Enabling poor rural people
to overcome poverty



Monsieur le Président du Conseil,
Monsieur le Président du FIDA,
Mesdames, Messieurs les Gouverneurs et membres de la Délégation,
Honorables invités,
Monsieur le Président,

Permettez-moi tout d’abord, au nom de la délégation du Burkina Faso, d’adresser à vous-même, Monsieur le Président, et aux membres du Bureau, nos sincères félicitations pour votre élection à cette grande responsabilité de la direction des travaux de la 36ème session du Conseil des Gouverneurs du FIDA.

Aussi, recevez ici, et au nom de ma délégation, nos meilleurs vœux pour cette année 2013. Qu’elle soit pour vous-même, aux membres du Bureau et à toute la grande famille du FIDA, une année de paix, de santé et de succès.

Je voudrais ensuite témoigner à Monsieur Kanayo F. Nwanze, cinquième président du FIDA depuis le 1er avril 2009, notre satisfaction totale pour les actions qu’il a menées durant son mandat, pour la lutte contre la pauvreté endémique et l’insécurité alimentaire dans le monde en proie à de graves conjonctures, politiques, économiques et sociales.

Monsieur Nwanze a toujours œuvré à travers le monde en sorte que l’agriculture figure en bonne place sur l’agenda international pour le développement, et plus particulièrement pour mon pays, le Burkina Faso, pour l’établissement d’un partenariat fructueux et la promotion d’une agriculture prospère et rentable pour les petits producteurs.

La 36ème session coïncide avec la fin du premier mandat de Monsieur Kanayo F. Nwanze, Président du Fonds, qui fait l’unanimité des membres du Fonds autour de sa personne, pour ses qualités morales et intellectuelles avérées, et sa vision réaliste et pragmatique des problèmes de développement agricole.

Ma délégation saisi cette opportunité pour lui rendre hommage, rendre aussi hommage au FIDA, à toutes les institutions et tous les organismes, en un mot, à tous ceux qui s’impliquent pour l’amélioration des conditions de vies des populations rurales et la réalisation de la sécurité alimentaire dans les pays en développement.

Au titre du dernier rapport relatif à la 9ème reconstitution des ressources du FIDA, nous tenons à saluer la forte mobilisation des pays membres qui, malgré la morosité de l’économie au niveau mondial, ont permis au FIDA de réaliser des résultats appréciables à la date du 31 décembre 2012. Cela dénote de l’intérêt qu’ils portent aux activités du FIDA dans le cadre de sa lutte contre la faim.

Nous osons croire que tous les pays membres et les donateurs du FIDA, consentirons encore plus d’effort et de sacrifice pour augmenter les capacités d’action du Fonds, à travers leurs contributions à temps à la 9ème Reconstitution des ressources.

Le Gouvernement du Burkina Faso confirme le niveau annoncé de sa contribution pour la 9ème Reconstitution des ressources du FIDA qui est en augmentation de 25% par rapport à celle de la 8ème. L’instrument de contribution est déposé depuis le 08 octobre 2012 et les modalités pratiques sont prises pour les versements.

Monsieur le Président,

La période 2010-2012 a été pour le Burkina Faso, avec l’appui du FIDA, un temps de consolidation des acquis pour le renforcement des gains d’efficience, avec pour finalité, la réalisation des objectifs de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable du Burkina Faso 2011-2015 ( SCADD) et du Programme national du secteur rural (2011-2015) qui sont les cadres fédérateurs de tous les projets/programmes de développement initiés avec les partenaires techniques et financiers.

Aussi, le FIDA concentrera ses efforts sur l’harmonisation, l’innovation, le renforcement des partenariats et la concertation sur les politiques. Le Fonds mettra à profit son expérience de terrain afin de renforcer l’efficacité et l’impact de ses opérations dans une optique de collaboration et de responsabilisation réciproque. Le secteur privé sera lui aussi mis à contribution pour la fourniture de biens et de services aux populations rurales.

La recherche de perspectives nouvelles en terme de modalités de financement de l’agriculture et de développement rural ainsi que d’enseignements à tirer de l’aide au développement traditionnel pour une agriculture intéressante et rentable pour les ruraux, exige du FIDA et des Partenaires techniques et financiers, des initiatives pour instituer des types de collaborations fructueuses avec tous les acteurs, y compris les populations rurales, sur le plan du partage des savoirs et de la mobilisation des ressources financières. Par conséquent, notre délégation souscrit entièrement au thème central de cette 36ème session du Conseil des Gouverneurs intitulé : La force des partenariats : nouer des alliances pour une agriculture paysanne viable.

Monsieur le Président,

Au moins 70% des personnes très pauvres de la planète vivent en zone rurale et
2 milliards de personnes vivent avec moins de 2 dollars par jour. Aussi, la situation alimentaire et la pauvreté constituent un frein aux actions de développement de nos pays, surtout en Afrique Sub-sahélienne en général et au Burkina Faso en particulier. Ces statistiques nous interpellent tous pour une solidarité internationale conséquente afin de soulager la souffrance de toutes ces populations à travers le monde, confronté aux effets néfastes des aléas climatiques.

En effet, les dix dernières années au Burkina Faso ont été caractérisées par une alternance de campagnes agricoles légèrement excédentaires et souvent déficitaires suite aux mauvaises répartitions des pluies dans le temps et dans l’espace.

Le Conseil des Ministres du mercredi 7 février 2013 a adopté le rapport relatif aux résultats définitifs de la campagne agropastorale 2012-2013.

La production céréalière (sorgho, mil, mais, riz, etc.), pour cette campagne, est évaluée à 4 898 544 tonnes, soit une hausse de 33,6% par rapport à la campagne précédente et de 26,9% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

La production des autres cultures vivrières (légumineuses, tubercules, etc.) elle est estimée à 869 806 tonnes, soit une hausse de 19,2% par rapport à la précédente et de 29,9% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes.

Quant à la production des cultures de rentes, elle s’élève à 1 043 164 tonnes, soit une hausse de 28,1% par rapport à la campagne précédente et de 16,5% par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes.

L’excédent de production de cette campagne 2012-2013 est dû en grande partie à la pluviométrie exceptionnelle enregistrée et à une bonne répartition spatio-temporelle.

Des mesures sont prises par les autorités pour une bonne gestion des excédents céréaliers :

  • Collecte et stockage des excédents dans les magasins des groupements villageois et/ou des coopératives ;
  • Achats des excédents et stockage par la Société nationale de gestion des stocks de sécurité (SONAGESS) ;
  • Formation des Organisations paysannes dans le cadre de la gestion des stocks.

Toutes ces initiatives requièrent le concours de l’Etat et des partenaires au développement pour une mise en commun des moyens financiers et des connaissances.

Pour terminer Monsieur le Président, permettez-moi de vous transmettre la gratitude des Plus Hautes Autorités de mon pays au Fonds pour ses interventions combien salutaires pour la population burkinabé en général et celle rurale en particulier.

Dans la même veine, nous réitérons notre reconnaissance à notre institution commune, le FIDA et à Monsieur Kanayo F. Nwanze, toutes nos félicitations pour les bons résultats engrangés par le Fonds, sous son impulsion, durant son premier mandat.

Je vous remercie.