Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Honorable Assistance,
Mesdames et Messieurs
Permettez moi de vous exprimer tout le plaisir que j'ai de me retrouver aujourd'hui parmi vous, pour participer aux travaux de la 31ème Session du Conseil des Gouverneurs du FIDA.
Cette dernière qui coïncide avec l’ouverture de l’année commémorative du 30ème anniversaire du FIDA, nous offre l'opportunité d'évaluer les impacts des actions engagées et de fixer les échéances pour les défis qu’ils nous restent à relever dans une conjoncture internationale on ne peut plus difficile et qui rend de plus en plus ardue la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement.
L'ouverture de cette année commémorative de la fondation de notre institution est pour nous l'occasion de rendre hommage à Mr Lennart Båge, Président du FIDA et à son staff, pour les efforts méritoires, l'abnégation et le dévouement qu'ils ne cessent d’imprégner à leur tâches pour accompagner et soutenir les millions de personnes qui luttent contre les affres de la faim et de la pauvreté.
Dans ce contexte, outre qu'il doit rester fidèle aux objectifs tracés lors de sa création, nous estimons que le FIDA peut contribuer à ouvrir de nouvelles possibilités pour ceux qui sont économiquement et socialement défavorisés en étant à la fois le précurseur utilisant ses propres ressources, et l'élément catalyseur et fédérateur suscitant les synergies et les complémentarités indispensables entre les ressources des différents donateurs en vue d’ assurer des revenus durables aux populations des régions les plus défavorisées.
Pour ce faire, Il est fondamental que le FIDA puisse disposer de capacités financières suffisantes et les annonces de contributions au titre de la 7ème reconstitution de ses ressources évaluées à plus de 642 millions de dollars US présageaient d'un renforcement certain de ses moyens d'intervention.
Mesdames et Messieurs
Nous notons avec satisfaction que l'orientation stratégique du programme de travail, du mécanisme de financement du développement des programmes (MFDP), et des budgets administratif et d'investissement du FIDA pour 2008, examinés par le Conseil d'Administration lors de sa 92ème session, reflète le maintien de l'engagement pris par le FIDA de renforcer l'assistance qu'il fournit pour réduire la pauvreté rurale tout en améliorant son efficacité en matière de développement.
Sur un autre plan, prenons acte de l'évolution positive dans la mise en oeuvre du Système d'Allocation Fondé sur la Performance (SAFP) ; qui devrait toutefois tenir compte des spécificités des pays pauvres d'autant que le mandat du FIDA est spécifiquement axé sur la pauvreté rurale.
En outre, nous notons avec satisfaction le rapport de situation relatif au Mécanisme Mondial de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification qui renforce ses opérations au niveau des pays à travers des mécanismes de collaboration au sein du système des Nations Unies et, en particulier, du FIDA.
Est-il besoin de rappeler que la désertification constitue une des raisons principales de la pauvreté dans les pays pauvres de l’hémisphère Sud. Plus d'une centaine de pays, à travers le monde et notamment en Afrique, sont affectés par cette calamité qui annihile les ressources naturelles, notamment le sol et l’eau qui sont les deux principaux facteurs de production de l'activité agricole, de l’élevage et de la pêche.
Il est à cet égard nécessaire que les efforts déployés par les gouvernements soient fortement soutenus par la communauté internationale tant sur le plan financier que sur le plan des avantages et des transferts des nouvelles technologies avec comme élément catalyseur et fédérateur le Mécanisme Mondial.
S'agissant de l’Evaluation du FIDA nous appuyons le programme de travail du Bureau d'Evaluation élaboré sur la base des priorités retenues tant en termes de développement d'une méthodologie d'évaluation qu'en termes de sélection d'évaluations à l'échelle de l'institution ou sur terrain et de jonction avec d'autres évaluateurs
Mesdames et Messieurs
Le thème central retenu pour les tables rondes de notre 31ème session "Les petits exploitants face aux défis et aux perspectives résultant du changement climatique et des nouvelles exigences imposées à l’agriculture" d'une actualité brûlante et a été judicieusement choisi.
En effet, le changement climatique, le développement des biocarburants et la hausse sans précédent des prix des produits alimentaires constituent de véritables menaces particulièrement sur les populations rurales pauvres, qui tirent leurs moyens de subsistance de l’agriculture et d’activités connexes.
La variabilité et le changement climatique risquent, dans de nombreuses régions, de perturber sérieusement la production agricole et de rendre difficile l’accès aux ressources alimentaires conséquemment à l'amenuisement des terres adaptées à l’agriculture, à la perturbation des cycles de production, à la fréquence et l'intensité des épisodes d'inondations et de sécheresse…, autant de facteurs qui concourent à l'altération du potentiel de productivité et de production agricole au niveau de certaines zones essentiellement arides.
Sur un autre plan, la hausse des prix des produits agricoles de base sur les marchés internationaux résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs parmi lesquels:
i) la demande alimentaire accrue de pays émergents tels
ii) la migration rapide vers les zones urbaines
iii) le faible rendement des récoltes au cours des dernières années, conséquence probable, du changement climatique
iv) la reconversion de l’utilisation des terres pour la production.
Les préoccupations résident également au niveau du potentiel du développement des biocarburants pouvant induire d'importantes reconversions des terres agricoles au détriment des cultures vivrières.
Les débats qui animeront ces tables rondes et les conclusions qui en résulteraient, permettraient, nous l'espérons, de proposer des approches pragmatiques pour atténuer les effets conjugués des facteurs que nous venons de citer et de mettre à contribution la communauté internationale pour leur mise en œuvre sous le sceau de l'urgence.
Mesdames et messieurs, Les nombreux défis que nous devons tous relever pour éradiquer la faim et la pauvreté exigent une solidarité réelle de la part de la communauté internationale, un partenariat efficace avec les gouvernements et la société civile et une mise à contribution des organisations internationales et agences spécialisées pour la mise en synergie de tous les efforts.
Pour sa part, l'Algérie réaffirme son engagement à contribuer et à fournir sa pleine contribution pour cette œuvre collective qui vise à garantir la sécurité alimentaire pour tous.
Je vous remercie