Enabling poor rural people
to overcome poverty



Monsieur le Président du Conseil,
Monsieur le Président du FIDA,
Honorables Gouverneurs,

Monsieur le Président,

La délégation de Madagascar se réjouit de vous voir à nouveau assurer la présidence du Conseil. Nous sommes convaincus que sous votre présidence éclairée et grâce à votre talent nos travaux seront, j’en suis certain, couronnés de succès.

Monsieur le Président,

L’heureux évènement du jour étant l’élection du nouveau Président du FIDA, vous me permettez qu’à l’instar d’autres délégations, j’adresse mes chaleureuses félicitations à Monsieur Kanayo Nwanze pour sa brillante élection à la tête de notre Organisation. Ma délégation lui souhaite plein succès et l’assure de son appui.

L’arrivée d’un nouveau Président annonce le départ de l’actuel Président. Au nom du Gouvernement malgache et en mon nom personnel, j’adresse un vibrant hommage à Monsieur Lennart Båge, qui arrive au terme de deux mandats consécutifs pleins de défis relevés et de projets réalisés dans de nombreux pays dont Madagascar.

Son discours qui a mis en exergue les activités du FIDA et ses actions personnelles pour la réussite de la mission assignée à cette Organisation pour la lutte contre la pauvreté et pour la sécurité alimentaire en milieu rural, constitue une preuve éclatante de son engagement. En ce moment où il quitte le FIDA, je lui présente la gratitude du Gouvernement malgache et lui souhaite plein succès pour ses projets d’avenir.

Monsieur le Président,

La pertinence des sujets inscrits à notre ordre du jour, notamment les trois tables rondes consacrées aux problèmes de l’instabilité des prix alimentaires, du changement climatique et d’accès à la terre promet des débats fructueux.

En effet, masquée par la crise financière et économique mondiale qui existe depuis quelques mois, la crise alimentaire est toujours présente. La rencontre au plus haut niveau tenue à Madrid le mois passé sur la sécurité alimentaire, à laquelle le FIDA a activement participé a mis en lumière les effets de la fluctuation des prix sur les populations les plus pauvres.

Cette conférence a fait le bilan des progrès réalisés en la matière depuis le Sommet de Haut Niveau sur l’Alimentation à Rome en juin dernier.

Sans préjuger les résultats issus de ces trois tables rondes, je me permets d’indiquer ici que la meilleure solution afin d’éviter de prochaines famines, c’est d’investir massivement davantage dans l’agriculture pour stimuler la production et favoriser la sécurité alimentaire mondiale.

Par ailleurs, à mon humble avis, il est très urgent de renforcer la gouvernance mondiale de la sécurité alimentaire. Pour ce faire, il faudrait définir une nouvelle architecture de la gouvernance pour la sécurité alimentaire mondiale.

L’actuel Comité de la Sécurité Alimentaire Mondiale (CSA) dont j’ai l’honneur d’être l’un des Vice-Présidents, devrait devenir l’organe clé de cette nouvelle gouvernance, car il a un caractère universel. En effet, il est ouvert à tous les États Membres de la FAO et des Nations Unies ainsi qu’aux représentants d’autres Institutions internationales dont le FIDA, d’organisations professionnelles agricoles, d’ONG, de la société civile et du secteur privé.

Monsieur le Président,

Permettez-moi de vous brosser la situation de l’agriculture de mon pays avant de me prononcer sur certaines questions qui retiennent notre attention.

Madagascar se caractérise par un potentiel agricole considérable et par sa réputation en matière de biodiversité. Mais bien qu’elle ait une superficie de 587 000 km2 et que la superficie cultivable s’élève à 12 millions d’ha, 4 millions d’ha seulement sont mis en valeur. Le secteur agricole ou plus précisément le secteur primaire occupe la première place dans l’économie nationale. C’est ainsi que le Gouvernement malgache dans son Plan d’Action appelé « Madagascar Action Plan » (MAP), a mis l’accent sur le secteur agricole pour améliorer la production agricole et les conditions de vie de la population en milieu rural. Dans son engagement No. 4 intitulé Développement Rural, le MAP comporte six défis à relever, à savoir : sécuriser la propriété foncière, améliorer l’accès au financement rural, lancer une révolution verte, promouvoir les activités orientées vers le marché, diversifier les activités agricoles et accroître la valeur ajoutée.

Ainsi, le Ministère de l’Agriculture a lancé l’année dernière des cultures de contre saison dans 12 régions à fort potentiel agricole afin d’augmenter la production agricole, notamment rizicole.

Monsieur le Président,

Le FIDA et Madagascar ont ensemble parcouru un long chemin. De 1979 à ce jour, le FIDA a participé au financement de 13 projets de développement à Madagascar par des prêts et des dons, ce qui représente un investissement total de quelque 159,9 millions USD. Nous comptons bien entendu, sur une intensification de notre coopération avec le Fonds dans les années à venir conformément au Country Strategic Opportunities Paper (COSOP) 2007-2012.

Monsieur le Président,

Il est évident que la 8ème reconstitution des ressources du FIDA revêt une importance capitale pour l’avenir du Fonds et la pérennité de ses activités.

Madagascar, fidèle à sa tradition de solidarité internationale a annoncé sa contribution, aussi modeste soit-elle, à hauteur de 200 000 USD. Ma délégation souhaite que tous les membres puissent annoncer leur contribution en faveur de la 8ème reconstitution afin de permettre sa mise en vigueur le plus tôt possible.

Par ailleurs, j’aimerais annoncer ici que Madagascar a parrainé une salle de réunion au quatrième étage du nouveau bâtiment du FIDA.

Ceci témoigne de notre attachement à cette Organisation.

S’agissant du Programme de travail, du mécanisme de financement du développement des programmes et budget administratif et d’investissement du FIDA, ainsi que de son bureau de l’évaluation pour 2009, ma délégation approuve le projet de résolution présenté dans le document GC 32/L.7.

En outre, ma délégation note avec satisfaction le rapport de situation sur la mise en œuvre du système d’allocation fondé sur le résultat ainsi que le rapport de la situation relatif au Mécanisme Mondial de la Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse, en particulier en Afrique.

Je vous remercie de votre attention.