Monsieur le Président du Conseil,
Monsieur le Président du FIDA,
Monsieur le Représentant du Gouvernement italien,
Honorables Gouverneurs,
Excellences, Mesdames et Messieurs,
Je voudrais tout d’abord vous adresser à vous et aux Membres du Bureau mes félicitations pour votre élection comme Président et Vice- Présidents de cette importante session du Conseil des Gouverneurs de notre Organisation qui doit voir un nouveau Président élu à la tête du FIDA. L’occasion est donc propice pour dire toute notre satisfaction de l’excellent travail que notre Président sortant, Monsieur Lennart Bäge, a accompli durant ses deux mandats. Il a su durant cette période consolider les liens entre les membres, porter la reconstitution des ressources à des niveaux jamais égalés auparavant, et initié une réforme en profondeur qui devrait permettre au FIDA d’améliorer dans les pays où il intervient ses performances et son impact de développement. Il a su se faire l’avocat des pauvres ruraux au niveau des différents fora internationaux auxquels il a pris part, contribuant ainsi à faire figurer en bonne place dans les agendas internationaux la lutte contre la pauvreté rurale.
Je voudrais ensuite vous transmettre à vous et à l’ensemble des délégués ici présents, au nom du Gouvernement de la République du Mali et en mon nom propre, nos vœux de succès pour la présente session, et une bonne et heureuse année 2009 à tous.
Monsieur le Président,
Au Mali, la pauvreté est essentiellement rurale avec une incidence de 70 % touchant le plus les petites exploitations agricoles familiales. Notre pays entend ainsi faire du développement agricole le moteur de la croissance économique prenant appui sur la promotion de l’agriculture familiale comme souligné dans la Loi d’Orientation Agricole (LOA) dont le Mali s’est doté en 2006.
Aussi, avons-nous apprécié toute l’opportunité du thème central de la présente session « Les difficultés que rencontrent actuellement les petits producteurs et les solutions envisagées ».
Monsieur le Président,
Le grand défi qui se pose au Mali comme à bon nombre de pays en développement est l’augmentation de la productivité et la compétitivité agricole, afin de soutenir l’expansion d’autres secteurs de l’économie.
Pour y parvenir il conviendra de lever les contraintes auxquels les petits producteurs familiaux font face et qui ont pour noms entre autres: la faiblesse et / ou le manque de compétences, l’enclavement des espaces de production et des marchés, le faible accès au financement, le faible accès aux intrants de qualité (semences, engrais, produits sanitaires et phytosanitaires), la faible mécanisation de l’exploitation agricole familiale.
Fort heureusement, la Loi d’Orientation Agricole (LOA) qui prévoit des dispositions gérant ces contraintes et les risques agricoles par l’institution d’un Fonds National de Développement Agricole (FNDA), rendra le secteur primaire plus attractif aux investisseurs.
Monsieur le Président,
Le Monde aujourd’hui est confronté à des crises qui menacent l’atteinte des objectifs de Développement du Millénaire (OMD) à l’horizon 2015, au nombre desquelles la crise financière internationale, la flambée des prix des denrées alimentaires, le changement climatique et la prolifération des gaz à effet de serre, les conflits armés, etc.. Dans un tel contexte, la situation des petits producteurs risque d’empirer, contribuant à aggraver l’état de pauvreté dans lequel nos pays se trouvent actuellement.
Aussi, la levée des difficultés auxquelles les petits producteurs doivent faire face et dont nous venons d’évoquer certaines parmi les plus importantes, nécessite-t-il l’engagement politique sans faille des décideurs pour la promotion de la petite agriculture familiale.
En cela le succès de l’initiative Riz au Mali, qui visait à produire sur la campagne agricole 2008-2009, 1 million de tonnes de riz, s’est révélée une preuve éclatante de l’impact de l’engagement des hautes Autorités dans la promotion de la production, de la productivité agricole et des résultats auxquels les petits producteurs peuvent parvenir s’ils sont valablement accompagnés et soutenus.
La disponibilité dont le FIDA a fait preuve toutes ces années pour accompagner le Mali, est un gage permettant à terme de faire reculer la pauvreté dans notre pays grâce à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers les projets et programmes d’investissement rural. Ces projets et programmes contribuent à la sécurité alimentaire, à l’accroissement de la production et des revenus, à la promotion des activités féminines, à l’amélioration de la santé, au désenclavement et à l’accès au système financier rural.
A ce titre le Mali se réjouit de la préparation d’un Programme de micro-finance rurale dans le cadre du COSOP Mali, dont la formulation a débuté en février 2008, et qui sera soumis au Conseil d’Administration en 2009. Ce programme qui a pour objet de contribuer à l’accès durable des ruraux pauvres à des services financiers répondant à leurs besoins de développement socio-économique, s’attache à deux objectifs spécifiques:
Ces actions sont en harmonie avec les domaines d’intervention du Cadre Stratégique de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (CSCRP), cadre fédérateur et de référence des négociations et de l’intervention des Partenaires Techniques et Financiers du Mali.
Monsieur le Président,
Je voudrais féliciter la Direction du FIDA et le Conseil d’Administration pour les progrès enregistrés dans la mise en œuvre du plan d’action pour la réforme de l’Organisation en réponse aux recommandations de l’Evaluation Externe Indépendante (EEI).
Notre pays apprécie positivement les progrès enregistrés dans la mise en œuvre du système d’allocations fondé sur la performance (SAFP) et exhorte le Fonds à explorer toutes les voies d’amélioration éventuelle de ce système.
Ma Délégation approuve les Etats financiers vérifiés du FIDA au 31 décembre 2007 ainsi que le rapport du commissaire aux comptes y afférent et félicite le FIDA pour les résultats obtenus et l’exhorte à œuvrer davantage dans le sens de leur consolidation.
De même elle approuve le budget administratif du FIDA et de son Bureau d’Evaluation pour 2009.
Concernant la reconstitution des ressources du FIDA, je suis heureux de confirmer que mon pays maintiendra sa contribution à hauteur de celle de la 7ème reconstitution.
Nous voulons féliciter et souhaiter la bienvenue aux nouveaux membres et membres suppléants du Conseil d’Administration du FIDA et les assurons de notre disponibilité à les appuyer dans l’accomplissement de leur mission.
Notre pays, dont le mandat au Conseil d’Administration prend fin avec la présente session, adresse ses vifs remerciements à l’ensemble des membres de la Sous - liste C1 pour la confiance qui avait été placée en nous.
Ce fut pour nous un grand honneur de servir l’Afrique à ce poste.
Je ne saurais terminer sans adresser mes chaleureuses félicitations au nouveau Président du FIDA et lui souhaiter beaucoup de succès dans sa mission.
Enfin, je voudrais exprimer toute ma satisfaction et mes félicitations au Secrétariat du FIDA et à l’ensemble du personnel pour la qualité de l'organisation de la présente session. Ces remerciements s’adressent aussi au Pays hôte, l’Italie, pour tous les efforts consentis à l’endroit du Fonds et notamment la mise à disposition d’un nouveau siège moderne et fonctionnel.
Je vous remercie de votre aimable attention.