Enabling poor rural people
to overcome poverty



Monsieur le Président du Conseil des Gouverneurs,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs les gouverneurs,
Monsieur le Président du FIDA,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,
Honorables délégués,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,

 

La Délégation camerounaise que je conduis est heureuse de prendre la parole devant cette auguste assemblée, à l’occasion de la trente-sixième session du Conseil des gouverneurs du FIDA.

Je voudrais, pour commencer, remercier chaleureusement le Gouvernement et le peuple italiens pour leur hospitalité manifestée à notre endroit depuis notre arrivée.

May I equally seize this opportunity to whole-heartily and warmly congratulate Mr. renew to Kanayo Nwanze, for his re-election as President of IFAD, proof of the confidence bestowed upon him by the entire membership of the Organization, and to re-affirm the Commitment of the Government of Cameroon to work very closely with IFAD towards the fulfillment of its noble goal of reducing rural poverty.

Je voudrais également saisir cette occasion pour féliciter chaleureusement M. Kanayo Nwanze pour sa réélection en tant que Président du FIDA, preuve de la confiance qui lui a accordée l'ensemble des membres de l'Organisation, et pour réaffirmer l'engagement du gouvernement du Cameroun à travailler en étroite collaboration avec le FIDA dans l'accomplissement de son noble objectif de réduire la pauvreté rurale.

Par ailleurs, je me réjouis de la manière efficace et harmonieuse avec laquelle le Bureau conduit, depuis l’année dernière, sous le leadership de S.E. Marie-Josée Jacobs, les travaux du Conseil des gouverneurs du FIDA. Je saisis donc cette occasion pour transmettre au Gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg, les amitiés renouvelées du Chef de l’État, le Président Paul Biya, du Gouvernement et du peuple camerounais tout entier.

Chers collègues Gouverneurs du FIDA,
Mesdames et Messieurs les délégués,

Le monde a besoin d’innover pour relever le défi d’une agriculture durable, dans un environnement caractérisé par une compétition croissante sur des ressources naturelles et les productions agricoles limitées, et par les effets du changement climatique. Nous n’oublions pas qu’en Afrique, cette agriculture se trouve essentiellement entre les mains des petits producteurs. Dans ce contexte précis, la maitrise de l’environnement des partenariats est essentielle pour garantir une participation effective de toutes les parties prenantes, y compris les petits producteurs et les jeunes, à l’effort de l’augmentation de la productivité et la production agricoles.

C’est donc à juste titre que le thème central du Conseil des gouverneurs de cette année : " La force des partenariats: Nouer des alliances pour une agriculture paysanne viable ", se révèle être actuel et particulièrement pertinent.

La réflexion autour de ce thème permettra, au sortir de cette session, j’en suis convaincu, d’identifier les types de partenariats innovants, susceptibles de garantir le financement adéquat des activités de production agricole, mais également la facilitation de l’accès aux marchés pour les petits producteurs.

La délégation du Cameroun se réjouit des initiatives déjà prises par le FIDA, avec le soutien de son Conseil d’administration, pour assurer aux petits producteurs, des capacités supplémentaires en matière de financement pour des projets innovants. Je citerai en passant la facilité de co-financement du Fonds fiduciaire espagnol pour la sécurité alimentaire et le Programme d’adaptation à la petite agriculture paysanne (ASAP). Nous pensons qu’une grande partie de ces capacités supplémentaires de financement devrait servir à préparer des programmes qui permettraient de forger et de soutenir des partenariats efficaces et porteurs.

Plusieurs aspects de la coopération Sud-Sud restent, à ce jour, non encore explorés. C’est le lieu de prospecter ce champ encore immense, afin de développer des outils qui favorisent l’émergence de partenariats innovants qui soient bénéfiques pour toutes les parties prenantes. Les programmes du FIDA devront s’y atteler, comme l’auront souhaité les pays membres dans le rapport sur la neuvième reconstitution des ressources du FIDA.

Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,

Nous avons pris l’habitude de débattre des grands sujets internationaux sans pour autant que sur le terrain, la mise en œuvre des recommandations soit effective. Très souvent, les petits producteurs agricoles, qui sont tenus au courant des engagements pris sur le plan international, se demandent comment cela peut se traduire, sur le plan national, par une amélioration de leurs capacités de production. Aujourd’hui plus qu’hier, le secteur agricole, pour jouer le rôle qui est le sien en matière de sécurité alimentaire tout en préservant l’environnement, a besoin de financements nouveaux et innovants. Un partenariat public-privé-Société civile peut, à cet égard, être déterminant.

Dans les pays africains, d’une manière générale, les expériences de ce type de partenariat dans le domaine agricole restent encore peu développées. La systématisation des questions de partenariats dans les programmes du FIDA dans les pays est, de ce point de vue, une idée à développer davantage. Je reste convaincu que ce chantier, s’il est effectivement entamé, modifiera fondamentalement le mode opératoire du FIDA sur le terrain.

Sur ce plan, le Cameroun, qui bénéficie de l’appui du FIDA dans plusieurs domaines de la production agricole et du développement rural, s’est engagé à densifier son réseau de partenaires techniques dans la mise en œuvre des programmes du FIDA parce que tout le monde y gagne.

Je vous remercie de votre aimable attention.