Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Mesdames, Messieurs,
C’est pour moi un honneur de prendre part, ici à Rome, à la 34 ème session du Conseil des Gouverneurs du Fonds International de Développement Agricole (FIDA).
Je suis d’autant plus heureux que cette session s’ouvre en un moment où notre Institution porte sa vision sur l’avenir des petits producteurs et des couches sociales vulnérables.
En effet, la présente session se tient dans un contexte de crise marquée par la hausse constante des prix des denrées de première nécessité et par un chômage généralisé, avec pour conséquences, des remous sociaux et politiques dans bon nombre de pays en développement.
Aujourd’hui, je peux affirmer que la Guinée est redevenue un pays normal prêt à emprunter la voie d’un changement qualitatif, avec l’arrivée à sa tête, du Professeur Alpha CONDE, Président de la République.
En son nom, j’adresse les sincères remerciements du Gouvernement à la communauté internationale pour son appui permanent à notre pays.
Dans ce contexte, il y a lieu d’apprécier la constance du FIDA dans sa vocation d’accompagnement des efforts de lutte contre la pauvreté.
On notera d’ailleurs, que malgré les turbulences socio-politiques qu’a connues la Guinée au cours des deux dernières années, le FIDA attaché à sa tradition de partenariat inconditionnel a poursuivi sans relâche les activités de ses programmes dans l’intérêt de nos populations rurales.
Cette attitude qui mérite une attention particulière, me donne l’occasion d’exprimer la profonde gratitude du Gouvernement guinéen à l’endroit du FIDA.
Mesdames, Messieurs,
Les exploitations familiales sont encore prépondérantes dans la plupart de nos pays et constituent un domaine d’activités des populations rurales où plus d'un ménage sur trois ne peuvent satisfaire leurs besoins alimentaires. Il apparait évident que les couches vulnérables sont les plus touchées par la pauvreté rurale.
C’est pourquoi, l’agriculture doit être une source de rémunération incitative, et de ce fait, il faudra encourager particulièrement les jeunes ruraux à se tourner vers la terre pour leur assurer une vie décente, en leur facilitant l’accès aux facteurs essentiels de production, c’est à dire la terre, le crédit et la formation.
C’est à juste titre que les jeunes, dont la tranche d’âge active représente plus de 60% des populations rurales des pays en développement, doivent être les véritables acteurs du développement.
Aujourd’hui comme demain, les sociétés seront constituées majoritairement de jeunes pour une population mondiale qui atteindra en 2050, le chiffre de 9 milliards. Ce qui nécessitera,l’augmentation au double de la production vivrière actuelle des pays en développement.
Des efforts considérables restent toujours à déployer pour investir dans l’agriculture. Cependant, malgré les engagements pris par les pays développés et les institutions financières internationales lors des sommets mondiaux de l’alimentation, le secteur agricole manque d’investissements appropriés.
Il en résulte que, l’agriculture continue d’être tributaire d’un faible taux d'utilisation d'intrants et d'équipements et aussi, d’un faible niveau de maîtrise de l’eau et d’un manque d'infrastructures rurales.
Au regard de ces défis, auxquels s’ajoutent les changements climatiques, il s’avère nécessaire de recourir à des innovations technologiques dans des programmes structurants axés sur l’appui aux producteurs, pour le développement des filières porteuses. Ces programmes doivent prendre en compte dans tout le processus, les jeunes ruraux et urbains en manque d’emploi et s’inscrire dans la promotion d’un secteur privé agricole compétitif répondant aux signaux des marchés.
C’est dans ce contexte que le Gouvernement guinéen souhaite renforcer le partenariat avec le FIDA, afin de répondre aux attentes de la population pour un développement durable, autour des actions prioritaires de sécurité alimentaire, de création de revenus et d’emplois en faveur du monde rural.
Je terminerais mon propos, Mesdames et Messieurs, en remerciant encore une fois, au nom du Gouvernement guinéen, le FIDA et l’ensemble des partenaires au développement pour leurs efforts considérables d’accompagnement dans la lutte contre la pauvreté, l’insécurité alimentaire et le chômage.
Je vous remercie.
19 Février 2011