Monsieur le Président du Conseil,
Monsieur le Président du FIDA
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs,
J'ai le plaisir de vous féliciter et vous adresser mes salutations à l'occasion de la 29ème session du Conseil des Gouverneurs du FIDA.
Comme vous le savez, le secteur agricole et rural reste pour notre continent africain, la base du développement et l'un des moteurs essentiels de la croissance économique. Hélas, de multiples freins, parmi lesquels l'archaïsme des moyens de production et l'absence des mécanismes de financement appropriés ne lui permettent pas de prospérer.
Ce secteur, qui a progressivement perdu sa place dans l'économie gabonaise refait surface par la volonté politique des autorités de notre pays, en tête desquelles se trouve le Président de la République Omar Bongo Ondimba, Chef de l'État, qui a décidé de lui accorder une importance à la hauteur de l'intérêt qu'il représente. Il en fait désormais un secteur prioritaire.
Cette orientation se justifie notamment par le fait que malgré tous les efforts déployés, le phénomène de pauvreté persiste et s'aggrave nonobstant le rétablissement des grands équilibres macroéconomiques marqués par des projets tangibles réalisés ou en cours de réalisation.
Face à cette situation, nous avons rassemblé en mai 2005, au cours d'un Forum national de consensus sur le développement agropastoral et rural, toutes les composantes des forces vives de la nation ainsi que les partenaires au développement de notre secteur agricole et rural.
Plusieurs projets ont été validés. Notamment:
En outre, le Gouvernement a adopté en décembre 2005, le document de stratégies de croissance et de réduction de la pauvreté (DSCRP). Il sera dorénavant le référentiel unique pour centrer les politiques nationales et les interventions des partenaires au développement du Gabon.
Parmi les axes fondamentaux de cette stratégie figure la consolidation de la croissance macroéconomique qui reposera surtout sur la diversification et l'accroissement de la production des secteurs moteurs de la croissance dont l'agriculture constitue le socle.
Toutes ces actions participent à doter le Gabon d'un programme d'investissement sectoriel et d'un instrument de planification pour traduire en faits concrets la mise en œuvre de sa politique de développement agropastoral et rural au cours des années à venir.
Ainsi, si l'on tient compte des actions menées et des étapes franchies, nous pouvons affirmer que nous sommes en phase avec les initiatives en cours tant au niveau régional avec la politique agricole de la CEMAC qu'au niveau continental avec le Programme Détaillé de Développement de l'agriculture Africaine (PDDAA) du NEPAD.
Mesdames et Messieurs,
La coopération du Gabon avec le FIDA a permis d'approuver deux prêts dont l'un a été clôturé en 1999 et l'autre ne s'est jamais réalisé.
Une mission conjointe FIDA/FAO s'est rendue au Gabon en juin 2003 dans le but d'élaborer, en étroite collaboration avec la Direction Nationale des Projets FIDA au Gabon, un cadre global d'intervention pour trois ans.
En décembre 2003, le document de stratégies d'interventions du FIDA au Gabon (COSOP) a été formulé et validé au cours d'un atelier national.
La mise en œuvre de la stratégie d'intervention du FIDA au Gabon a commencé en 2005 par le renforcement des capacités de la Direction Nationale des Projets FIDA et le lancement des activités préparatoires à la formulation du premier projet d'investissement.
Mesdames et Messieurs, Distingués Délégués,
Nous sommes persuadés que toutes ces initiatives permettront, grâce à la coopération avec les différents partenaires au développement, d'assurer notre sécurité alimentaire, d'améliorer la contribution du secteur agricole à la formation du PIB et de réduire la pauvreté.
C'est pourquoi, le Gabon par ma voix sollicite le renforcement de l'appui du FIDA pour accompagner notre pays dans ce challenge.
Les engagements du Gabon pris à l'égard du FIDA en matière de Reconstitution ont été honorés pour une bonne partie dans le cadre de la loi des finances exercice 2005. Le Gouvernement s'engage à poursuivre cet effort jusqu'à apurement des arriérés.
Le Gabon est conscient de ses responsabilités au niveau international. Il tient de ce fait à pérenniser de manière solidaire l'œuvre entreprise par le FIDA.
En même temps, il tient à préserver sa crédibilité vis-à-vis de la communauté internationale. C'est pour cela que notre engagement pour la septième reconstitution sera certainement très consistant, mais son montant reste tributaire de l'apurement de nos arriérés. Nous vous le confirmerons en temps opportun.
Enfin, à l'instar des autres pays, le Gabon attend du FIDA qu'il joue pleinement son rôle d'assistance aux ruraux pauvres qui ont besoin d'innovations pour produire et vendre mieux. Car ces derniers souffrent de l'indifférence d'une société de consommation caractérisée par le nécessaire désengagement de l'État et le compréhensible désintérêt des investisseurs privés. Face à ce dilemme, au nom de la communauté internationale, le FIDA doit s'impliquer pour sauver les paysans, réduire la pauvreté et éradiquer la faim dans le monde.
Vive la coopération internationale.