Monsieur le Président,
Tout d’abord, j’aimerais vous saluer ainsi que les autres membres du Bureau au nom de la délégation de mon pays tout en souhaitant que les travaux du Conseil seront couronnés de succès.
Nous félicitons et souhaitons la bienvenue à la délégation de la République des Îles Maréchales qui vient d’entrer au sein de cette grande famille.
Permettez moi, aussi, de présenter les meilleurs remerciements du Cap-Vert à notre Président sortant, Monsieur Lennart Båge, pour la leadership visionnaire dont il a fait preuve dans la conduite du FIDA au cours de ses mandats, lesquels ont sans doute été marqués par un robuste processus de réformes sans aucun sursaut en ce qui concerne l’efficience et l’efficacité de l’organisation et l’implémentation, avec un succès indéniable, de son programme, et ça à un moment profondément marqué non seulement par de grandes transformations a l’échelle globale comme par une des plus grandes crises que l’humanité n’avait jamais expérimenté.
Le processus qui a conduit à l’élection du nouveau Président est sans doute inédit de par son ouverture, interactivité due à la grande exposition des candidats au contact avec les membres du Conseil composant l’univers électoral, mas aussi pour la forte compétition entre les candidats tous dotés des meilleures qualités et qualifications.
Tout en exprimant notre satisfaction pour ce fait nous tenons à dire qu’elle est encore plus grande du fait que le choix est retombé sur un africain qui est bien l’incarnation de la nouvelle Afrique, laquelle s’est depuis longtemps levée dans l’horizon et s’efforce tenacement pour regagner sa place dans le monde.
Nos vives félicitations, donc, a notre cher ami, Mr Kanayo Felix Nwanze, tout en lui souhaitant les plus grands succès dans la conduite du FIDA.
Monsieur le Président élu, vous pouvez continuer a compter sur la coopération, aussi modeste soit-elle, que le Cap-Vert, son Gouvernement et Représentation permanente à Rome vous ont toujours assurée.
Nous n’avons aucun doute que le travail réalisé par le FIDA en coopération avec plusieurs partenaires publiques et privés internationaux et nationaux ont eu un grand impact dans la vie de millions de personnes. Nous sommes, toutefois, convaincus que beaucoup reste à faire tout au long de la nouvelle phase que nous sommes en train d’inaugurer, dans laquelle nous nous attendons à ce que, sur une nouvelle leadership, les équipes de gestion et techniques du FIDA sauront donner suite aux reformes et la production de résultats encore plus importants qu’auparavant avec imagination et en profitant de la grande capacité scientifique et technique dont dispose l’organisation
Nous n’avons pas d’autres alternatives si nous voulons atteindre les Objectifs du Millénaire et spécialement celui de la réduction à moitié des personnes affamées d’ici à l’an 2015 malgré les indicateurs négatifs qui, malheureusement, pointent dans le sens contraire.
Pour cette raison, la stratégie du FIDA de centrer son action sur les communautés rurales pauvres est, du point de vue du Cap-Vert, la plus adéquate surtout si nous tenons en considération la grande récession qui ravage le monde de nos jours, ainsi que la volatilité des prix des denrées alimentaires de base et du carburant, ainsi que les effets catastrophiques du changement climatique, lequel est sans aucun doute le plus grand danger qui pèse sur notre planète.
Nous espérons que le FIDA sera chaque fois d’avantage un facteur important dans la lutte contre la pauvreté et que sa coopération avec les organismes des Nations Unies et principalement avec ceux siégés à Rome se renforcera chaque jour une fois que devant la gravité et dimension des problèmes existants ou prévisibles la solution ne peut être trouvée sinon dans le cadre d’une action conjointe et concertée de plusieurs acteurs, soient-ils des organismes onusiens, du système financier international, les ONG, les Gouvernements ou surtout les communautés elles-mêmes, une fois que non seulement elles sont les destinataires de tous les efforts menés mais la garantie la plus sure du succès et durabilité de toute solution.
Je réitère la satisfaction du Cap-Vert pour la coopération avec le FIDA, ce qui a permis que, dans sa troisième phase, le projet a été étendu sur tout le territoire national avec le but de couvrir la totalité de l’univers des pauvres dans le milieu rural et ça dans toutes les îles habitées du pays sans perdre de vue la nécessité d’augmenter la qualité ainsi que de promouvoir une vraie appropriation nationale dans le cadre des efforts du pays visant l’allègement de la pauvreté de façon robuste et durable.
Le Gouvernement continuera à assurer sa reconnaissance et appui au Programme et nous ne doutons pas que la forte participation des populations et son esprit de solidarité ainsi que le sens de partenariat qui imprègne tous les acteurs continueront à constituer les facteurs décisifs pour qu’on puisse atteindre les résultats voulus.
En tant qu’un des pays pilotes du <<One-UN>> nous ne pouvons pas concevoir l’action du FIDA dehors ce cadre. Dans ce contexte nous ne pouvons qu’accueillir avec intérêt les vues de ceux qui, comme les délégations française et belge, ont proposé une action de proximité du FIDA à travers une plus élargie et effective présence dans les pays, dans la mesure où c’est ici qu’en grande partie se joue le succès ou pas des actions menées.
J’espère que sous la direction du Président élu, nous continuerons à renforcer les relations entre la Communauté des pays ayant le Portugais comme langue officielle et le FIDA suite à l’accord de coopération existant.
Notre participation dans cette réunion ainsi que dans le processus de sa préparation renforce notre croyance dans la vitalité du FIDA et dans sa volonté de contribuer chaque fois avec plus de détermination à la lutte contre la faim et la pauvreté dans le monde.
Merci.