Enabling poor rural people
to overcome poverty



Monsieur le Président du Conseil,
Monsieur le Président du FIDA
Excellences, Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs les Délégués,

Je voudrais tout d’abord, au nom de la délégation qui m’accompagne et a mon nom propre, vous adresser Monsieur le Président ainsi qu’aux membres de votre bureau mes sincères félicitations pour votre brillante élection à la présidence de cette 31ème session du Conseil des Gouverneurs du FIDA.
Permettez-moi ensuite, de m’associer à mes prédécesseurs pour souhaiter un plein succès aux travaux de la présente session et une bonne et heureuse année 2008 à tous les participants.

Monsieur le Président,
La présente session, consacre le 30ème anniversaire du FIDA, à cette occasion, il me plait de saluer les efforts louables déployés par le FIDA dans la lutte contre la faim et la pauvreté rurale à travers le monde. Cette détermination du Fonds de parvenir à un monde débarrassé de la faim et de la pauvreté s’est traduite par la mobilisation au profit du Mali, de plus de 140 milliards de FcfA à travers une dizaine de projets et programmes qui ont permis à plus de 250 000 familles d’améliorer leurs conditions de vie.

Ces actions ont eu des effets favorables sur les bénéficiaires notamment au niveau de la sécurité alimentaire, de l’accroissement des revenus, la création d’emplois pour les jeunes, la promotion des activités féminines, l’amélioration de la santé, le désenclavement et l’accès au système financier rural.

La présente session se tient quelques mois seulement après le lancement du Rapport de la Banque Mondiale sur le développement Mondial 2008 avec comme thème « l’agriculture pour le développement ». Il en est de même du rapport 2007/2008 du PNUD, 30ème du genre  sur le développement humain axé sur le thème « combattre le changement climatique dans un Monde divisé ». Tous ces deux rapports traitent du changement climatique et de son impact sur les pays en développement.

Aussi, nous nous réjouissons du choix du thème central de notre présente session portant sur « les défis et opportunités pour les petits exploitants agricoles dans le cadre du changement climatique et de nouvelles demandes à l’agriculture », questions qui seront abordées lors des trois tables rondes prévues.

Monsieur le Président,
L’objectif principal de la politique agricole dans nombre de pays est de contribuer à la sécurité alimentaire par une augmentation de la production et de la productivité et de lutter contre la pauvreté en améliorant le niveau et les conditions de vie des bénéficiaires par une meilleure organisation.

En harmonie avec cette approche, le Mali s’est engagé dans la voie d’une véritable révolution verte en affichant l’ambition de se placer à court terme, au rang des pays exportateurs de produits agricoles. Il dispose pour ce faire, de grandes potentialités en eaux et en terres.

Cependant à l’instar du Mali, les initiatives prises par les différents pays pour parvenir à la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire sont malheureusement placées sous la menace du changement climatique.

       D’après les scénarii consignés dans le rapport des Nations Unies, qui a fait l’objet d’une attention particulière lors de la récente rencontre de Bali, le réchauffement de la terre découlant du changement climatique entrainera des inondations, des sécheresses qui conduiront à des déplacements massifs de populations et à l’effondrement des systèmes agricoles qui entretiennent la survie de plusieurs millions de personnes.

    Face à cette situation catastrophique pour toute l’humanité, il nous paraît indispensable que le devoir de solidarité qui incombe à toutes les nations du fait qu’elles ont la planète en partage puisse agir pour parvenir à un consensus sur le respect des mesures et conventions proposées pour atténuer ce changement.

Par ailleurs, il importe que les pays pauvres en raison de leur faible part dans la production des gaz à effet de serre et de leur extrême vulnérabilité aux effets dévastateurs de ce changement climatique, soient crédités d’un droit d’assistance.

Monsieur le Président,
Les prix du carburant fossile augmentent sans cesse, et les prévisions n’étant pas optimistes la solution réside certainement dans le développement de sources d’énergie alternatives comme le biocarburant.

Dans ce cadre, le Mali comme tant d’autres pays a entrepris d’élaborer et de mettre en œuvre une politique et une stratégie visant à promouvoir la production de biocarburant par l’exploitation du Jatropha curcas, et d’autres plantes telles le sorgho sucré et la canne à sucre.

Nous partageons cependant l’idée qu’il faut avancer avec prudence en tenant compte des effets pervers éventuels sur les ruraux pauvres et de la compétition avec les espaces de production céréalière.

Monsieur le Président,
Mon pays suit avec intérêt le processus visant à asseoir la présence du FIDA sur le terrain. Il souscrit aux conclusions et recommandations de l’évaluation du Programme Pays.

L’adoption du système d’allocation des ressources fondé sur la performance est à sa troisième année, et les résultats de l’application de ce système sont positifs à ce jour. Nous approuvons le rapport d’avancement sur la mise en œuvre dudit système qui peut être amélioré par une plus grande rigueur dans la collecte des informations qui serviront à asseoir les bases de calcul pour l’affectation des quotas aux pays.

Nous approuvons les Etats financiers vérifiés pour le FIDA au 31 décembre 2006 ainsi que le Rapport du commissaire aux comptes y relatifs et félicitons le FIDA pour les résultats obtenus et l’exhortons à œuvrer davantage dans le sens des recommandations formulées.

Nous marquons notre accord pour les budgets administratifs et d’investissement du FIDA,  et de son Bureau d’Evaluation pour 2008 et les félicitons pour les économies réalisées par rapport à 2007.

Nous encourageons le FIDA à accélérer son transfert au nouveau siège mis à sa disposition par le pays hôte, que nous félicitons au passage pour l’appui constant apporté à notre organisation. Nous approuvons par la même occasion, la Résolution visant à étendre d’une année la période d’utilisation du montant non engagé des dépenses spéciales au titre \du nouveau siège.

S’agissant de la reconstitution des ressources du FIDA, nous espérons que la 8ème Reconstitution sera à la hauteur de la précédente. Mon Pays qui a fourni un immense effort en portant sa contribution de 10.000 dollars à 126.000 dollars EU entièrement versés à ce jour, entend maintenir cette tendance.

Nous saluons l’initiative et les efforts des Membres, de contribuer au renforcement des relations de coopération entre les trois Organisations des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture basées à Rome, en l’occurrence le FIDA, la FAO et le PAM.

            Pour terminer, je voudrais exprimer toute ma satisfaction et mes félicitations au Secrétariat du FIDA et à l’ensemble du personnel pour la qualité de l’organisation de la présente session, et les résultats excellents auxquels le FIDA est parvenu.

Je vous remercie de votre aimable attention.