Allocution de S.E M Auguste Richard Paraina
Ambassadeur de la République de Madagascar
Représentant Permanant auprès du FIDA
Gouverneur Suppléant du FIDA pour Madagascar
Monsieur Le Président du Conseil,
Monsieur Le Président du FIDA,
Honorables Délégués,
Monsieur Le Président,
Madagascar se réjouit de vous voir à nouveau assurer la présidence du Conseil. Nous sommes convaincus que sous votre présidence éclairée et grâce à votre compétence, nos travaux seront couronnés de succès.
Monsieur le Président,
Lheureux événement du jour étant la réélection du président Lennart Båge pour un deuxième mandat, vous conviendrez avec moi quà linstar des autres délégations, jadresse mes chaleureuses félicitations à Monsieur Båge pour sa brillante réélection à la tête de notre organisation. Ma délégation lui souhaite plein succès et lassure de son appui.
Monsieur Le Président,
Le FIDA, né de la Conférence mondiale de lalimentation
tenue à Rome en 1974, a été crée pour mobiliser
les investissements en faveur des pauvres ruraux. Alors, comme maintenant,
la pauvreté rurale allait de pair avec linsécurité
alimentaire et il est en fait très difficile de séparer
sur le plan national ou régional, ou au niveau des ménages.
Les objectifs du Fonds restent donc une grande actualité dans les
efforts de développement rural et la recherche dune plus
grande équité sociale dans le secteur rural. Madagascar
souscrit pleinement à ces objectifs.
Le FIDA sest montré particulièrement efficace dans
laccomplissement de ce mandat important et je tiens à féliciter
le Président et le personnel du Fonds pour leurs réalisations.
Monsieur Le Président,
Notre délégation accueille favorablement la déclaration faite par le Président du FIDA concernant les activités du Fonds pour lannée 2004, et en particulier linscription à lordre du jour de cette Session du thème important, réaliser les objectifs du millénaire pour le Développement: «Investissement rural et politiques porteuses», et lorganisation des trois tables rondes.
Cette initiative répond aux attentes des Etats membres notamment en ce qui concerne linvestissement en milieu rural. Le FIDA traitant cette question importante pendant cette session pourrait plus efficacement doter les ruraux pauvres des moyens déchapper à la pauvreté et contribuer, durant les années à venir, à la réalisation des objectifs de développement du Millénaire.
Monsieur le Président,
En effet, lannée 2005 est lannée dévaluation des objectifs du Millénaire, du Suivi de la Conférence de Monterrey sur le financement du développement. Cest aussi la fin du cycle de DOHA, appelé encore cycle de développement. LAgenda 2005 sera consacré au développement, plus que les années précédentes. Aussi, attendons-nous avec intérêt les résultats de lévaluation des objectifs du Millénaire.
Monsieur le Président,
La pertinence des points inscrits à lordre du jour du
Conseil promet des débats fructueux.
Tout dabord, je me permettrai de vous brosser la politique de développement
rural de mon pays avant de me prononcer sur certaines questions qui retiennent
notre attention.
En effet, le Gouvernement, convaincu du rôle primordial que doit jouer le secteur rural dans la stratégie de lutte contre la pauvreté, assurera une relance de lagriculture et fournira aux pauvres les moyens davoir des emplois, daugmenter leur revenu, daccéder à la terre et au crédit et de leur assurer la sécurisation foncière. En concordance avec les objectifs dans le DSRP, les objectifs assignés au Développement rural visent à:
Ces objectifs sont conformes aux politiques sectorielles et à la vision des acteurs centraux et régionaux du développement. Les objectifs globaux du DSRP consistent à réduire la pauvreté à Madagascar de 70 à 35% en lan 2015 et portent sur les défis en matière de croissance et dinvestissement et lamélioration de la qualité de la vie.
Ainsi, les principaux indicateurs objectivement vérifiables concernant le secteur rural seraient laugmentation du PIB moyen à peu près de 400USD par habitant à l horizon 2015,le maintien de la croissance annuelle du secteur agricole de 4%, la réduction du poids relatif du secteur primaire de 36% actuellement à 25% en 2015, laugmentation de la productivité par travailleur par an de lordre de 2,4%.
Dans le cadre de la mise en uvre de la politique de développement rural, le Gouvernement a élaboré un Plan dAction pour le Développement (PADR). Il constitue le cadre de conception, de définition et dorientation des stratégies et des programmes de développement rural. Il convient de souligner que le choix de Madagascar pour son décollage économique est le développement rural. Lannée 2005 y sera consacrée en priorité. Il faut favoriser la production agricole par un meilleur encadrement technique et financier du monde rural, en facilitant les échanges, grâce à lamélioration de la sécurité et celle des infrastructures. Il faut créer une agro-industrie tournée vers lexportation.
Notre délégation profite de cette occasion pour manifester à nouveau son soutien permanent au FIDA dont les interventions à MADAGASCAR sont appréciées par la population rurale et répondent parfaitement aux objectifs principaux fixés par le Gouvernement.
En effet, la coopération entre le FIDA et MADAGASCAR remonte aux premières années de sa création. Elle a évolué positivement depuis les années 1980 et a permis de couvrir 11 projets de développement agricole et rural.Les projets ont permis de promouvoir des zones difficiles, et ont eu un impact positif certain sur les populations rurales défavorisées. Ils ont eu le mérite d introduire un développement régional intégré prenant en considération lensemble des besoins de la population cible, dintroduire les femmes comme partenaires du développement, de promouvoir la participation des bénéficiaires et d impliquer les ONG locales. Nous comptons bien entendu, sur une intensification de notre coopération avec le Fonds dans les années à venir
Monsieur Le Président,
Permettez-moi de faire un bref commentaire sur les documents soumis à notre examen, notamment le Programme de Travail et Budget administratif du FIDA et de son Bureau de lévaluation pour 2005, le Rapport sur la sixième reconstitution des ressources du FIDA et le rapport de situation 2004 sur la mise en uvre du système dallocation fondé sur la performance.
Madagascar se félicite de figurer parmi les pays bénéficiaires de prêts FIDA pour 2005, je me réfère au Tableau n° 4 et au paragraphe 14 de lannexe IV du document GC28/L.7. Nous attendons donc avec intérêt la concrétisation de ce projet. Sagissant du Programme de Travail et du budget du FIDA pour 2005, ma délégation approuve le projet de résolution présenté.
Il est évident que la 7ème reconstitution des ressources du FIDA revêt une importance capitale pour lavenir du fonds et la pérennité de ses activités. Madagascar, fidèle à ses traditions de solidarité internationale approuvé sans réserve le projet de résolution relatif à létablissement de la consultation sur la 7ème reconstitution des ressources du Fonds dans le document GC28/L.5.
Ma délégation note avec satisfaction le Rapport sur la 6ème reconstitution des ressources du Fonds dans le document GC28/L.4
Enfin, ma délégation souscrit à la conclusion et recommandations du rapport sur la mise en uvre du Système dallocation fondé sur la performance, document GC28/L.9 paragraphe 9.
Je vous remercie.