Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Honorable Assistance,
Mesdames et Messieurs.
Permettez moi de vous exprimer tout le plaisir que j'ai de me retrouver aujourd'hui parmi vous, pour participer aux travaux de la 30ème Session du Conseil des Gouverneurs du FIDA qui nous offre l'opportunité d'évaluer les impacts des actions engagées et de fixer les échéances pour les défis qu’ils nous restent à relever dans un contexte international en pleine mutation.
Je voudrais tout d'abord saluer les efforts méritoires déployés par le FIDA pour sa contribution à la mise en œuvre des actions visant la concrétisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement et de rendre hommage à Monsieur le Prédisent Lennart Båge et à son équipe.
La conjoncture particulière que traverse le monde rend encore plus difficile et plus ardue la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
Nous reconnaissons tous la complexité du premier objectif qui est d'éradiquer la faim et la pauvreté mais nous pouvons et nous devons solidairement consentir des efforts supplémentaires pour promouvoir le développement agricole de concert avec le développement rural et le FIDA peut y apporter une contribution importante.
En effet la dimension rurale revêt une importance capitale dans la lutte contre la faim et la pauvreté dans la mesure où c'est au niveau des espaces ruraux que vivent de grandes proportions des populations et qui sont de surcroit les plus vulnérables.
C'est effectivement au niveau de ces territoires ruraux où doivent se polariser nos efforts pour accompagner ces populations pour l'amélioration de leurs revenus et de leurs conditions de vie; facteurs déterminants pour leur stabilisation.
Dans ce cadre, le développement de l'agriculture constitue l'élément de moteur du développement rural à travers la dynamisation des activités agro-sylvo-pastorales qui constituent la raison d'être des populations rurales.
Ces activités doivent cependant être soutenues et renforcées par les autres interventions ( infrastructures, métiers ruraux, éducation..., qui doivent être fédérées à la base pour s'assurer de la mise en synergie des moyens pour générer des revenus aux populations concernées, améliorer leur sécurité alimentaire et leurs créer les conditions qui les encouragent à se sédentariser.
La concrétisation de ces objectifs reste tributaire de la disponibilité de ressources financières tant à travers l'indispensable soutien des pouvoirs publics qu'à travers la facilitation d'accès au crédit à des conditions préférentielles; la formule de micro crédit peut constituer un atout constitue et le FIDA, de par son expérience en la matière, peut jouer un rôle fédérateur.
Monsieur le Président,
Mesdames et messieurs
Le thème retenu pour les tables rondes 2007 "Emploi et moyens d'existence en milieu rural", a été judicieusement choisi et les conclusions auxquelles elles devraient aboutir consolideraient sans nul doute les approches à développer pour le développement rural que ce soit en termes de migration et d'emploi rural, en terme de la promotion de la création d'emploi en milieu rural par l'adoption de l'approche filière, qu'en termes de création d'activités génératrices de revenus au bénéficies des jeunes ruraux.
Ces derniers peuvent en effet, être des membres actifs et productifs de la société si les conditions leurs sont offertes ou au contraire constituer un terrain fertile aux troubles sociaux induits par le chômage et l'oisiveté.
En tout état de cause; Toutes les énergies doivent être mobilisées pour aider à la concrétisation de ces objectifs car si les espaces ruraux des pays en développement continuent à ne pas être pris en compte à la hauteur des enjeux qu'ils comportent, nous assisterons à une dévitalisation plus prononcée de ces espaces qui seront de plus en plus marginalisés et à terme abandonnés devant se traduire inéluctablement par la fragilisation et la paupérisation des populations concernées n'ayant d'autres choix que de migrer vers les villes ou à l'étranger
Le développement rural passe également par la lutte contre la désertification qui dégrade de façon souvent irréversible les ressources naturelles, que constituent notamment le sol et l’eau, facteurs fondamentaux pour l'agriculture et l’élevage, principales sources de revenus de la majorité des populations rurales particulièrement dans les pays en développement.
Le FIDA, qui héberge le mécanisme mondial de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, constitue un atout pour la concrétisation des objectifs et apporte une valeur ajoutée au partenariat pour la promotion d'initiatives relatives à la remise en état des terres et leur gestion durable.
Le rapport d'étape, élaboré a cet effet par le Fonds, illustre la pertinence des actions multiformes engagées et nous l'encourageons à persévérer dans cette voie tout en s'assurant d'une efficacité plus grande des actions qu'il engage en vue de capitaliser davantage de résultats dans la lutte contre ce fléau.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
La disponibilité de moyens financiers constitue la condition essentielle pour la concrétisation des actions ci-dessus citées et il est fondamental que le FIDA, en tant qu'élément moteur, puisse disposer de suffisamment de ressources pour mener à bien les nombreuses missions qui lui sont assignées; la 7ème Reconstitution des Ressources conditionnant l'avenir du Fonds et la pérennisation de ses activités.
Sur un autre plan, nous adhérons pleinement à l'initiative prise par la FIDA de recourir à un système d'allocation fondé sur les performances (SAP); système incitatif qui pourrait contribuer à la réduction durable et réelle de la pauvreté, mais qui devrait néanmoins tenir compte des spécificités des pays pauvres.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Le défi que nous devons tous relever pour éradiquer la faim et lutter contre la pauvreté exige une solidarité réelle de la part de la communauté internationale, ainsi qu'un partenariat efficace avec les gouvernements et la société civile et une coopération étroite avec les organisations internationales et agences spécialisées afin de permettre la mise en synergie de tous les efforts.
De son coté, l'Algérie réaffirme son engagement pour sa pleine contribution à la réalisation de cette œuvre collective qui vise à garantir la sécurité alimentaire pour tous.
Je vous remercie de votre aimable attention.
M. Abdesselam Chelghoum, Secretaire General Ministere De L’agriculture Et Du Developpement Rural Algerie