Enabling poor rural people
to overcome poverty



Monsieur le Président du FIDA,
Mesdames, Messieurs les Gouverneurs du FIDA,
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs,
Distingués Invités,

Au nom du Gouvernement de la République du Burundi, je voudrais tout d’abord féliciter le Docteur Kanayo F. Nwanze, pour sa réélection à la tête du Fonds International de Développement Agricole (FIDA).

Permettez-moi, Monsieur le Président, de saisir cette occasion pour vous féliciter de votre leadership et de la qualité de gestion de cette prestigieuse institution dont vous avez la charge. Je vous remercie particulièrement de tout l’appui que vous n’avez pas cessé d’accorder au Burundi au cours de votre premier mandat, pendant lequel mon pays a vu les investissements pour la lutte contre la pauvreté rurale, grâce à l’appui indéfectible du FIDA, pour atteindre un niveau jamais atteint auparavant.

C’est aussi un réel plaisir pour le Burundi de participer à cette trente-sixième session du Conseil des Gouverneurs du FIDA dont le thème central est : « La force des partenariats : nouer des alliances pour une agriculture paysanne viable ».

Le partenariat pour cette session de notre Conseil est un excellent thème, car un partenariat de qualité entre les gouvernements, les organisations rurales à la base,
les paysans et les donateurs, est essentiel pour contribuer à sortir les ruraux pauvres de la pauvreté.

Monsieur le Président du FIDA,
Mesdames, Messieurs,
Distingués Invités,

Pour ceux qui ne connaissent pas le Burundi, notre économie repose essentiellement sur une agriculture de subsistance, caractérisée par une très forte population rurale (plus de 95% de la population totale), un émiettement des exploitations (moyenne inférieure à 0,5ha) et une très faible productivité. La précarité de cette situation vient d’être aggravé par l’incendie qui s’est produite au marché central de Bujumbura, qui est le premier grenier agro-alimentaire du pays et qui a cause des dégâts énormes dans un pays qui commençait à se relever après plus d’une quinzaine d’années de guerre civile. Nous profitons de cette ultime occasion pour solliciter le soutien de la Communauté Internationale en général, et du FIDA en particulier.

À l’instar d’autres pays membres du NEPAD, le Burundi a pris l’engagement : (i) de créer un environnement favorable à une meilleure compétitivité du secteur agricole et rural ; (ii) d’atteindre l’objectif de croissance de 6% dans le secteur agricole et de mobiliser les ressources nécessaires pour réaliser les investissements correspondants ; (iii) d’allouer des ressources à hauteur de 10% du budget national au secteur agricole, conformément aux engagements pris lors du Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernements de l’Union Africaine à Maputo en 2004 et (iv) de créer un cadre de référence coordonné pour le financement bilatéral et multilatéral du secteur agricole. Je tiens ici à remercier le FIDA pour l’appui qu’il a donné au Burundi dans la cadre de la formulation du PNIA, étape essentielle pour la concrétisation des objectifs du CSLP II.

Monsieur le Président du FIDA, je voudrais vous remercier, au nom de mon gouvernement et du peuple burundais, pour votre appui au secteur agricole de mon pays.

Des études d’impact réalisées pendant l’année 2012 dans le cadre de la revue à
mi-parcours du programme-pays (COSOP) du FIDA pour le Burundi a montré que les projets financés par le FIDA contribuent à réduire dans une grande mesure l’incidence de la pauvreté et à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition des groupes cibles dans les provinces d’intervention.

Monsieur le Président du FIDA, lors de votre visite au Burundi au mois de mars 2012, vous avez réitéré l’engagement du FIDA à appuyer le Burundi dans la mise en œuvre du Cadre Stratégique de Croissance et de Lutte contre la Pauvreté de deuxième génération (CSLP II) et du Plan National d’Investissement Agricole (PNIA). Nous vous en remercions beaucoup.

Le Gouvernement du Burundi a compris depuis longtemps le thème de cette session du FIDA « La force des partenariats permettra de nouer des alliances pour une agriculture paysanne viable ». Il l’a fait la pierre angulaire dans son Plan National d’Investissement Agricole (PNIA) en renforçant le partenariat public et privé dans le développement de son agriculture en vue d’assurer à tous les Burundais la sécurité alimentaire et la bonne nutrition en quantité et en qualité.

Conformément à la stratégie de lutte contre la pauvreté, la concertation entre l’Etat et les acteurs privés est un axe fort du PNIA pour tout à la fois assurer une implication effective du secteur privé dans la mise en œuvre du programme et son suivi-évaluation et pour augmenter la contributions des opérateurs privés au financement du secteur, notamment au travers de partenariats public/privé.

Monsieur le Président du FIDA,
Mesdames, Messieurs,
Distingués Invités,

Je m’en voudrais de terminer mon allocution, sans réitérer encore une fois mes vifs remerciements au FIDA et à son Président pour leur soutien inlassable au développement du secteur agricole et à l’éradication de la faim dans le monde et en particulier dans les pays en voie de développement comme le mien.

Je tiens ici aussi à remercier toutes les autres volontés qui ont appuyé le Burundi et je voudrais citer ici le Global Agriculture and Food Security Programme (GAFSP), le Fonds de l’OPEP pour le Développement International (OFID), l’Union Européenne (UE), la Belgique, la FAO, l’UNICEF et le PAM dans la cadre de leur partenariat avec le FIDA pour l’appui à mon pays dans la mise en œuvre d’actions ciblées pour le monde rural burundais en appui au CSLP et au PNIA.

Je souhaite plein succès aux travaux de cette trente-sixième session du Conseil des gouverneurs du FIDA.

Que Dieu vous bénisse, je vous remercie.