Enabling poor rural people
to overcome poverty



Monsieur le Président du Conseil des Gouverneurs,

Monsieur le Président du FIDA,

Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,

Mesdames et Messieurs les Délégués et Observateurs,

 

Je voudrais m'associer à mes prédécesseurs pour souhaiter une bonne et heureuse année 2013 à tous les participants et plein succès aux travaux de la présente session.

Le thème central de cette 36ème session « La force des partenaires : nouer des alliances pour une agriculture paysanne viable » sera le fil conducteur des échanges. Ce forum constitue à mes yeux une merveilleuse occasion d'exposer et d'échanger les meilleures pratiques, les savoirs et les instruments utiles à l’établissement de partenariats fructueux ainsi qu’à la promotion d’une agriculture durable et rentable pour les petits agriculteurs.

Au Mali, comme partout ailleurs, il y a aujourd’hui nécessité de définir les nouvelles formes de partenariat et d’améliorer les partenariats existants, car l’environnement de l’agriculture a subi des modifications profondes avec l’apparition de nouveaux acteurs, de nouvelles alliances avec des enjeux et des risques. Il en est de même de l’environnement dans lequel interviennent les donateurs traditionnels avec l’apparition de nouvelles entités publiques et privées, des modalités d’engagement et un sens de responsabilité mutuelle plus élevé.

Qu’il soit formel ou informel, le partenariat repose sur une volonté commune de promouvoir les intérêts des partenaires, en mettant à profit de manière transparente et équitable, leurs forces et leurs ressources.

Dans le domaine de l’agriculture et du développement rural, les partenariats peuvent prendre la forme de projets d’investissement, de système de sous-traitance, de mécanismes d’association. Mais pour que les petits exploitants participent efficacement au développement du partenariat avec d’autres entités ils ont besoins d’unir leurs forces en associations ou en coopératives.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,

La politique de Développement Agricole au Mali telle que nous la voulons repose d'une part sur la modernisation de l’agriculture familiale et d'autre part sur la promotion de l’entreprise agricole. Nous sommes convaincus que cette option est un facteur de l’émergence d’un secteur agricole équilibré, compétitif et intégré dans l’économie
sous-régionale.

Nouer des alliances pour une agriculture paysanne viable, de notre point de vue signifie :

  • renforcer la collaboration entre l'Etat et ses partenaires, à savoir les PTF, les organisations sous-régionales, les ONG, les collectivités décentralisées ;
  • diversifier les partenariats en mettant un accent particulier sur le partenariat
    Sud-Sud ;
  • renforcer les relations entre les organisations paysannes nationales regroupées au sein des faîtières et les interprofessions.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,

Le Mali vit une situation inédite de son histoire, caractérisée par une crise sécuritaire et socio–politique sans précédent. L’occupation des régions nord du pays, a entrainé l’arrêt des activités économiques sur le terrain.
Les populations désemparées ont ainsi pris le chemin de l’exil.

Dans ce contexte difficile, le Programme d’options stratégiques pour le pays (COSOP) a pris fin en 2012, le Gouvernement malien et le FIDA, ont décidé conjointement de différer la préparation d’un nouveau COSOP. Ainsi, un programme minimum, conforme à la vision du Mali, a été élaboré en attendant le règlement de la crise.

L’appui constant du FIDA pendant ce moment difficile pour le Mali est un signal fort de son engagement dans ce pays.

La République du Mali, est membre du Conseil d’Administration du FIDA depuis 2006 et suit avec grand intérêt, la mise en œuvre du processus de réforme du FIDA. Au nom du Gouvernement et des institutions du Mali, je tiens à exprimer notre profonde gratitude à l'endroit du FIDA pour les remarquables progrès enregistrés, notamment pour l’engagement accru du FIDA dans le processus d'élaboration, de financement et d'exécution des projets.

Mon pays note avec satisfaction, les améliorations apportées aux systèmes d’allocation des ressources fondés sur la performance.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Gouverneurs,

Après un examen approfondi des différents documents soumis à la présente session, mon pays approuve par ma voix, les points inscrits à l'ordre du jour.
Il approuve également les Etats financiers consolidés du FIDA au 31 décembre 2011 ainsi que le rapport du Commissaire aux comptes.
Il approuve enfin, les budgets du FIDA et du Bureau Indépendant de l’Evaluation du FIDA pour 2013.
Concernant la neuvième reconstitution des ressources du FIDA, le Mali se joint à ceux qui estiment que le FIDA mérite qu'on lui accorde des ressources à hauteur de ses ambitions.
Je félicite et souhaite la bienvenue aux nouveaux membres et membres suppléants du Conseil d’Administration du FIDA.
Je demande au Conseil d’Administration d’approfondir la réflexion sur les voies et moyens permettant au Mécanisme Mondial de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification de mieux accomplir sa mission.
Pour terminer, je voudrais faire part de ma grande satisfaction et réitérer mes chaleureuses félicitations au pays hôte pour tous les efforts consentis à l'endroit du Fonds, Secrétariat du FIDA et à l’ensemble du personnel pour la qualité de l'organisation de la présente session.

Je vous remercie de votre très aimable attention.