce qu’elle célèbre les 25 ans d’existence du Fonds. Ce sont 25 ans de combat, 25 ans de détermination, 25 ans de cheminement aux côtés des plus pauvres. Le bilan est si éloquent que si le FIDA n’existait pas, il faudrait le créer et nous devons gratitude aux pères fondateurs de ce précieux outil de développement.
Il y a cinq ans, en 1998 lors du 20ème anniversaire, nous nous étions réjouis des actions du FIDA et de la tendance encourageante des résultats obtenus. Néanmoins aujourd’hui, il y a lieu de se poser un certain nombre de questions, sur l’évolution de la pauvreté dans le monde et les raisons de cette interminable lutte qui semble nous priver de résultats appropriés et légitimement attendus.

Nous notons avec regret la persistance de la pauvreté, 1,2 milliards de personnes vivant encore avec moins d’un dollar par jour, et cette situation risquant de s’aggraver avec le contexte mondial actuel, où aux déjà nombreux conflits et crises dans toutes les régions du monde, s’ajoute la menace d’une guerre à une échelle plus grande.

S’il est vrai que le FIDA enregistre sans aucun doute des résultats palpables et satisfaisants, ceux-ci risquent malheureusement de subir les effets négatifs qu’engendrerait une telle guerre.

Monsieur le Président,

Ces trois dernières années ont été des plus actives et ont permis de renforcer l’efficacité des actions du Fonds avec pour vocation essentielle d’éliminer la pauvreté rurale, à travers:

  • Les orientations stratégiques à moyen et long terme;
  • L’examen de la stratégie institutionnelle,
  • La mise en œuvre des recommandations de la consultation sur l’adéquation des ressources dont dispose le FIDA;
  • Ainsi que la focalisation des activités sur les populations les plus démunies des zones défavorisées.

Il est heureux de constater la forte mobilisation des pays membres et des donateurs qui a permis des résultats appréciables pour la 5ème reconstitution des ressources du FIDA, preuve de l’intérêt qu’ils portent aux activités de l’institution.

Dans ce même élan, le Burkina Faso ose croire que ces même pays membres et tous ces donateurs consentiront encore plus d’efforts et de sacrifices pour augmenter sinon maintenir les capacités d’action du Fonds, à travers leurs contributions à la 6ème reconstitution des ressources du FIDA, que nous avons tous ensemble favorablement accueillie et pour laquelle une résolution nous est soumise à la présente session.
Le Burkina, aux prix de sacrifices et au nom de la solidarité internationale a versé 115% de sa contribution annoncée à la 5ème reconstitution, soit 15% de plus, et confirme son annonce de 60.000 dollars pour la 6ème reconstitution, soit 50% de plus. En le faisant, le Burkina fait foi au FIDA et se persuade que les résultats se consolideront grâce à ces ressources additionnelles. Cette conviction est tirée de notre expérience largement positive de notre partenariat avec le FIDA sur les fronts du développement agro-sylvo-pastoral, de la lutte contre la désertification et la pauvreté rurale, en somme du développement rural intégré.

Pour sa part, le Gouvernement du Burkina Faso voudrait remercier le FIDA pour son appui spécial à l’Afrique, et particulièrement sa coopération avec le Burkina Faso, à travers son implication dans le financement des différents projets de développement tels que:

- Le Programme de conservation des eaux et des sols (CES/AGF)
- Le Programme de développement rural du Sud-ouest (PDRSO)
- le Programme national de gestion des terroirs phase II (PNGT II), cofinancé avec la Banque Mondiale,
- Le Projet d’appui aux micro-entreprises rurales (PAMER);
- et bientôt le Programme d’amélioration de la fertilité des sols dans l’Est du pays, prévu dans le programme 2003.

Comment ne pas se réjouir que le Burkina Faso ait été parmi les premiers pays bénéficiaires de l’initiative PPTE à avoir atteint le point de décision et le point d’achèvement ? Sans doute la volonté politique et la bonne gouvernance y ont contribué.

Quant à la lutte contre la désertification, le Burkina Faso, comme tous les pays touchés par le fléau s’attèle à le combattre et voudrait croire à l’efficience d mécanisme mondial de la Convention des Nations Unies pour la Lutte contre la désertification (CNULD) abrité par le FIDA.

Monsieur le Président,

Dans nos pays sahéliens, la production agricole est négativement influencée par les mauvaises conditions climatiques. C’est dire que la gestion ou la maîtrise de l’eau est pour nous l’outil indispensable à un début de solution aux crises alimentaires.

C’est pour cette raison que le Burkina Faso a mis l’accent ces dernières années, sur la petite irrigation villageoise, dont la phase pilote a donné des résultats dépassant les attentes et développé un engouement auprès des producteurs. Le Burkina lance un appel pour la phase d’extension de ce projet qui requiert certes l’intervention de l’État, mais également et surtout des partenaires au développement. C’est pour nous la voie vers ce développement durable dont il est tant question sur toutes les tribunes internationales.

Pour conclure, je voudrais, Monsieur le Président, renouveler au FIDA la gratitude et les encouragements de Monsieur Blaise Compaore, Président du Burkina Faso, pour sa détermination en faveur de la cause de millions de pauvres au Burkina et dans le monde.

Je vous remercie.