Monsieur le Président
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Honorables Assistance,
Mesdames et Messieurs,
C'est un immense plaisir que je me joins aux orateurs qui m'ont précédé pour exprimer toute la joie que j'ai à me retrouver parmi vous dans cette auguste assemblée de la 29ème session du Conseil des Gouverneurs du FIDA.
Je voudrais rendre un vibrant hommage à M. Lennart Båge, Président du FIDA, pour les efforts méritoires, l'abnégation et le dévouement qu'il n'a cessé d'imprégner à ses tâches au sein de notre institution pour qu'elle vienne réellement en aide à des millions de personnes qui subissent les affres de la pauvreté et de la faim.
Je crois qu'il est utile de réitérer qu'aujourd'hui plus que jamais, que le FIDA doit rester fidèle aux objectifs tracés lors de sa création et à agir à l'avenir avec autant, sinon plus d'énergie et de détermination pour venir en aide aux personnes les plus pauvres de la planète.
Je tiens également à exprimer mes félicitations à Messieurs les Président et les vice-Présidents pour leur élection en étant convaincu que nos travaux seront couronnés de succès sous leur direction éclairée.
Mesdames et Messieurs,
Cette occasion nous est donnée pour évaluer tous ensemble, les efforts et les progrès accomplis par notre Organisation qui ne cesse de se débattre pour avoir les fonds nécessaires pour répondre aux nombreuses demandes des pays en développement et pour contribuer avec efficience à la lutte contre la pauvreté et à l'amélioration de la sécurité alimentaire.
Permettez-moi de souligner également le contexte économique international caractérisé par la mondialisation des échanges et la globalisation des économies, qui rend encore plus difficile et plus ardue la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement que la communauté internationale s'est engagée à concrétiser.
C'est dans ce cadre que le Fonds devra renforcer son rôle pour corriger les déséquilibres que ce système pourrait engendrer en particulier dans les pays les plus pauvres.
Mesdames et Messieurs,
Je me permettrai de vous présenter brièvement la situation de mon pays avant d'aborder les questions de notre ordre du jour.
Le défi relatif à la réduction de la faim et de la pauvreté prend un relief particulier et constitue, dans tous les cas, une préoccupation constante et la source de nos actions.
L'État Algérien a engagé, dans une conjoncture pas toujours favorable, des efforts soutenus en matière de développement économique et social. Il a assumé et continue d'assumer ses fonctions sociales avec responsabilité, en inscrivant son action en faveur des populations défavorisées dans une vision qui dépasse la simple assistance à des personnes démunies, pour intégrer ou réhabiliter les notions de travail et d'initiatives et lier les aides à des actions de promotion sociale.
Nous avons, pour ce faire, lancé un ambitieux programme de soutien à la relance économique qui est actuellement dans sa deuxième phase d'exécution. Il concerne l'ensemble du territoire et vise à asseoir les bases pour un développement durable.
Ce programme accorde une place importante au développement agricole et rural et vient consolider la dynamique suscitée par le Plan national de développement agricole et rural (PNDAR) qui se consacre en outre à revitaliser les espaces ruraux en privilégiant l'amélioration de la sécurité alimentaire des ménages et l'amélioration des revenus et des conditions de vies des populations concernées pour leur permettre de vivre leur ruralité dans la dignité.
Les résultats jusque là capitalisés sont encourageants à plus d'un titre et méritent d'être soulignés.
Je voudrais ici remercier le FIDA pour sa contribution aux efforts que nous déployons pour le développement agricole et rural. Il a notamment consenti des prêts pour e financement de six (6) projets de développement. L'Algérie, pour sa part, a régulièrement honoré ses engagements vis-à-vis de cette Organisation.
Mesdames et Messieurs,
Nul n'ignore aujourd'hui, que la désertification constitue une des raisons principales de la pauvreté dans de nombreux pays. En effet, plus d'une centaine de pays, à travers le monde et notamment en Afrique, sont affectés par cette calamité qui dégrade de façon souvent irréversible leurs ressources naturelles.
La Conférence des parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification constitue une opportunité certaine pour répondre à cette contrainte majeure et nous nous réjouissons que le FIDA ait été choisi pour héberger le mécanisme mondial créé par cette convention et de la valeur ajoutée qu'il apporte au partenariat pour la promotion d'initiatives relatives à la remise en état des terres et leur gestion durable. En effet le rapport de situation élaboré par le FIDA illustre la pertinence des actions multiformes engagées.
Mesdames et Messieurs,
La mobilisation des moyens financiers constitue la condition essentielle pour la concrétisation de nombreux objectifs et il est fondamental que le FIDA puisse disposer de suffisamment de ressources pour mener à bien les nombreuses missions qui lui sont assignées; la 7ème Reconstitution des ressources revêt à cet effet une importance capitale pour l'avenir du Fonds et la pérennisation de ses activités.
Je n'omettrai pas de saluer l'initiative prise par le FIDA de recourir à un système d'allocation fondé sur les performances (SAP); système qui pourrait contribuer à la réduction durable et réelle de la pauvreté, mais qui devrait néanmoins tenir compte des spécificités des pays pauvres.
Nous nous félicitons également de la participation du FIDA à l'initiative prise pour l'allègement de la dette des pays pauvres très endettés.
Mesdames et Messieurs,
Le défi que nous devons tous relever pour éradiquer la faim et lutter contre la pauvreté exige une solidarité réelle de la part de la communauté internationale, ainsi qu'un partenariat efficace avec les gouvernements et la société civile et une coopération étroite avec les organisations internationales et agences spécialisées afin de permettre la mise en synergie de tous les efforts.
De son côté, l'Algérie réaffirme son engagement à contribuer et à fournir sa pleine contribution pour cette œuvre collective qui vise à garantir la sécurité alimentaire pour tous.
Je vous remercie.