Monsieur le Président du Conseil,
Messieurs les Gouverneurs,
Monsieur le Président du FIDA
Mesdames,
Messieurs,
Je voudrais, en premier lieu, au nom de ma délégation et en mon nom personnel, exprimer notre satisfaction pour vous voir présider la trentième session du Conseil des Gouverneurs du FIDA, qui a inclus des tables rondes d’une grande importance autour du thème principal « L’emploi et les moyens d’existence en milieu rural ».
Je voudrais également féliciter le Président du FIDA, pour son importante allocution prononcée au cours de la session d’ouverture quand il a souligné la nécessité et l’importance d’investir dans l’agriculture comme base pour le développement économique de nos pays. En Angola, nous partageons également la même opinion et nous travaillons dans ce sens.
Après une longue période de guerre atroce, nous avons atteint la paix en 2002.
Le Gouvernement a pris une série de mesures macroéconomiques dans le sens de contribuer au relancement de l’économie nationale, diminuer l’inflation, atteindre la stabilité d’échange, renforcer la démocratie et les institutions, et valoriser la monnaie nationale.
Des prémisses techniques et infrastructurelles sont entrain d’être créées pour stimuler l’investissement privé sur toute l’étendue du territoire national, à travers la réhabilitation et la construction de routes et ponts, la réactivation et l’établissement de petits, moyens et grands schémas d’irrigation, l’organisation du commerce et des transports afin de faciliter l’écoulement des produits de zones de production vers les centres de consommation, la résurrection de l’industrie de transformation et par conséquent l’élévation du bien-être économique et social des populations.
Ces mesures sont entrain de favoriser l’augmentation de l’investissement privé et étranger dans mon pays qui a cessé d’être considéré un pays de risque.
Des multiples actions sont en cours, visant la diversification et l’augmentation du revenu familier, à travers la création des écoles professionnelles, la mise en œuvre de petites affaires et d’autres mécanismes.
D’une manière générale, tout au long de l’année commerciale 2005/2006, la disponibilité régulière des principaux produits alimentaires s’est améliorée, ce qui a certainement contribué pour que les prix des produits alimentaires de base ne souffrent pas des variations accentuées.
Cependant, le pays continue d’enregistrer un déficit en ce qui concerne les céréales correspondants à 625 000 tonnes, et l’insécurité alimentaire persiste dans certaines régions du pays principalement dans le Plateau central, et nous croyons que le projet FIDA prévu pour cette région sera d’une grande utilité.
Monsieur le Président,
Si vous me permettez, je voudrais faire quelques commentaires sur les thèmes de l’ordre du jour que nous avons approuvé au début de cette session.
En premier lieu, nous apprécions avec plaisir le thème central de cette session du Conseil, soit: « L’emploi et des moyens d’existence en milieu rural » pour être d’une grande importance pour mon pays qui se débat avec le problème du chômage surtout en milieu rural.
En ce qui concerne la Septième reconstitution des ressources du FIDA, nous nous félicitons pour son entrée en vigueur et pour le montant atteint. Notre contribution est en train de mériter un traitement adéquat au niveau du Secteur compétent et brièvement, nous espérons pourvoir l’annoncer.
En ce qui concerne le Programme de Travail et Budget, ma délégation se félicite pour l’augmentation obtenue pour les Programmes et nous espérons que la même situation puisse répondre à un grand nombre de projets. Il serait important pour cela que soit respectée la recommandation de la 7ème reconstitution relative à la maintenance du taux de ressources en faveur de l’Afrique.
Monsieur le Président,
Nous avons quelques préoccupations en ce qui concerne la mise en œuvre du système d’allocation fondé sur la performance.
L’Angola, comme je l’ai dit, vient de sortir d’une guerre prolongée et a énormément besoin d’un appui externe pour sa reconstruction et en faveur des paysans afin de réactiver la production agricole et atteindre l’autosuffisance.
La collaboration du FIDA à travers le financement de nouveaux projets, serait d’une grande utilité. Toutefois, nous constatons que les montants alloués, fondés sur le système de performance, pour la période 2007-1009, sont relativement réduits et inférieurs au montant total des projets dont le pays a bénéficié pendant la période de la guerre civile.
La performance de l’économie angolaise s’est améliorée ces dernières années: le Produit intérieur brut (PIB) qui était de 3,4% en 2003 a augmenté de 20% en 2006. L’inflation qui était de 105% en 2002 a été réduite par 10%. L’investissement public et privé a augmenté, et le chômage qui était extrêmement accentué, connaît une réduction avec le retour des populations dans leurs zones d’origine et la création de nouvelles entreprises et investissements. Nous avons l’espoir, Monsieur le Président, de pouvoir compter sur l’appui plus significatif du FIDA dans les prochaines années, face aux nombreux besoins pour l’amélioration de la performance du pays.
Monsieur le Président,
L’Angola appartient à la région de la SADC et est également membre de la Communauté des pays de langue portugaise (CLPL). C’est avec plaisir que nous constatons s’accentuer une collaboration entre cette dernière organisation et le FIDA. Nous espérons que cette collaboration va se traduire par un effort de coopération entre les deux en faveur de nos pays.
Merci beaucoup.
S.E. M. Manuel Pedro PACAVIRA
Ambassadeur de la République d’Angola en Italie
et Gouverneur Adjoint