Enabling poor rural people
to overcome poverty



Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Gouverneurs, Monsieur le Président du FIDA,

C’est un grand honneur et un plaisir personnel de prendre la parole pour la première fois dans le cadre du Conseil des Gouverneurs du FIDA. Je me félicite de la qualité des discussions de ce jour sur les liens essentiels entre la lutte contre la faim et la gestion des écosystèmes au travers du soutien adéquat à la petite agriculture durable.

Le FIDA est, pour la Suisse, un acteur central pour le plaidoyer sur ces questions au niveau global : nous nous réjouissons ainsi de la participation active du Fonds à la préparation de la « Conférence sur le développement durable Rio+ 20 » où nous espérons vivement que la  contribution de l’agriculture durable à la « croissance verte » et à la réduction de la pauvreté  sera dûment reconnue. 

L’action du FIDA passe avant tout par la pertinence et l’efficacité de ses programmes et projets en faveur des ruraux pauvres, hommes et femmes, dans les pays en développement. Parmi les actions du FIDA qui me semblent pertinentes pour le thème discuté lors de cette session du Conseil des Gouverneurs, permettez-moi d’en  relever trois:

  • Assurer un lien entre l’innovation issue de la recherche agricole pour le développement, les savoirs traditionnels et la petite paysannerie : il s’agit de continuer de renforcer les capacités des organisations paysannes, notamment au travers du processus du « Forum paysan » tout en appuyant la mise en place de services d’appui-conseil rural adaptés et orientés sur la demande.
  • Sécuriser l’accès des ruraux pauvres à la terre et aux ressources naturelles : le processus de préparation des Directives volontaires pour la gouvernance responsable des régimes fonciers applicable  aux terres, aux forêts et aux pêches touche prochainement à sa fin : le FIDA restera un partenaire de choix des gouvernements, du secteur privé et de la société civile pour appuyer  la mise en œuvre effective de ces Directives.
  • Renforcer dès aujourd’hui les capacités de résilience de la petite agriculture durable aux risques de catastrophe et aux effets du changement climatique : il convient de donner aux populations rurales pauvres dans les pays en développement  les moyens de gérer à court et à moyen terme des écosystèmes qui sont souvent fragilisés par des pratiques agricoles inadaptées. 

En conclusion, j’ai l’honneur de vous annoncer que, sous réserve de l’approbation définitive du Gouvernement suisse, le montant total de notre contribution à FIDA-9 s’élève à 28.5 millions de francs suisses.  L’augmentation prévue de 33% par rapport à la précédente reconstitution atteste du crédit que nous portons au Fonds qui a démontré une pertinence  et un dynamisme retrouvés.

Je vous remercie de votre attention.

Rome 22 February 2012