Enabling poor rural people
to overcome poverty



Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Mesdames, Messieurs,

C’est pour moi un grand honneur et un réel plaisir de prendre part à la trente et unième Session du Conseil des Gouverneurs du Fonds International de Développement Agricole qui coïncide cette année avec la commémoration du trentième anniversaire de cette prestigieuse Institution dont la devise est rendre les ruraux pauvres capables de vaincre la pauvreté.

C’est aussi l’occasion de réitérer l’engagement inconditionnel du Président de la République de Guinée, le Général Lansana CONTE et de son Gouvernement pour le renforcement de la coopération avec le FIDA, dans le cadre du développement de notre agriculture qui permet à 70% de notre population et à 80% des pauvres de notre pays de subvenir à leurs besoins.

Monsieur le Président, le Gouvernement guinéen peut témoigner des efforts remarquables de votre Institution qui, à ses côtés, contribue efficacement à l’accès aux besoins alimentaires des populations, au développement économique et social et à la réduction de la pauvreté, notamment en milieu rural, en particulier des couches les plus démunies.

En Guinée, le FIDA à travers la mise en œuvre d’une dizaine de programmes sur près de trois décennies, a accumulé une expérience riche, solide et précieuse.

Le bilan de ses interventions en appui à notre pays, dans le développement agricole et rural se concrétise par le financement de ces programmes à hauteur de 142 millions $ US. Les résultats significatifs sont entre autres, le développement participatif des communautés rurales, la promotion d’un mécanisme de financement de proximité des petits exploitants agricoles et le renforcement des capacités humaines et institutionnelles.

Dans le cadre de la consolidation et de l’accroissement de ces acquis, le Gouvernement guinéen inscrit ses priorités actuelles au travers d’un schéma de développement rural  intégré se focalisant sur la réalisation des objectifs du Millénaire pour le Développement,  dont la réduction de moitié de la pauvreté et de la faim avant 2015.

En effet, le plan opérationnel de notre politique sectorielle actualisée en alignement  avec la stratégie nationale de réduction de la pauvreté, se traduit par une nouvelle génération de programmes structurants axés sur l’appui aux producteurs à travers des mesures et des actions qui garantissent les investissements par le développement des principales filières agricoles porteuses de croissance, pour une meilleure valorisation du potentiel agro-écologique du pays.

C’est dans le contexte de cette nouvelle vision de l’agriculture guinéenne que le Gouvernement souhaite renforcer le partenariat avec le FIDA afin de répondre aux préoccupations de développement rural durable, autour des actions prioritaires de sécurité alimentaire, de création de revenus et d’emplois pour faire face aux enjeux liés à l’avenir des ruraux pauvres confrontés aux aléas climatiques, économiques et sociaux.

Dans ce contexte il sera rigoureusement tenu compte des menaces qui pèsent sur l’environnement du fait des pratiques agricoles dominantes et dont le changement nécessitera un engagement important du Gouvernement, mais aussi de nos partenaires, car il faut dès maintenant investir sur la recherche, la mise au point et la vulgarisation de techniques agricoles conservatrices de la nature.

Si les ruraux pauvres sont aussi responsables, mais dans une moindre mesure, de la dégradation du climat sur notre planète, compte tenu de leur dépendance vis-à-vis de la production agricole, ils sont cependant plus exposés aux effets néfastes du changement climatique. Au-delà de l’aide qu’on doit leur apporter pour faire face aux problèmes auxquels ils commencent déjà à être confrontés, il s’agit, en particulier en Afrique sub-saharienne, de trouver les moyens de mettre fin aux pratiques de culture itinérante sur brûlis, d’appliquer des techniques de culture conservatrices des sols et de l’eau dans le contexte d’agriculture pluviale dominante qui caractérise cette région.

Par l’aide qu’on apportera aux petits agriculteurs dans la mise au point et la mise à disposition de pratiques conservatrices de la nature, l’aménagement des petits bas fonds et l’accès aux intrants modernes, ils pourront contribuer grandement à la lutte contre le réchauffement climatique et la dégradation de l’environnement.

Mesdames, Messieurs,

Mon Gouvernement apprécie la démarche du FIDA qui consiste à évaluer périodiquement son portefeuille en vue d’aider au choix des axes stratégiques d’intervention qui intègrent les politiques et stratégies gouvernementales. Les recommandations qui en sont issues mettent en évidence une parfaite cohérence entre la nouvelle option d’intervention pour le pays et notre Politique Nationale de Développement Agricole (PNDA) orientée sur l’approche filière, pilotée par le marché et soucieuse d’une modernisation de ses techniques de production en adéquation avec les préoccupations environnementales.  

Les projets et programmes étant les instruments d’opérationnalisation de ce cadre stratégique, seront essentiellement  recentrés sur le développement des filières agro-sylvo-pastorales par, la fourniture des semences, des équipements de production et de transformation, les infrastructures d’appui au développement des filières, les pistes de désenclavement, des magasins de stockage pour l’amélioration des capacités de commercialisation.

Dans la dynamique du développement participatif, ces actions  concerneront les communautés rurales qui renferment des couches vulnérables, pour réduire la précarité de ces  populations. Le FIDA en accompagnant le Gouvernement guinéen, s’est beaucoup déployé pour relever ce défi.

C’est pourquoi, à l’occasion de cette trente et unième session du Conseil des Gouverneurs qui constitue une tribune idéale, je voudrais ici, féliciter  et remercier le FIDA  pour les résultats déjà obtenus et aussi, renouveler la gratitude de mon  Gouvernement à l’endroit du Président du FIDA et de ses principaux collaborateurs qui  soutiennent sans relâche nos populations rurales dans la lutte contre la pauvreté.

Tout en remerciant l’ensemble des partenaires au développement pour leurs appuis technique et financier, je voudrais enfin réaffirmer, Mesdames et Messieurs, la volonté du Gouvernement guinéen d’atteindre les performances requises d’une agriculture productive et compétitive intégrant le marché régional et international, afin de lutter efficacement et durablement contre la pauvreté, l’insécurité alimentaire et la malnutrition qui sont les fléaux du monde rural.           

                                                                  
Je vous remercie.