Enabling poor rural people
to overcome poverty



Communication du Docteur Rachid Benaissa,
Ministre Délégué au Développement rural
République Algérienne démocratique et populaire

Vingt septième session du Conseil des Gouverneurs du FIDA

Rome 18-19 février 2004

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs,

Permettez moi, en guise d’introduction à mon propos, d’adresser mes remerciements sincères à Monsieur le Président Lennart Båge pour les efforts accomplis en matière de rationalisation de la gestion administrative et budgétaire de notre institution. Je salue à cet effet, la nouvelle politique de placement qu’il a initiée et qui a ramené de 45% à 10% la part des ressources investies en actions et lui demande de persévérer dans cette gestion prudente de ressources financières combien rares, afin d’éviter à l’avenir de faire prendre, par des placements hasardeux, des risques inconsidérés à notre institution.

De même, je voudrais féliciter le Président de notre honorable institution pour les dispositions prises au titre de la sixième reconstitution des ressources du fonds couvrant la période 2004-2006, et ayant abouti au 17 décembre 2003, à la mobilisation de 50% des contributions annoncées avec dépôt des instruments et versements.

Je voudrais par ailleurs, saluer la proposition de la direction du FIDA de relever de 7 à 10%, le niveau des ressources du fonds affectées aux dons.

Pour sa part, l’Algérie, fidèle aux objectifs fondamentaux de notre institution de réduction de la pauvreté et de l’insécurité alimentaire, a doublé sa contribution pour atteindre un million de dollars et vient de déposer à cet effet, les instruments de sa contribution.

Je n’omettrai pas de saluer également l’initiative consistant à singulariser et à donner une autonomie aux activités de suivi évaluation des projets. Le guide publié en 2003 contribuera fortement, nous le souhaitons vivement, à assurer un meilleur ciblage des populations concernées, une évaluation plus précise des impacts et par voie de conséquence une meilleure efficience et efficacité des ressources financières consacrées aux projets.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs,

Des efforts méritoires sont entrepris sous votre impulsion par le FIDA, pour appuyer et soutenir la mise en œuvre du nouveau partenariat en Afrique (NEPAD) dans sa composante agricole et rurale. La participation du FIDA au groupe de soutien en appui au secrétariat du NEPAD, pour la mise en œuvre du Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA), est le signe d’un engagement fort en faveur d’une initiative dont l’impact et les résultats seront prometteurs et à la mesure des attentes des populations pauvres.

Je rappelle qu’ici même lors de la 25eme session du conseil de Gouverneurs le 19 février 2002 et à propos du NEPAD, il avait été établi le constat selon lequel les donateurs bilatéraux et multilatéraux n’ont pas accordé suffisamment d’importance au secteur agricole et au développement des zones rurales où vivent plus de 70% des pauvres en Afrique.
En réponse d’ailleurs à une situation de plus en plus préoccupante et pesante sur les équilibres internes des sociétés africaines, les Chefs d’État de l’union Africaine réunis à Maputo (Mozambique) en juillet 2003, ont arrêté le préalable d’un engagement de chaque pays d’Afrique de consacrer 10% de son budget au développement agricole et rural en situant sa concrétisation dans des perspectives à moyen et long terme (2015).

A la fin du mois en cours, les chefs d’Etat de l’Union Africaine se réuniront à nouveau à Syrte en Libye, autour des questions de développement agricole et rural et des ressources en eau. C’est là aussi un message fort pour confirmer les résultats de Maputo, créer les conditions d’un développement harmonieux et durable du continent africain et lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

Ce sommet au plus haut niveau démontre si besoin était, l’importance accordée par les pays Africains aux questions ci-dessus évoquées pour lesquelles sont attendues des décisions concrètes permettant l’engagement de programmes et projets de lutte contre la pauvreté et l’exclusion ainsi que la réunion des conditions d’insertion des économies africaines dans l’économie mondiale.

Ce sont là, je crois, autant de signes et de sollicitations qui devraient utilement orienter l’allocation des ressources du FIDA.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs,

Dans cet ordre d’idées, je salue les initiatives prises pour que l’action du FIDA soit toujours en adéquation avec les préoccupations et besoins des pays membres. A ce titre, le cadre sectoriel du développement rural approuvé par le conseil d’administration et l’initiative d’inscrire la question du commerce et du développement rural à l’ordre du jour de nos travaux traduisent dans une large mesure, une volonté manifeste de ne pas laisser les populations rurales pauvres évoluer en marge des processus dans lesquels les marchés et le commerce occupent une place de plus en plus prépondérante.

La conférence débat consacrée au thème « commerce et développement rural » s’inscrit dès lors parfaitement dans cette problématique. Les réflexions qui seront émises à cette occasion et les recommandations qui sanctionneront cette rencontre constitueront pour nous, des références fortes pour situer notre action visant à rétablir la vitalité de notre économie agricole et rurale et à asseoir des conditions assurant une meilleure intégration de notre économie nationale à l’économie mondiale.

C’est donc dans un contexte national marqué notamment par l’extension de la pauvreté et de la marginalisation en milieu rural, que mon pays a engagé depuis 2000, la mise en œuvre d’un Plan National de Développement Agricole qui a suscité un regain de dynamisme et un intérêt croissant pour les activités économiques en milieu rural dont les premiers résultats couvrant la période 2000-2003, mettent en exergue notamment :

  • L’atteinte d’un taux de croissance moyen annuel de la production agricole de plus de 8%.
  • Une création de plus de 600 000 emplois dont 254 000 permanents.
  • Un accroissement de la surface agricole utile de 120 000 hectares par an.
  • Une mise à niveau engagée sur 220 000 exploitations agricoles.
  • Une création de 25 000 nouvelles exploitations agricoles (mise en valeur des terres).
  • Une tendance à la pluriactivité dans les espaces ruraux.

Ainsi, ces premiers résultats nous ont amenés à élaborer une stratégie décennale 2004-2013 de développement agricole et rural durable pour conforter les résultats obtenus, dépasser les approches de développement strictement agricole limitées dans leur champ d’intervention, et élargir ainsi la dynamique de progrès à l’ensemble des populations rurales.

Découlant d’intenses concertations, notre stratégie de développement rural durable intègre les principes d’action sur lesquels mettent l’accent la BIRD, la FAO et le FIDA notamment (participation des populations, gestion durable des ressources naturelles), situe les enjeux et défis à relever, et ambitionne:

  • le renforcement de la cohésion sociale, la lutte contre la pauvreté et l’atténuation de l’exode rural.
  • l’amélioration de la sécurité alimentaire des ménages ruraux et du pays ainsi que l’épanouissement individuel et social des populations rurales
  • le développement de la vitalité des territoires et leur aménagement ainsi que le renforcement de la compétitivité nationale et internationale des espaces ruraux.
  • la protection de l’environnement.
  • l’émergence de nouveaux modes de gouvernance du développement des territoires.

Sous tendue par le concept de développement rural durable, notre stratégie à long terme prend en compte la nécessité :

  • de toucher tous les ménages ruraux, notamment ceux vivant dans les zones isolées et marginalisées
  • d’assurer la synergie entre le développement économique et social.
  • d’assurer un équilibre entre les territoires urbains et ruraux.
  • de préserver les capacités de renouvellement des ressources naturelles et humaines.
  • de valoriser les ressources des territoires ainsi que leurs atouts (substances utiles, agricoles, patrimoines, savoir faire).

Ainsi, nous avons intégré comme éléments fondamentaux de notre stratégie, la participation active et responsable des populations concernées au processus d’élaboration des propositions d’actions de développement et l’action de proximité dans le cadre d’instruments appropriés. La démarche de développement rural durable obéit à un processus ascendant compatible avec les principes de la décentralisation et adapté à la diversité des territoires et des populations ciblées (exploitants agricoles, jeunes entrepreneurs, espace steppique, espace agricole).

La stratégie est également fondée sur la recherche de la synergie économique et sociale et le respect à toutes les échelles d’intervention, du concept de développement rural durable associant, dans une vision dynamique les espaces et les hommes ainsi que les aspects de rentabilité économique des actions à mener, d’acceptabilité sociale, de proximité, de solidarité institutionnelle, de préservation des équilibres écologiques et de territorialité.

Partant de ces axes fondamentaux, nos avons élaboré des projections décennales 2004-2013 en matière de développement agricole et rural portant sur la modernisation et la mise à niveau des exploitations agricoles et des filières agricoles ainsi que sur la valorisation des productions agricoles en ciblant quelque 500.000 exploitations agricoles considérées comme économiquement viables, sur un total d’un million d’exploitations.

Les investissements au sein des exploitations sont accompagnés et soutenus dans les volets relatifs à la mobilisation des ressources hydriques, au développement des techniques d’irrigation permettant d’économiser l’eau, à l’intensification des cultures de base, à la réhabilitation et extension du patrimoine arboricole, phoenicicole et viticole, à l’augmentation du potentiel productif animal ainsi qu’à la valorisation des productions agricoles.

L’action que nous menons vise également la structuration et modernisation des différentes filières de production agricole, la promotion et l’encouragement de la gestion rationnelle des ressources naturelles (sols, eau), l’adaptation des systèmes de culture aux conditions agro-pédo-climatiques des différents milieux physiques, la promotion des productions de terroirs et/ou labellisées, la protection et le développement des ressources génétiques animales et végétales ainsi que la valorisation des productions agricoles à travers une meilleure intégration des industries agroalimentaires.

En ce qui concerne le développement de la valorisation des productions agricoles et des services à l’exploitation, l’action vise à mettre en place et à renforcer l’environnement immédiat des exploitations agricoles par la création d’unités de transformation, de conditionnement ou de conservation de produits agricoles.

Plus encore, l’action de valorisation des produits locaux passe par une meilleure mise sur le marché des productions déjà disponibles mais aussi par la recherche de nouveaux créneaux de commercialisation, y compris en relançant de nouveaux produits ou des productions délaissées. Dans tous les cas de figure, notre objectif est de mieux exploiter les circuits existants (certains sont suffisamment implantés et détiennent une réserve de potentialités à utiliser) et de susciter, particulièrement pour les producteurs pauvres, la création de nouveaux réseaux commerciaux et de supports de commercialisation.

Les nouvelles exigences dans la commercialisation des produits agricoles imposent de rechercher, pour les producteurs pauvres, des circuits courts (vente locale ou dans un voisinage proche, mettant en jeu un nombre limité d’intermédiaires) ou plus longs (s’adressant à des marchés régionaux ou nationaux, voire à l’exportation, ce qui dans ces cas, impliquera des opérateurs plus nombreux) pour les producteurs de filières structurées.

Quelles que soient les formes de vente (commerce traditionnel de détail ou de gros, vente directe, marchés locaux ou régionaux, etc.), elles exigent l’appel à des compétences techniques et commerciales particulières et un apprentissage de la part des producteurs qui s’engageront dans ces nouvelles activités. Ce sont là des sujets qui nous interpellent et pour lesquels les réflexions menées ici et là dans différents pays peuvent être d’un apport certain à la mise en œuvre de mesures d’organisation ou de soutien et d’incitation visant plus spécifiquement, les producteurs les plus vulnérables.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs,

Nos projections décennales portent aussi et j’allai dire surtout sur la revitalisation et le développement de proximité des espaces ruraux, tout en veillant à la préservation des ressources naturelles.

Nous nous attelons en effet, à revitaliser en priorité, les espaces ruraux marginalisés ou abandonnés par leurs habitants à cause de l’insécurité en créant la synergie économique et sociale par le renforcement des activités agro-sylvo-pastorales et la création de nouvelles activités économiques et la valorisation des infrastructures et équipements publics à finalité sociale.

Sur un autre plan, la lutte contre la désertification et le développement du pastoralisme sont une de nos priorités eu égard à l’étendue des parcours steppiques (32 millions ha), à leur dégradation et à la nécessité de sauvegarder une économie pastorale fondée sur l’élevage du mouton. Dans le cadre d’une politique associant les ménages locaux, des projets seront mis en œuvre pour assurer la protection et la réhabilitation des ressources naturelles sur plus de 4 millions d’ha notamment à travers la mise en défens des parcours et les plantations pastorales.

La valorisation et l’extension des espaces forestiers ainsi que l’aménagement des bassins versants, constituent un autre sujet de préoccupation pour lequel, des efforts particuliers seront déployés afin de promouvoir et consolider des modèles participatifs de gestion des espaces forestiers avec les populations riveraines.

Pour rendre opérationnelle la stratégie de développement rural durable, une série d’outils de programmation des interventions en milieu rural, de mécanismes de concertation et de décision, de modalités de financement des activités en milieu rural, de systèmes de suivi, de référence et d’aide à la décision ont été mis au point.

Au titre des outils de programmation, les actions de développement agricole et rural seront mises en œuvre dans le cadre d’un accompagnement économique, financier et technique qui s’exprimera par le biais des projets types suivants dont l’initiation obéit à un processus « ascendant » en rupture avec la planification centralisée qui prévalait jusqu’alors. Il s’agit:
? des Projets pluriannuels de développement des exploitations agricoles (PPDEA), projets initiés par les exploitants agricoles promoteurs de projets d’investissements pour la modernisation de leur exploitation.

  • des Projets d’investissement dans les filières et les services à l’exploitation (PIF et PIJ), projets portés par des investisseurs et de jeunes universitaires et destinés à développer les activités de services à l’amont et à l’aval des exploitations agricoles (unités de services et de valorisation des productions agricoles, mise en marché des produits agricoles).
  • des Projets de proximité de développement rural (PPDR), projets de petite taille ciblant en priorité des communautés rurales vivant en zones éparses et isolées et axés sur l’accompagnement de ces communautés pour la réalisation d’investissements collectifs et la promotion d’activités menées à titre individuel par les membres d’un ménage rural, membre de la communauté.
  • des Projets de proximité de lutte contre la désertification (PPLCD), projets réalisés au profit des communautés pastorales vivant sur les territoires menacés par la désertification, et engagées dans des actions collectives de lutte contre la désertification.
  • Les Projets de mise en valeur des terres par la concession (PMVTC), projets réalisés principalement par des jeunes formés et des ménages ruraux sur le domaine privé de l’État non exploité et ayant pour objectif la fixation et la stabilisation des populations rurales à travers l’amélioration de leurs revenus et l’accès à l’exploitation de ressources foncières par le biais de la concession.
  • Les Projets de proximité d’aménagement des bassins versants (PPABV), projets pluriannuels visant l’aménagement des bassins versants comme moyen de lutte contre l’érosion et l’envasement des barrages hydrauliques

Outre ces modes d’intervention, la programmation des actions en milieu rural, l’évaluation des ressources publiques et l’orientation des ressources privées, ont bénéficié de la réalisation d’une typologie des communes rurales faisant intervenir une série d’indicateurs liés à leurs caractéristiques démographiques et socio-économiques ainsi qu’à leurs potentialités et de l’élaboration d’un indice de développement rural durable (IDRS) qui agrège 95 indicateurs de base regroupant notamment les indices de Développement Rural (IDR), de Développement Humain (IDH), de Participation des Femmes (IPF) etc. Ces deux instruments permettent d’apprécier le niveau de développement des communes rurales et constituent des clefs de répartition des ressources publiques en leur faveur et d’orienter l’action de développement
Parmi les outils de mise en œuvre, figurent les dispositifs de soutien au développement rural et d’intégration des dispositifs sectoriels existants, je pourrai citer:

i) La mise en place du fonds de développement rural et de la mise en valeur des terres par la concession (FDRMVTC), créé par la loi de finances pour 2003 pour répondre à la nécessité d’une action urgente au niveau des régions rurales défavorisées. Le dispositif comporte également la démarche méthodologique d’initiation et de formulation de projets de proximité de développement rural devant permettre la mise en œuvre, par les populations bénéficiaires et les autorités locales, des actions de développement agricole, de promotion d’activités économiques diverses et de métiers ruraux, de promotion d’activités socio éducatives ou de protection sociale.

ii) L’élaboration du dispositif de mise en œuvre du Fonds de la lutte contre la désertification, de développement du pastoralisme et de la steppe (FLDPPS). Ce dispositif a notamment permis dans le cadre d’une gestion participative des ressources naturelles, la mise en défens de 2,5 millions d’ha et des plantations pastorales sur 34.000 ha en 2003. La mise en œuvre de la stratégie décennale nécessite par ailleurs un appui institutionnel couvrant les aspects d’encadrement technique, juridique et financier des différents programmes retenus et que nous nous attelons à mettre en place progressivement avec l’appui d’institutions internationales. En termes d’impacts de la mise en œuvre de la stratégie de développement agricole et rural, il est attendu :

  • l’amélioration de l’offre agricole et de la sécurité alimentaire du pays et la création de 1 million d’équivalent emplois permanents dont au moins 400.000 de type permanent,
  • l’intégration de 800.000 ménages marginalisés et fragilisés vivant dans des zones rurales profondes dans 8850 localités (douars, dechra, mechta), à la dynamique de développement économique et social du pays,
  • l’amélioration de la compétitivité de 350.000 exploitations, le développement d’un réseau dense de petites et moyennes entreprises dans les activités de valorisation et de transformation des productions agricoles et des activités de services à l’exploitation,
    ? la mise en valeur d’une superficie de 650.000 hectares et la création de plus de 25.000 nouvelles exploitations agricoles,
  • la protection des ressources naturelles sur plus de 4 millions d’hectares par la mise en défens des parcours dégradés, les plantations pastorales et la lutte contre les différentes formes d’érosions,
  • la préservation des ressources en eau et l’équipement de 250.000 ha en irrigation par le système du goutte à goutte permettant une économie de 200 millions de mètres cubes par an. Le traitement des bassins versants prévus sur 150.000 ha aura pour effet d’accroître la durée de vie des barrages actuels et de protéger ceux actuellement en construction dans plus de 27 bassins versants.

Sur un autre plan, les différents types de projets qui seront développés dans le cadre de la stratégie que nous mettons en œuvre et qui postule une ouverture des territoires ruraux sur l’extérieur, sont autant d’opportunités de coopération et de partenariat tant au plan bilatéral que multilatéral. Les défis posés par les nouvelles donnes de la globalisation et de l’amplification des relations, bouleversent les formes traditionnelles de coopération et obligent à rechercher des réponses nouvelles parmi lesquelles le partenariat technique, économique et commercial offre des opportunités indéniables. Il serait intéressant d’ailleurs que les différents bailleurs de fonds s’intéressent de plus près à ce que nous faisons pour s’impliquer davantage avec nous dans une dynamique prometteuse et durable.

En définitive, les grandes lignes de la stratégie de développement agricole et rural que je viens d’évoquer, ont mis en évidence l’immensité du chantier de la mutation de l’agriculture et du développement rural au regard des objectifs qui leur sont assignés (sécurité alimentaire, développement rural, amélioration de la balance commerciale agricole, protection des ressources naturelles, valorisation du potentiel existant..) dans une économie en transition et la nécessité de lui assurer un accompagnement adapté .

A travers cette présentation, mon souhait est que l’on puisse apprécier à leur juste valeur les efforts que nous déployons pour améliorer les conditions de vie des ménages ruraux pauvres, développer notre agriculture et revitaliser nos espaces ruraux parce qu’il s’agit en définitive de conditions fondamentales pour maintenir la cohésion de la société algérienne dans son ensemble et pour éviter la désertification du monde rural dont les conséquences seraient dramatiques.