Monsieur le Président du Conseil ;
Monsieur le Président du FIDA ;
Honorables Gouverneurs ;
Mesdames et Messieurs;
Permettez moi, tout d'abord, au nom de la délégation qui m'accompagne et à mon nom propre, d’adresser à vous Monsieur le Président et aux membres de votre bureau, mes sincères félicitations pour votre brillante élection à la présidence de cette 33ème session du Conseil des Gouverneurs du FIDA.
Je voudrais ensuite, adresser mes salutations et mes félicitations au Directeur Général du FIDA et à toute son équipe, pour le travail remarquable et productif de tous les jours mené à la tête de l’Organisation.
Je suis par ailleurs grandement ému, de m’associer à tous ceux qui sont intervenus avant moi, pour manifester toute la compassion et renouveler la solidarité entière du peuple malien envers Haïti ; Pays durement frappé en ce début 2010, par une catastrophes de grande envergure qui l’aura profondément mis à rudes épreuves et endeuillé nombre de sa population.
Monsieur le Président ;
Honorables Gouverneurs
En adoptant comme thème central de notre présente session « Des résolutions des sommets aux champs des agriculteurs : changement climatique, sécurité alimentaire et agriculture familiale », vous mettez si opportunément en exergue, la nécessité de résorber la distorsion entre les belles résolutions adoptées au sortir des sommets et le passage effectif aux actions concrètes permettant aux producteurs ruraux qui constituent aujourd’hui 50% de ceux qui souffrent de la faim, de se sortir de cette situation et d’espérer organiser en toute quiétude, leur projet de vie à partir d’une agriculture devenue durablement productive et compétitive. Cela demande d’autant à être inscrit au tableau des urgences, que l’insécurité alimentaire mondiale s’est aggravée et continue de constituer une dangereuse menace pour l’humanité.
En effet, de l’analyse de la situation alimentaire mondiale, il transparaît que, de 854 millions en 2007, le nombre de personnes en prise avec l’insécurité alimentaire est passé selon les données recueillies auprès de la FAO, à 915 millions en 2008 pour atteindre 1 milliard en 2009. Cette tendance à la hausse est suffisamment révélatrice de la distorsion entre l’ampleur du phénomène et le manque de vigueur dans la mise en oeuvre des engagements jusqu’ici pris pour le contenir.
Devant le nécessaire besoin d’inverser cette tendance, les engagements récemment pris, comme celui du G-8 d’Aquila annonçant un montant de 20 milliard de dollars US et du Sommet Mondial sur la sécurité alimentaire , tenu en Novembre 2009 sous l’égide de la FAO, devront aboutir à des mobilisations effectives de ressources financières allant en faveur du renforcement des capacités des pays en développement de se doter d’outils politiques et économiques pour bâtir des programmes de développement stimulant leur production et leur productivité agricoles et de disposer de ressources conséquentes pour les réaliser.
Devant l’envergure du défit, il nous paraît également fondamental que la Communauté internationale se résolve à créer avec la diligence requise, un espace de solidarité pour la mobilisation de ressources à hauteur de situation, permettant de renforcer la capacité des organisations comme le FIDA la FAO et le PAM à soutenir la mise en œuvre de programmes agricoles porteurs au bénéfice notamment des petits exploitants agricoles.
Il importe par ailleurs que la communauté puisse se doter de capacités appropriées pour mieux prévenir et contenir les catastrophes naturelles ainsi que les conflits qui fragilisent le développement dans sa globalité et maintiennent les pauvres dans leur pauvreté sans grandes perspectives d’en sortir.
Monsieur le Président ;
Honorables Gouverneurs
Concernant le Mali, le Pays est mû par l’ambition de se doter d’une agriculture productive et compétitive en s’appuyant sur l’exploitation familiale pour évoluer vers une agriculture commerciale. Dans la réalisation de cet objectif, il nous a paru indiqué de formuler un Plan National cohérant d’Investissement du Secteur Agricole qui :
Monsieur le Président ;
Honorables Gouverneurs
Comme l’on le perçoit, ce Plan National d’Investissement dans le Secteur Agricole, jette les bases d’un système de gouvernance de la sécurité alimentaire plus cohérent et efficace et constitue une réponse fortement appropriée aux contraintes majeures de l’agriculture au Mali. C’est un vaste chantier ouvert par notre pays pour exploiter au mieux l’immense potentialité dont il regorge en terres et en eaux pour accélérer le rythme de son acheminement vers la réalisation des objectifs du millénaire et vers la réalisation de son ambition légitime de se positionner à court terme, comme puissance agricole.
Ce plan est évalué à ……………… Milliards de FCFA.
C’est le lieu pour moi, d’adresser un appel appuyé au FIDA et à toute la Communauté Internationale pour solliciter leurs concours financiers en vue d’accompagner les ressources propres du Mali à assurer la mise en œuvre de ce chantier combien salutaire pour notre pays.
Monsieur le Président;
Honorables Gouverneurs
La République du Mali, suit avec grand intérêt la mise en œuvre du processus de réforme du FIDA à travers le Plan d’Action élaboré pour donner suite aux recommandations de l’Evaluation Externe Indépendante (EEI), reconnue par l’ensemble des partenaires et des Institutions financières et Organisations internationales du système des Nations Unies comme un modèle unique et innovateur de référence.
Nous félicitons la Direction du FIDA et le Conseil d’Administration pour les progrès enregistrés dans la mise en œuvre de ce plan d’action, notamment l’élaboration de la politique de ciblage du FIDA.
Notre pays note avec satisfaction, les améliorations apportées aux systèmes d’allocations fondés sur la performance (SAFP).
Ma Délégation, après un examen approfondi des différents documents soumis à la présente session souhaite marquer son avis sur les points inscrits à l'ordre du jour de notre présente session.
Aussi nous approuvons les Etats financiers vérifiés du FIDA au 31 décembre 2009 ainsi que le rapport du commissaire aux comptes y relatif et félicitons le FIDA pour les résultats obtenus et l’exhortons à œuvrer davantage dans le sens de leur consolidation.
Nous approuvons en même temps le budget administratif du FIDA et de son Bureau d’Evaluation pour 2009.
Je voudrais terminer mon propos en m’associant à mes prédécesseurs pour souhaiter un plein succès aux travaux de la présente session et une bonne et heureuse année 2010 à tous les participants.
Je vous remercie.
18 février 2010