Enabling poor rural people
to overcome poverty



Monsieur le Président du Conseil,
Monsieur le Président du FIDA,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi au nom du Gouvernement gabonais et en mon nom propre de joindre ma voix à celle des éminents orateurs qui m’ont précédé pour vous féliciter et vous adresser mes salutations à l’occasion de la 32ème session du Conseil des Gouverneurs de notre Institution.

Qu’il me soit permis d’exprimer notre gratitude et nos sincères remerciements à leurs Excellences Messieurs les Chefs d’États … pour avoir honoré nos assises de leurs présences et pour leurs messages pleins d’encouragement et de leçons bien utiles.

Le message du Secrétaire Général des Nations Unies a lui aussi retenu notre attention. Il traduit l’attachement de Son Excellence Ban Ki Moon aux idéaux de paix dans le monde et demeure pour nous une source d’inspiration.

Puis-je également saisir cette occasion pour adresser un très sincère et vibrant hommage au Président Lennart Båge qui, durant tout son mandat passé à la tête du Fonds, a su répondre aux espoirs qui étaient ceux des États membres.

C’est le cas de mon pays, le Gabon, qui a vu sa coopération avec le FIDA redémarrer sous sa présidence. Nous le félicitons également pour le succès obtenu lors des négociations pour la huitième reconstitution des ressources du FIDA, qui a permis d’obtenir des annonces de contribution record et qui augure d’une organisation forte financièrement.

Je voudrai aussi féliciter le nouveau Président.

Tous nos vœux l’accompagnent dans ses nouvelles fonctions.

Monsieur le Président,

À l’instar de tous les autres pays, le Gabon attend du FIDA qu’il continue à jouer pleinement son rôle en accompagnant les États dans leurs programmes d’assistance aux petits producteurs confrontés aux nombreux défis qui se présentent à eux dont les principaux sont l’accès aux marchés, la fluctuation des prix, les innovations technologiques et les changements climatiques.

Cependant, la problématique de la réduction de la pauvreté rurale doit continuer à être au centre des préoccupations du FIDA.

À cet effet, nous appuyons l’augmentation soutenue des dernières années de 10% en moyenne du programme de travail.

Nous souhaitons insister sur les besoins du continent africain et sur la nécessité de maintenir le volume des ressources du FIDA qui lui sont destinées à 50%.

Nous réitérons également notre position de prudence vis-à-vis du système d’allocation des ressources fondé sur la performance et encourageons son amélioration progressive.

Enfin, en tant que pays africain, nous tenons à exprimer notre grande préoccupation quant à la gestion des ressources humaines et voudrions voir s’adjoindre au facteur de compétence un meilleur équilibre régional.

Monsieur le Président,

À l’exemple des autres pays, le Gabon, pays importateur net des denrées alimentaires, fait face actuellement aux conséquences engendrées par la crise alimentaire et financière. Elles se manifestent particulièrement par :

  • L’augmentation de + de 50% des prix des intrants agricoles. 
  • L’augmentation du prix des denrées alimentaires (+17% en 2007). 
  • La baisse brutale des cours du caoutchouc et du pétrole. 
  • La baisse du niveau d’investissement dans le secteur agricole.

Cette nouvelle et déplorable situation a eu pour effet majeur d’accroître la vulnérabilité du pays vis-à-vis de l’extérieur pour son alimentation.

A cet effet et au regard du tableau décrit précédemment, le Gouvernement a adopté une nouvelle politique agricole et pris de mesures à court et moyen termes. Il en est ainsi de nouvelles lois dont l’une porte sur la politique agricole et l’autre sur le code des investissements en République gabonaise.

Ces nouvelles orientations visent à assurer la sécurité alimentaire et améliorer la contribution de l’agriculture dans le PIB par une production nationale accrue, de qualité et accessible à peu de frais. Il en est de même en ce qui concerne le nouveau programme d’investissement à moyen terme ou plan d’urgence de sécurité alimentaire.

Ce programme dont l’ensemble des mesures sont orientées prioritairement sur les petits producteurs et les petites et moyennes entreprises agricoles sera centré sur le développement de la production du manioc, du riz NERICA, de la banane plantain et douce (gros Michel), du maraîchage, et des produits carnés (volailles, porcins, lapins et ovins).

Le Gabon dispose de potentialités importantes avec 14 millions d’ha de terres fertiles dont 5 000 disponibles immédiatement, de l’eau et un climat favorable qui peuvent lui permettre de développer une agriculture stable, génératrice de croissance et de développement durable. Il sait pouvoir compter sur le soutien de ses principaux partenaires, notamment celui du FIDA, pour l’accompagner dans la mise en œuvre de ce plan d’urgence.

En effet, la coopération entre le FIDA et le Gabon a repris depuis l’année 2002 et se matérialise aujourd’hui par la mise en œuvre d’un Projet de développement agricole et rural, dont l’accord de financement a été signé en octobre 2007 et qui va s’exécuter en 6 ans dans la province du Woleu Ntem. Nous espérons pouvoir engager très rapidement un autre projet concernant le riz NERICA.

Le Gabon a manifesté cette volonté de reprise de coopération avec le FIDA en initiant un programme d’apurement de ses arriérés. Ceux relatifs aux prêts Appui au Paysannat Gabonais et aux contributions de la 2ème reconstitution ont été apurés entre 2005 et 2008.

Pour les arriérés des 3ème et 4ème reconstitutions le dossier se trouve au niveau de la Direction Générale de la Comptabilité Publique et du Trésor Gabonais pour une programmation de règlement. Le Gouvernement s’engage à poursuivre cet effort jusqu’à leur apurement total.

Enfin, conscient de ses responsabilités au niveau international et tenant, de ce fait, à pérenniser de manière solidaire l’œuvre du FIDA, l’État gabonais a décidé d’inscrire, à partir de l’exercice 2009, dans sa loi des finances, un montant fixe, chaque année, sur trois ans, pour éviter à l’avenir d’accumuler des arriérés et permettre de couvrir une contribution.

Je vous remercie.