C’est un immense privilège du Ministre de l’agriculture que je suis de prendre la parole devant cette auguste assemblée des gouverneurs du FIDA pour exprimer la position de notre pays.
Je voudrais tout d’abord exprimer au nom de mon pays, la Côte d’Ivoire, et de la CEDEAO, mes vives félicitations à l’endroit du Dr Kanayo Nwanze pour sa brillance réélection à la tête du FIDA. Je vous prie de recevoir aussi, toute la reconnaissance de la Côte d’Ivoire au FIDA et en particulier à son président, pour son soutien inestimable, depuis des décennies à notre pays.
La participation de la Côte d’Ivoire à cette présente session se justifie par la volonté de notre pays et ses dirigeants, avec à leur tête Son Excellence le Dr Alassane Ouattara d’apporter son soutien au Président du FIDA pour tous les efforts déployés en faveur des pays pauvres et surtout de sa volonté de poursuivre les appuis aux petits producteurs de nos pays.
Ensuite notre participation s’appuie sur l’intérêt du thème de la session qui cadre parfaitement avec les objectifs de notre Programme National d’Investissement Agricole (PNIA) qui a eu l’appui des Partenaires Techniques Financiers en général et en particulier la participation du FIDA pour sa mise en œuvre. Le PNIA est conçu avec un financement estimé à 2040 milliards de CFA Franc. Ce financement est essentiellement basé sur l’apport du secteur privé.
Le FIDA participe actuellement à la mise en œuvre du PNIA avec deux projets majeurs : il s’agit du Projet d’Appui à la Réduction de la Pauvreté (PRAREP) pour un montant de 25,86 millions USD et du Projet d’Appui à la Production Agricole et a Commercialisation (PROPACOM) qui se chiffre à 28,97 millions USD. Les deux projets interviennent dans les régions du Nord et du Nord Est de la Côte d’Ivoire où le taux de pauvreté est le plus élevé.
Les programmes agricoles en cours d’exécution dans notre pays intègrent désormais les demandes croissantes qui proviennent des pays voisins, notamment celles liées à la crise au Mali.
Il est prévu de travailler avec la FAO, le FIDA et le PAM pour que notre pays joue son rôle naturel de grenier de la sous région. La réalité alimentaire dans la sous région va au-delà du cas du Mali qui est en crise. Actuellement tous les pays voisins de la Côte d’Ivoire s’approvisionnent d’une manière ou d’une autre en produits alimentaires à partir de notre pays. Nos efforts doivent être donc encore plus grands.
C’est pourquoi nous nous félicitons des engagements futurs du FIDA en Côte d’Ivoire.
En effet lors de la table ronde sur la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du Programme National d’investissement agricole, le FIDA a annoncé son intention de financer un projet d’appui à la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire pour un montant de 20 millions USD.
Comme nous le constatons à travers les interventions du FIDA en Côte d’Ivoire, la coopération entre le FIDA et mon pays est en parfaite cohérence avec le thème de la présente session : « La force des partenariats : nouer des alliances pour une agriculture paysanne viables ». En effet nos programmes de sécurité alimentaire sont basés sur les petits producteurs. Le rôle du secteur privé est de favoriser la collecte et la mise en marché des productions.
Je voudrais donc, avant de clore mon intervention, réaffirmer la volonté de mon pays à honorer ses engagements pris vis-à-vis du FIDA.
Je vous remercie.