Monsieur le Président du Fonds International de
Développement Agricole,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Distingués Invités,
Mesdames et Messieurs,
C’est pour moi un grand honneur et un réel plaisir de m’adresser à vous, aujourd’hui, à la tribune de la 31ème Session du Conseil des Gouverneurs du Fonds International de Développement Agricole (FIDA).
Je voudrais d’abord rendre un hommage mérité à Monsieur Lennart BÂGE, pour le dynamisme, la compétence et la lucidité avec lesquels il dirige notre Organisation.
Son humanisme, sa capacité à comprendre sans cesse les problèmes ou les souffrances des autres, sa détermination à améliorer les conditions de vie des populations rurales, ont, en effet, donné une nouvelle impulsion à notre Organisation, qui lui permet d’être de plus en plus présente dans nos pays.
Permettez-moi aussi d’adresser mes chaleureuses félicitations aux Membres du Bureau du Conseil des Gouverneurs élus, singulièrement au Président, à qui nous exprimons toute notre confiance et notre appui dans l’exercice de ses fonctions.
Monsieur le Président,
La Trente et unième Session du Conseil des Gouverneurs du FIDA revêt une importance capitale en ce sens qu’elle marque l’ouverture de la commémoration du Trentième anniversaire du Fonds qui doit s’étendre tout au long de cette année.
Cela veut dire que cette Session est une occasion de faire le bilan du travail accompli par le FIDA au cours des trente dernières années et un moment de réflexion sur les défis qu’il est appelé à relever.
Comme on peut le constater, il s’agit d’un évènement crucial du fait qu’il peut marquer un nouveau départ pour notre Organisation. Un nouveau départ parce que ce double évènement peut nous aider à dégager les priorités, à formuler des propositions concrètes et à tracer la voie à suivre en vue de permettre au Fonds de mieux accomplir sa mission.
Cette nouvelle dynamique est aujourd’hui plus qu’hier indispensable pour accélérer la réalisation des Objectifs du Millénaire (OMD) dans les pays en voie de développement où la majorité des populations ploient encore sous le poids de la misère et luttent au quotidien pour leur survie.
Monsieur le Président,
L’humanité ne peut plus vivre longtemps dans un paradoxe où opulence et pauvreté absolue cohabitent. Un paradoxe où abondance et famine font bon ménage. Il nous faut briser ce cercle vicieux, cet engrainage intolérable et contraire à la dignité et à la valeur de la personne humaine. Et le FIDA, dont la mission est de «mobiliser et de fournir à des conditions de faveur des ressources financières supplémentaires pour le développement agricole des États Membres en développement», peut faciliter cette tâche.
Monsieur le Président,
C’est ici le lieu de saluer l’excellence des liens de coopération qui existent entre la République du Congo, mon pays, et le FIDA qui, depuis 2003, ont abouti au financement de deux projets et à la formulation d’un troisième actuellement en cours.
Le Gouvernement de mon pays, dirigé par Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, attend avec impatience la conclusion de l’Accord de prêt relatif à ce troisième projet, qui concerne les Départements de la Likouala, du Pool et de la Sangha (extrême Nord du pays et du Centre).
Monsieur le Président,
Le Rapport d’avancement sur la mise en œuvre du Système d’allocation des ressources fondé sur la performance présente les scores des pays éligibles au financement du FIDA pour l’année 2007, les allocations annuelles pour 2008 et une mise à jour pour la période triennale 2007-2009. Le Conseil doit encourager la poursuite des travaux du groupe de travail chargé de l’examen de cette question pour ne pas que ledit système devienne un instrument en défaveur des populations confrontées aux problèmes d’alimentation.
Par ailleurs, ma délégation se réjouit du record atteint par la Septième Reconstitution, avec un dépôt d’instruments de contribution supérieur à 83% des annonces.
Cependant, au regard de la faiblesse des paiements effectifs (moins de 45% des annonces), j’invite les pays qui n’ont pas encore honoré ou payé leurs obligations financières à le faire le plus rapidement possible pour permettre au FIDA de s’acquitter au mieux de sa tâche.
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
En contribuant à la réduction de la pauvreté rurale, il ne fait l’ombre d’aucun doute que le FIDA accomplit une noble mission et ce n’est pas trop que de le répéter. C’est la raison pour laquelle, je voudrais, avant de terminer, vous exhorter à continuer de travailler avec la même ardeur afin d’atténuer la souffrance humaine.
Vive la coopération multilatérale,
Vive le FIDA,
Pleins succès aux travaux de la Trente et unième Session de notre Conseil.
Je vous remercie.