IFAD Governing Council 2005 - Daily Journal

Ce n’sest pas seulement une question de distribuer plus de nourriture.

Par Harmonie Toros

Les délégués qui assistaient au Conseil exécutif de l'IFAD ont lancé un avertissement dans le sens que la nourriture est une question clef, mais ce n’sest pas la seule, soulignant ainsi la nécessité pressante de développer l'infrastructure qui permettrait aux produits des fermiers d'atteindre les marchés.

"Les entretiens ont toujours été dans le sens de la production ; nous devons aller au delà de cela," a dit Costa Ricky Mahalu, ambassadeur de la République Unie de la Tanzanie à IFAD. " Ceci est indépendant du fait que nous devons aider les fermiers à produire, nous devons également les aider pour que leurs produits atteignent les marchés." Comme les délégués résumaient leurs deux jours de discussions pour "Faire l'histoire de la pauvreté rurale", plusieurs délégués ont souhaité mettre l’semphase sur le développement routier, l’sélectricité, la santé et les infrastructures étaient cruciaux pour éliminer la pauvreté rurale.

Même la Chine, qui a atteint les buts du développement de millénaire (MDG) 10 ans l’séchéance, a insisté sur l'importance du développement dans son ensemble.

"Le gouvernement central a fait de gros investissements pour éliminer la pauvreté rurale," a dit Ding Guoguang de la délégation chinoise. La Chine comptait 250 000 millions de pauvres. Après 25 ans, le nombre a été réduit à 29 millions.

"Ceci inclus les progrès fait en éducation, l’samélioration des routes, les hôpitaux et l’sénergie,"a dit Ding Guoguang

Au Ghana, où jusqu'à 80 % d’sune population de 20 millions vit de l'agriculture, la question est cruciale "Nous produisons assez de nourriture pour nous 'alimenter," a dit Mallam Issah Seidu du ministère de l’salimentation et de l'agriculture à Accra. "mais nous souffrons beaucoup des pertes après la moisson. Ainsi nous devons nous concentrer sur le traitement primaire des produits et le marketing, qui lui, dépend des infrastructures, des routes, de l’sélectricité et de l’seau."

Avec 110 zones sur 230 qui attendent encore d’sêtre branchées au réseau national d’sélectricité, le Ghana, a dit Seidu, était peu susceptible qu’sil réalise les objectifs du (MDGs).

Edward Heinemann, économiste régionale, pour la division est et sud de l’sAfrique pour l’sIFAD, a indiqué que dans certains cas, ce n'était pas simplement une question d’saider les fermiers pour qu’sils puissent transporter leurs produits au marché, mais bien de construire le marché lui-même. "Dans beaucoup de zones rurales, il n'y a aucun marché," a-t-il dit.

En plus d’saider les fermiers à produire plus, nous devons leur donner des moyens pour qu’seux et leurs produits se rendent aux marchés.

Les délégués et les experts ont insisté sur le fait qu’sil ne reste qu’sune décennie pour atteindre les objectifs du (MD), l’sannée 2005 était donc l’sannée charnière pour augmenter l’saide et les projets de développement. "2005 était donc une année ou il faut que ça passe ou ça casse pour atteindre les objectifs du Développement du Millénaire (MDG). Ça ne peut plus être "brasser les affaires comme d’shabitude" si on veut atteindre les objectifs du Développement du Millénaire (MDG), nous devons faire un bond en avant,"¨a dit Heinemann.

Quoique certains pays ne se sont pas montrés très optimistes sur leurs chances d’satteindre les objectifs du Développement du Millénaire (MDGs), plusieurs délégués ont émis l’sopinion que c’sest l’savancement des projets qui compte.

"Nous pouvons être septiques quant à la durée du temps nécessaire pour atteindre les objectifs du Développement du Millénaire (MDGs) mais nous sommes optimistes en termes de progrès réalisés," a dit Mahalu de la Tanzanie.

L'Indonésie a fait des progrès remarquables en réalisant les objectifs du MDG, a lancé l’savertissement que le tsnuami qui a ravagé l'Asie en décembre, dévastant des régions entières, nous a fait reculer dans l’satteinte de nos objectifs.

"Nous sommes entièrement engagés dans l’simplantation de trois phases de mesures : les secours d’surgence aux sinistrés, la réhabilitation des gens et la reconstruction et aussi dans la prévention et de le soulagement de la douleur. Pour atteindre ces objectifs, nous avons besoin de la solidarité et de la coopération mondiale pour produire des résultats concrets." Daeng M. Nazier de la République d’sIndonésie a fait cette remarque aux délégués à la réunion plénière.

Entre temps, la Tunisie a soulevé la question de la paix et de la sécurité. "Il ne peut y avoir de paix, ni de stabilité, ni de sécurité, aussi longtemps que les personnes sont pauvres," a dit Mohammed Habib Haddad, ministre de l’sagriculture et des ressources d'eau de la République tunisienne.

"2005 est l’sannée ou "ça passe ou ça casse" pour atteindre les objectifs du MDGs."

Edward Heinemann, IFAD

"La paix et le développement sont des jumeaux inséparables. Vous ne pouvez pas avoir la paix sans développement ou le développement sans la paix," a indiqué Rene Villa du ministère de la réforme agraire de la République des Philippines.

Guilherme Cassel, Vice-Ministre du développement agraire de la République fédérative du Brésil, a indiqué qu'il était important de comprendre que la pauvreté rurale a un potentiel économique important. "Notre expérience a prouvé que nous avons affaire avec des personnes dont les capacités économiques sont tout à fait impressionnantes," a-t-il dit aux panélistes qui traitaient de : "Atteindre les objectifs du Développement du Millénaire, Investissement rural et mise en place de politiques." 

"Même les pays donateurs ont indiqué qu'ils ont toujours du travail à faire sur leurs objectifs du MDGs. Les objectifs du MDGs sont considérés comme des objectifs de haut niveau qui servent à établir nos propres objectifs pour le développement de nos propres programmes d'aide." a dit Roger Ehrhardt, Directeur général du CIDA pour le Canada. "Nous préparons un rapport sur l’savancement de nos progrès concernant le MDGs (élaboration d’sun partenariat mondial pour le développement) et aussi pour atteindre d’sautres objectifs. Nous espérons terminer ce rapport avant la réunion des révisions en septembre."

Naturellement, ça ne veut pas dire que l’satteinte des objectifs du MDGs en 2015 ne signifient pas que les projets de développement vont s’sarrêter là. "même après 2015, nous devrons nous concentrer sur l'agriculture et la pauvreté rurale," a lancé Alioune Sall de l'institut de l’sAvenir de l’sAfrique.

The Daily Journal of the 28th session of the Governing Council of IFAD thanks IPS/TerraViva for their cooperation in producing the journal