Enabling poor rural people
to overcome poverty



Monsieur le Président de la 31ème session du Conseil des
Gouverneurs du FIDA,
Monsieur le Président du FIDA,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs le Représentants des
Institutions Internationales et Partenaires du FIDA,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,

Monsieur le Président,

Je voudrais joindre ma voix à celles des éminents orateurs qui m’ont précédé pour vous féliciter au nom de ma délégation et au mien propre à la suite de votre brillante élection à la Présidence de cette session.

C’est avec un réel plaisir que je prends la parole en cette heureuse circonstance pour partager avec vous la Stratégie de Développement Rural (SDR) de mon pays qui bénéficie de l’appui de nombreux partenaires techniques et financiers dont le FIDA, qui a toujours été aux côtés du Niger dans le combat qu’il mène en vue de son développement économique et social durable

Il m’est particulièrement agréable de remercier, au nom de S.E.M. MAMADOU TANDJA, Président de la République, Chef de l’Etat, le Président du FIDA, pour l’heureuse initiative qu’il a prise en faisant coïncider le lancement des manifestations commémorant  le trentième anniversaire de cette Institution, avec la présente session.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Permettez moi de profiter de cette tribune pour rappeler quelques réalisations accomplies par le FIDA pendant trois décennies au Niger et relever les défis qui attendent le Fonds dans sa principale mission à savoir, celle de « permettre aux populations rurales de se libérer de la pauvreté ».

S’agissant des principales actions réalisées dans le domaine agricole avec l’appui du FIDA au Niger, elles ont touché les quatre grands domaines suivants:

  • la restauration des systèmes dégradés par la sècheresse et la désertification 
  • les projets à caractère intégré dans la Région de Maradi où cette Institution concentre désormais ses interventions conformément à l’option nigérienne de régionalisation de la SDR
  • l’appui aux systèmes financiers ruraux ;
  • la réaction rapide du FIDA pour répondre aux effets des crises alimentaires conjoncturelles.

Ces interventions qui ont occasionné des investissements du FIDA de plus de 58 millions de DTS ont permis d’atteindre  des résultats à la hauteur des attentes des populations bénéficiaires.

L’appréciation de la performance ainsi obtenue a amené le FIDA à augmenter récemment son allocation au profit du Niger

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Concernant les perspectives de partenariat, nous réitérons le besoin d’appui à la mise en œuvre des programmes de la SDR, notamment ceux relatifs à l’irrigation afin de sécuriser la production alimentaire.

Il vous souviendra que le Niger a adopté en janvier 2002, une Stratégie de Réduction de la Pauvreté (SRP) dont l’ambition est de réduire l’incidence globale de la pauvreté de 63% à moins de 50% à l’horizon 2015, en assignant au secteur rural une place centrale.
Après une première étape de mise en œuvre, la SRP a été révisée dans une version intitulée «Stratégie de Développement Accéléré et de Réduction de la Pauvreté (SDRP) 2008-2012 » et présentée à la Table Ronde des bailleurs de fonds tenue à Bruxelles en octobre 2007.

C’est le lieu d’exprimer au FIDA et à son Président, la profonde gratitude du Gouvernement et du peuple nigériens pour leur engagement à soutenir le Niger dans la mise en œuvre de la SDRP, notamment en apportant son appui financier direct à travers ses projets d’investissements de plus de 40 millions de dollars US.

Par ailleurs, en novembre 2003 une Stratégie de Développement Rural a été adoptée par le Gouvernement. Son objectif global est de « réduire l’incidence de la pauvreté rurale de 66% à 52% à l’horizon 2015 ».

L’agriculture devra y jouer un rôle important car elle constitue la principale activité des populations rurales. A cet effet, et compte tenu des aléas climatiques, la maîtrise de l’eau à des fins d’irrigation est une condition essentielle pour la réussite de la mise en œuvre de cette stratégie.

La SDR s’articule autour de trois axes stratégiques suivants:

  • favoriser l’accès des ruraux aux opportunités économiques pour créer les conditions d’une croissance économique durable en milieu rural 
  • prévenir les risques, améliorer la sécurité alimentaire et gérer durablement les ressources naturelles pour sécuriser les conditions de vie des populations
  • renforcer les capacités des institutions publiques et des organisations rurales pour améliorer la gestion du secteur rural.

Mesdames et Messieurs

Dans la perspective de sécuriser la production agricole et d’assurer la souveraineté alimentaire, le Gouvernement a initié et adopté la SDR qui comporte 23 programmes et sous-programmes parmi lesquels quatre sont des programmes prioritaires d’investissement dont « le Programme de Lutte contre l’Insécurité Alimentaire par le Développement de l’Irrigation (PLIADI) ».

Il a en outre adopté le Plan d’Actions de la SDR et le Cadre des Dépenses à Moyen Terme (CDMT) qui font actuellement l’objet d’échanges entre les acteurs et partenaires du secteur aux niveaux national et régional.

La Stratégie de Développement Rural, unique cadre de toutes les interventions dans le secteur, s’inscrit parfaitement dans la perspective des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) qui visent notamment à:

  • éradiquer la pauvreté extrême et la faim 
  • promouvoir l’égalité de genre et
  • assurer la durabilité environnementale en préservant les forêts, en maintenant des aires protégées, en améliorant l’accès à l’eau et à l’assainissement et en sécurisant l’accès au foncier.

Le Gouvernement du Niger est conscient de l’ampleur des moyens qui doivent être mobilisés afin de permettre au pays de relever ce défi. Aussi, voudrais-je vous demander de bien vouloir y accorder un intérêt particulier.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,

Je voudrais terminer en indiquant que les résolutions issues de notre présente session feront l’objet d’une attention particulière du  Gouvernement du Niger, notamment celles relatives aux 7ème et 8ème reconstitutions  des ressources du FIDA.

A ce sujet, et afin de permettre à notre Institution de jouer pleinement son rôle, j’ai le plaisir d’annoncer la contribution de mon pays à hauteur de 50 000 dollars US au titre de la 7ème reconstitution déjà en cours et d’un montant égal au titre de la 8ème dont le processus sera engagé très prochainement.

Je vous remercie pour votre aimable attention.