Enabling poor rural people
to overcome poverty



Monsieur le Président du Conseil,
Monsieur le Président du FIDA,
Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi, tout d’abord, de saluer le Président du Conseil ainsi que les autres membres du Bureau par leur brillante élection à la tête de nos travaux tout en les assurant la coopération de la délégation capverdienne.

Je salue, aussi, vivement, le Président du FIDA, Monsieur Lennard Bage, pour sa vision du FIDA et la façon clairvoyante dont il a su conduire notre organisation pendant ces années dans lesquels elle a dû s’adapter aux incertitudes et grands défis d’un monde en mutation rapide.

Le Cap-Vert connaît des sécheresses cycliques qui ont été responsables, de par le passé, pour la mort de dizaines et dizaines de milliers de personnes totalisant parfois près d’un tiers de sa population.

Malgré ce fait, plus de 60% de la population vie à la campagne et, par conséquence, vois tous ses efforts visant soit la survie que le développement affecté de façon sévère et permanente tant par le déficit de terres arables que par le manque chronique de l’eau due à des faibles pluies et/ou à l’irrégularité pluviométrique.

En tant que représentant de ce pays et au moment ou nous célébrons le 30eme anniversaire du FIDA, que ne peut que me réjouir du parcours de l’organisation pendant les 30 ans de son existence. En effet, si on regarde l’œuvre réalisée on est obligé à donner raison aux pères fondateurs dans leur vision concernant l’institution d’un partenariat entre pays de l’OCDE, de l’OPEP et pays en voie de développement ayant comme but la lutte contre la pauvreté et la malnutrition, dans un mot, pour le développement rural dans ces derniers pays.

Si le montant de 10 milliards de dollars américain investi dans une telle entreprise est en soi  impressionnant il n’est pas moins vrai que les objectifs atteints et le chemin parcouru jusqu’à présent sont très encourageants et il n’est pas difficile de trouver des cas de succès et même certains exemples d’élimination complète de la pauvreté.

Toutefois, malgré le grand impact des réalisations du FIDA dans la vie de centaines de millions d’êtres humains dès sa fondation, nous sommes persuadés que beaucoup reste à faire.

Ceci constitue, d’ailleurs, une exigence des nobles objectifs inscrits dans la déclaration du millénaire de réduire à moitié le nombre de personnes qui souffrent de la Faim dans le Monde d’ici à 2015. En réalité, s’il est vrai que cet objectif est à notre portée étant donné les progrès réalisés dans sa poursuite jusqu’à présent, il n’est pas moins vrai que, dans certaines régions du monde et spécialement en Afrique et surtout dans les zones rurales, ledit objectif est encore très lointain.

C’est par cette raison que la stratégie de l’IFAD de cibler les populations pauvres des zones rurales dans le cadre de son intervention a tout l’appui du Cap Vert. Sont, en effet eux les plus vulnérables aux problèmes auxquels nous faisons face à présent liés à la crise économique, à l’augmentation des prix des genres alimentaires, aux catastrophes naturels ou provoqués par l’homme ainsi que pour le changement climatique qui semble être la plus grande menace qui pèse sur le futur de l’Humanité.

Certes, l’IFAD n’est pas essentiellement une organisation humanitaire. Mais il est aussi vrai que les personnes ciblées par son action sont à maintes reprises les mêmes qui sont visées par les organisations essentiellement humanitaire comme le PAM. Et ceci parce qu’il nous semble que la meilleur façon de résoudre les problèmes humanitaires c’est de préparer les victimes des crises humanitaires à sortir de façon durable de la situation ou elles se trouvent, ce qui représenterait une solution gagnante.

Nous espérons que cet aspect sera de plus en plus pris en compte dans l’action du FIDA et que la coopération avec les autres organisations des Nations Unies siégées à Rome ne cessera de se renforcer afin que des solutions durables soient trouvées ensemble aux fléaux de la pauvreté, de la faim et de la sous-nutrition qui atteignent des millions et des millions de personnes dans le monde et spécialement les femmes et les enfants et les personnes âgées.

Le fait que l’Agriculture semble être à nouveau placée dans l’agenda de la communauté internationale est très positif et nous espérons sincèrement qu’il aura des répercussions sur les politiques gouvernementales aussi bien que sur les décisions des institutions financières internationales au moment des allocations de fonds.

Au Cap-Vert, le FIDA a appuie l’implémentation du Programme d’allégement de la Pauvreté dans le Milieu Rural dès le moment de son implantation en 1999.

Je ne peux que faire part de notre satisfaction pour la façon dont cette coopération s’est déroulée jusqu’à présent et pour l’engagement des responsables et de l’équipe du FIDA chargée du Programme. Notre satisfaction est encore plus grande que nous savons que le FIDA elle aussi est satisfaite de la bonne marche du Programme qui représente un modèle à être non seulement étendu à tous les pays comme, éventuellement, dans d’autres bénéficiaires de l’action de l’Organisation.

Nous sommes pleinement convaincus que pour ce succès on contribue décisivement non seulement le fort engagement du gouvernement dans la promotion des nécessaires réformes économiques et son appui au Programme, mais aussi la participation assez forte des populations et son esprit de solidarité ainsi que le sens de partenariat qui imprègne tous les acteurs.

Tenant compte du fait que le Cap-Vert est un des pays pilotes du «One-UN» je dois manifester ici le fait que le gouvernement de mon pays considère que le processus découle de façon globalement positive avec des impacts significatifs dans la performance du système et en particulier dans la programmation et l’implémentation des programmes dont l’exécution a atteint un niveau beaucoup supérieur que ceux du passé et qui se rapprochent des cent pour cent. Sur le plan économique les gains sont aussi importants. Tout ça nous amène à être optimistes dans ce qui concerne les résultats de l’expérience.

Toutefois on a des leçons qui, de notre Avis, doivent être prises en compte tant ce qui est de la gestion des ressources humaines et des questions techniques et financières aussi bien que sur la participation des institutions concernées soit sur le terrain soit au niveau des sièges et spécialement à New York.

Je ne saurais terminer sans me référer au fait que la Communauté des Pays ayant le Portugais comme Langue Officielle (en portugais, C.P.L.P.) et le F.I.D.A. ont signé, par l’intermédiaire, respectivement, de son Secrétaire Exécutif et de son Président, à Lisbonne, au mois de Octobre 2007, un accord en matière de développement rural couronnant des efforts communs des deux parties visant à resserrer d’avantage les rapports existant entre eux.  Nous nous attendons à ce que ce premier pas au-delà de ses propres objectifs nous amènera, à l’avenir, à de nouvelles réalisations étant donné que la coopération internationale entre les institutions est fondamentale en face des tâches gigantesques auxquelles nous tenons à faire face.

Personne ne saurait nier aujourd’hui la grande importance dans le système internationale de lutte contre la pauvreté et pour le développement en faveur de tous les peuples et en spéciale des personnes plus vulnérables. Que ce moment d’évocation du chemin parcouru et de célébration de ses grandes réalisations soit en moment de renouvellement de notre fidélité à la vision des fondateurs de l’organisation et de renforcement de notre détermination de continuer à œuvrer de façon persévérante dans le chemin de son amélioration et modernisation ce qui est fondamental en vue des défis du Siècle XXI.