Enabling poor rural people
to overcome poverty



Declaration d'odre General du Chef de la Delegation Camerounaise a la Seance Pleniere d'Ouverture de la Conseil des Gouverneurs marquant le 25è Anniversaire du Fonds International de Developpement Agricole (FIDA)

Monsieur le Président,

Je voudrais tout d’abord vous féliciter, ainsi que les membres de votre Bureau pour votre brillante élection à la tête de l’organe qui doit présider aux travaux de cet important Conseil des gouverneurs marquant le 25è anniversaire du FIDA. Vous pouvez compter sur ma délégation pour vous apporter le soutien nécessaire dont vous avez besoin pour accomplir au mieux votre tâche.

Excellence Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies,
Excellences Messieurs les Ministres,
Monsieur le Président du Fonds International de Développement Agricole,
Messieurs les Chefs de délégation,
Mesdames et Messieurs,

Nous sommes heureux de participer avec vous à ce deuxième Conseil des gouverneurs du FIDA sous la nouvelle formule qui nous permet de réfléchir sur un thème choisi. L’année dernière, nous avons traité du Financement du Développement – la Dimension Rurale. Cela a été un thème général ayant conduit à des débats francs et fructueux. Cette année, nous savons gré au Secrétariat de nous avoir proposé ce thème « Œuvrer pour que les ruraux pauvres se libèrent de la pauvreté ». C’est un thème pratique et concret, qui recentre le débat de tous les temps sur le développement autour de la dimension humaine avec ciblage sur les plus pauvres. Il a en outre l’avantage de donner de la substance aux objectifs du développement du millénaire retenus à la conférence de Monterrey.

Ce Conseil de gouverneurs qui nous permet de célébrer en même temps le 25è anniversaire de notre institution de financement rural, nous offre aussi la possibilité de jeter un regard rétrospectif sur l’action de cette institution en faveur du développement et de réfléchir sur les orientations à lui donner pour en améliorer l’efficacité.

Je voudrais au préalable insister sur le fait que le FIDA ne doit sous aucun prétexte s’écarter de sa ligne directrice qui justifie son action, à savoir cibler les populations rurales les plus pauvres et plus spécifiquement les femmes qui constituent la frange la plus vulnérable et la plus importante à souffrir de pauvreté, pour maximiser son impact sur la pauvreté rurale.

Nous avons de grands défis à relever pour que les objectifs de développement du millénaire puissent être réalisés, car le financement du développement est l’affaire de tous et toutes les parties concernées : institutions financières internationales, gouvernements, société civile, organisations non gouvernementales, bénéficiaires doivent agir comme des partenaires qui travaillent à la réalisation d’une vision commune. Nous apprécions le fait que dans la mise en œuvre du cadre stratégique du FIDA 2002-2006, qu’une attention particulière soit attachée au travail en partenariat, notamment le processus de coordination entre les différentes parties prenantes et l’élargissement du champ des initiatives de création de partenariat stratégiques et nous soutenons vivement le renforcement de la collaboration avec les autres institutions des Nations Unies basées à Rome.

Au niveau de l’Afrique, le NEPAD constitue désormais la plate-forme sur laquelle la plupart des initiatives de développement pour le continent doivent se constituer. Notre souhait est que le FIDA apporte un appui à l’Afrique pour qu’elle ait la maîtrise totale de la situation de ce programme qu’elle a elle-même élaboré, et qu’elle se donne les moyens de se libérer effectivement de la pauvreté. A ce propos nul n’est besoin de souligner ici l’importance et l’immensité des besoins requis pour soutenir les différentes composantes de ce programme de partenariat, notamment celles liées à l’agriculture et le commerce international.

Au niveau du Cameroun, je voudrais souligner, pour nous en féliciter, du renforcement de la collaboration entre le FIDA et le Cameroun. Le portefeuille de projets du FIDA continue à croître. Nous nous réjouissons de ce que les projets en phase terminale de préparation ou encore en préparation aient pris en considération les grandes orientations de la stratégie de réduction de la pauvreté et la stratégie de développement rural qui ont été préparées par les nationaux. Vous conviendrez par conséquent avec nous que les camerounais seront de ce fait, à même de comprendre et de maîtriser ces outils de base utiles à toute planification de développement. Le projet d’appui au développement communautaire dont la déclaration de l’effectivité du prêt est imminente et le projet de développement des racines et tubercules en préparation ciblent effectivement les plus pauvres, notamment les femmes.

Puisque nous sommes à la fin d’un cycle et au début d’une nouvelle ère de programmation avec le FIDA, nous souhaitons vivement la préparation d’un nouveau COSOP qui intègre certaines idées contenues dans la plupart de projets retenus dans notre stratégie de développement rural.

Nous nous faisons cependant un léger souci par rapport au rythme de décaissement des fonds pour les projets qui sont actuellement exécutés au Cameroun. Nous estimons que les procédures souvent trop longues avec des rejets à répétition de demandes de non-objection contribuent à allonger la durée de vie de ces projets. Une première suggestion pour résoudre ce problème, est que le FIDA organise annuellement à l’attention des gestionnaires des projets dans un pays si le portefeuille y est assez important ou le cas échéant dans une sous-région, des séminaires d’information sur les procédures d’acquisition des biens et services et de décaissement. Une deuxième suggestion serait de faciliter la création de réseaux internes de projets financés par le FIDA sous l’impulsion d’une coordination logée au PNUD.

Permettez moi maintenant de faire une suggestion relative à la détermination des résultats et de l’impact des projets. En effet, considérant le développement grandissant de la pandémie du VIH/SIDA dans l’ensemble des pays dans lesquels le FIDA exécute des projets, il serait souhaitable, comme c’est le cas pour l’environnement, d’imposer systématiquement des composantes de lutte contre le SIDA ou alors de développer des indicateurs permettant de mesurer l’impact du projet sur la réduction de la propagation du SIDA. Ainsi donc, on introduira un huitième critère sur les sept actuellement utilisés par le FIDA.

Je vous remercie de votre attention.