Enabling poor rural people
to overcome poverty



Mesdames  Messieurs,

Au nom de mon pays, le Burundi, de la délégation que j’ai eu l’honneur de conduire ici à Rome et comprenant mon collègue Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, je me joins à toutes les délégations présentes à cette 32ème session du Conseil des Gouverneurs, pour remercier le pays hôte et saluer une fois de plus, les efforts soutenus de notre organisation le FIDA sous la présidence de Monsieur Båge en faveur des populations rurales pauvres.

La délégation burundaise l’a dit lors des sessions antérieures et ne cessera de le répéter. Depuis sa création il y a légèrement plus de 30 ans, le FIDA s’est toujours attaché à réduire la pauvreté rurale en mettant tout en œuvre, pour que les ruraux des pays en développement se libèrent de la pauvreté, éliminent la faim et la malnutrition, accroissent la productivité et les revenus, protègent leur environnement, bref, améliorent la qualité de leur vie.

C’est dans ce cadre propice à la lutte contre la pauvreté et conforme à la déclaration du Millénaire, que le Burundi continue à bénéficier des financements du FIDA, destinés à faire sortir les populations rurales burundaises de leur pauvreté.

Le Gouvernement du Burundi se réjouit des résultats déjà obtenus par les programmes du FIDA au Burundi et s’engage pour l’atteinte des OMD en général, et  les objectifs stratégiques du FIDA en particulier.

Qu’il nous soit permis, en cette occasion, de rendre un hommage mérité au FIDA, pour le financement des activités du milieu rural, au profit des couches les plus vulnérables de notre population à travers les projets en cours, et ceux qui sont prévus dans le nouveau plan d’actions que le Gouvernement du Burundi et le FIDA, viennent d’adopter pour la prochaine période de 5 ans.

Nous saisissons cette opportunité pour demander au FIDA d’être plus présent au Burundi comme il le fait dans d’autres pays, en y déployant son antenne de représentation.

Cela permettrait au FIDA, non seulement de créer des facilités supplémentaires pour son action de supervision directe des programmes et projets qu’il finance au Burundi, mais également de fournir un accompagnement plus physique de ses concours financiers.

Excellence  Monsieur le Président,            

En dépit  des efforts du Gouvernement du Burundi pour assurer la stabilité socio-économique du pays, le chemin à parcourir est encore long en termes d’amélioration de la situation de la pauvreté.

Celle-ci a continué de progresser dans toutes les provinces du pays et le Burundi est toujours classé parmi les pays les plus pauvres du monde.

Le pays doit également faire face à une pression démographique croissante dont les conséquences se mesurent en termes de dégradation des sols et des ressources naturelles. Le prix élevé des engrais et le déficit de fumure organique, limitent la restitution de fertilité aux sols et la productivité des cultures. De plus, les conditions climatiques défavorables de ces dernières années ont aggravé une situation alimentaire déjà précaire.

En outre, en dépit des efforts fournis et visibles sur le terrain, l’Etat est toujours confronté au problème de fournir à la population de façon régulière et continue, les infrastructures de base telles que la santé, l’éducation, l’eau potable, l’électricité et les transports publics, compromettant ainsi les chances de réalisation optimale des OMD.

Parallèlement au phénomène de dégradation des conditions de vie de la population burundaise, le pays a connu au cours de ces dernières années une dégradation significative de son cadre macroéconomique.

Nous saisissons cette opportunité pour remercier les Institutions de Bretton Woods ainsi que la Communauté internationale, qui ont bien compris cette difficile situation, et viennent d’effectuer une remise de dette en faveur du Burundi.

Au nom du Gouvernement du Burundi, permettez-nous, du haut de cette chaire, de leur adresser encore une fois nos remerciements les plus sincères.

Le Gouvernement du Burundi salue l’effort fourni par certains pays pour reconstituer substantiellement et durablement les ressources du FIDA. C’est grâce précisément grâce à la générosité de ces pays, que le FIDA réussira sans doute son objectif d’œuvrer pour que les ruraux pauvres viennent à bout de leur pauvreté en général et de l’insécurité alimentaire en particulier.

Malgré la précarité de ses ressources, le Burundi réitère son engagement à continuer à apporter toujours sa modeste participation pour soutenir la reconstitution des ressources du FIDA afin de contribuer à sa noble mission d’intervention en faveur des populations rurales pauvres.

C’est sur ces mots d’espoir, que je souhaite longue vie au Fonds, et plein succès au nouveau Président du FIDA.

Je vous remercie.