Enabling poor rural people
to overcome poverty



Declaration de Mme Jeanne Dambendzet, Minsitre de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de la promotion de la femme de la République du Congo

27ème Conseil des Gouverneurs du FIDA

Rome, 18-19 février 2004

Monsieur le Président,
Excellences Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Distingués Invités,

Je suis très heureuse de prendre la parole à la vingt-septième session du Conseil des Gouverneurs, cette réunion aussi importante qu’opportune due à l’initiative du FIDA.

Je voudrais avant tout, Monsieur le Président Lennart BÅGE, vous témoigner toute ma profonde gratitude et vous remercier du fond de mon cœur, de l’honneur qui est fait à ma personne pour participer à cette session. Recevez, ici, nos remerciements les plus sincères pour l’hospitalité et les égards particuliers dont nous sommes entourés, depuis notre arrivée dans cette magnifique capitale, et vous pouvez être assuré de la pleine contribution de la délégation Congolaise dans le succès de notre Conseil.

C’est aussi pour moi, l’occasion de féliciter les Membres du Bureau du Conseil des Gouverneurs élus et singulièrement, le Président que nous rassurons également de tout notre appui dans l’exercice de ses fonctions.

Monsieur le Président,

L’objectif du FIDA est de contribuer à accélérer et à élargir le processus de réduction de la pauvreté rurale et de l’insécurité alimentaire dans le monde. Le Fonds a un rôle important à jouer dans la réalisation des objectifs de développement du Millénaire.

On se rend de mieux en mieux compte aujourd’hui que la plupart des 1,2 milliard de pauvres du monde, c’est à dire environ 900 millions de personnes, vivent en milieu rural en tirant leur subsistance de l’agriculture et des activités connexes. Cependant, le secteur rural ne bénéficie pas de toute l’attention ni de toutes les ressources qu’il mérite.

C’est la un constat d’échec, qui tire la sonnette d’alarme qui doit nous mobiliser d’avantage et nous alerter pour revoir nos stratégies en vue d’atteindre les nobles objectifs définis lors des Conférences, Sommets et Conseils afin de réduire la faim et la pauvreté rurale dans le monde.

A cet égard, les États Membres de l’Union Africaine à Maputo (Mozambique) en septembre 2003, ont décidé de consacrer a compter des cinq ans à venir, 10% de leurs budgets nationaux à l’Agriculture.

La persistance, de nos jours, à une aussi vaste échelle, de la faim et la pauvreté rurale, dans un monde qui n’a jamais été aussi doté en richesses et moyens, ne peut que créer des fractures et mettre en péril dangereusement les liens d’interdépendance mutuelle qui sont, comme on le sait, au cœur de la mondialisation.

Dans cette lutte mondiale contre la faim et la pauvreté rurale, les mesures envisagées ne peuvent être d’une réelle efficacité que si elles s’appuient sur un élan généreux et énergique de solidarité internationale et sur une aide appropriée dans tous les domaines.

Tenant compte de cette assertion, mon pays, le Congo, a bénéficié par le passé d’un appui financier du Fonds qui malheureusement, a été interrompu à cause des troubles socio politiques et des difficultés financières dues au contexte économique morose de l’époque qui n’a pas permis le paiement régulier de notre dette.

Et, c’est conscient du rôle que joue le FIDA dans la lutte contre la faim et la réduction de la pauvreté rurale que le Gouvernement de la République du Congo, malgré ces moyens modestes venait en 2003 de régler un montant de plus de 2 milliards de Francs CFA pour éponger ses arriérés aux fins de renouer avec le Fonds.

Depuis lors, des missions du FIDA se sont rendues régulièrement au Congo et le Fonds s’active à présent à la formulation du projet de Relance du Développement Rural dans mon pays.

Soucieux de redonner au secteur agricole sa place dans l’économie nationale, le Gouvernement exécute avec l’assistance de la FAO et la République du Vietnam, le Programme spécial pour la sécurité alimentaire.

Parallèlement à la mise en place de toute les Institutions démocratiques et d’un cadre politique assaini, le Gouvernement vient de faire adopter par le Parlement dans le cadre de la loi des finances 2004, la création du Fonds de soutien à l’Agriculture qui sera financé par l’affectation de 10% du budget d’investissement à ce fonds.

Par ailleurs, l’adoption du Plan National des Transports et la Promulgation par le Président de la République des lois sur la propriété foncière sont autant de dispositions prises pour créer les conditions du développement harmonieux de notre secteur rural.

Monsieur le Président,

Les orientations du Président de la République du Congo Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO sur la nouvelle politique agricole, visent à soutenir la relance des activités agropastorales et halieutiques dans le souci de lever les contraintes qui ont miné pendant longtemps le développement de l’agriculture.

C’est ainsi que le Gouvernement vient d’adopter des stratégies de développement agricole pour la période 2004-2013.

Ces stratégies agricoles consacreront le désengagement de l’État de la production et de la commercialisation des produits agricoles.

L’État jouera son rôle régulateur, en amont et en aval à travers les activités stimulatrices du développement de l’agriculture, à savoir:

L’encadrement, la vulgarisation des nouvelles technologies agricoles, l’appui a la recherche/développement, le renforcement des capacités par toutes sortes de formation des exploitants agricoles, l’organisation des filières, etc.;

  • Le financement de l’agriculture;
  • L’appui technique aux exploitants agricoles;
  • La garantie de l’accès à la terre aux exploitants agricoles potentiels;
  • L’entretien des infrastructures de communication;
  • Le développement de la micro finance rurale,
  • L’adoption de la charte des entreprises etc.

Bien qu’il s’agisse des stratégies agricoles, mon pays y a accorde une place importante a la pandémie du sida. Je souhaite que le FIDA attache un grand intérêt à cette pandémie qui décime les populations rurales pauvres.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,

Des stratégies d’une telle envergure ont été adoptées pour amorcer sur des bases solides, la modernisation de l’agriculture et la mise en oeuvre d’une dynamique de croissance agricole soutenue, sur laquelle nous comptons pour l’amélioration de la sécurité alimentaire des populations et des conditions de vie en milieu rural. Bien plus, à travers ces stratégies et grâce à la paix retrouvée, la stabilité, la concorde et la réconciliation ainsi assurées, nous oeuvrerons à la mise en place des conditions de réoccupation de l’espace agricole et de stabilisation des populations rurales, dans des zones durement affectées par les troubles socio politiques.

Les femmes dans mon pays représentent de 70 a 80% de la main d’œuvre agricole.
Aussi, l’intégration de la dimension genre dans toutes nos politiques de développement a été notre préoccupation.

C’ est pourquoi Monsieur le Président, pour participer a cette solidarité, ici et maintenant, j’ai le réel plaisir de vous annoncer, la contribution de la République du Congo à la Sixième Reconstitution des Ressources du FIDA, arrêtée à la somme de 300.000 dollars des États Unis.

Pour terminer, je réitère mes remerciements au Président Lennart BAGE et souhaite plein succès aux travaux de la vingt-septième session de notre Conseil.

Je vous remercie.