Madame la Présidente du Conseil,
Monsieur le Président,
Chers collègues gouverneurs,
Mesdames, Messieurs de l’Assemblée,
J’ai l’honneur et l’immense plaisir de porter la parole au nom de la République d’Haïti devant cette auguste assemblée de la 35ème session du Conseil des Gouverneurs de la prestigieuse institution qu’est le FIDA. Je remercie très sincèrement son président Kanayo Nwanze de m’y avoir invité. Et je suis en train d’y participer avec un très grand intérêt vu que le programme gouvernemental haïtien, qui fait de l’agriculture l’un de ses piliers, sied parfaitement à la thématique de cette 35ème session, à savoir « La petite agriculture: nourrir le monde, protéger la planète ».
Déjà, l’Etat haïtien avait élaboré le Plan National de Sécurité alimentaire et Nutritionnelle 2010-2025, visant à éradiquer la faim dans le pays. C’était une stratégie qui va dans le sens de ces objectifs d’une Amérique Latine et d’une Caraïbe sans faim. Ce travail qui intègre les priorités du nouveau Gouvernement a profité de l’expérience de beaucoup d’experts, dont ceux du FIDA.
Monsieur le Président,
La mise en œuvre de ce plan exige des efforts colossaux tant du Gouvernement que des pays et institutions amis. Le peuple haïtien tout entier sait qu’il peut compter sur vous. Il n’a pas oublié et n’oubliera jamais votre diligence dans ses moments de grandes épreuves, notamment après les quatre cyclones qui ont heurté dangereusement le pays en deux mois, durant l’année 2008, le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a amputé la nation haïtienne de plus de 300,000 de ses membres et emporté 9% de son Produit Intérieur Brut et plus récemment le cyclone Thomas qui a affecté beaucoup de vies et de biens.
C’est trop pour un petit pays comme Haïti qui semble condamné à appliquer la politique de l’urgence. Cette politique n’est pas une option. Elle a ses limites, elle n’est pas génératrice de croissance.
Le moment est venu d’appliquer une vraie politique de développement qui répond parfaitement à la mission du FIDA qui n’est pas fondamentalement un bailleur de l’urgence. Nous sommes déjà en train d’évaluer sur le terrain, avec les responsables du Fonds, les résultats des projets exécutés pendant cette période d’urgence. Ceux qui paraissent intéressants seront retenus et appliqués dans des programmes régionaux plus vastes.
C’est l’un des atouts qui permettront à Haïti de développer une agriculture durable, innovante, compétitive et respectueuse de l’environnement. Une agriculture porteuse de croissance, donc susceptible de garantir une vie décente à ceux qui font le choix de vivre à la campagne.
C’est dans ce même ordre d’idée que nous participeront en juin prochain à Rio+20.
Œuvrons donc ensemble pour la petite agriculture durable aujourd’hui pour nourrir le monde demain et protéger la planète de façon durable.
Je vous remercie de votre attention.
23 février 2012