| |
Projet
de gestion des espaces ruraux du Buberuka
Le projet avait pour but initial de contribuer à l'accroissement de la capacité productive des agriculteurs et des éleveurs de la région d'altitude du Buberuka, puis par la suite de l'ensemble de la province de Ruhengeri, afin d'assurer la sécurité alimentaire des familles et de générer suffisamment de revenus pour satisfaire les besoins essentiels de la population. Dans l'ensemble, le projet a atteint tous ses objectifs. Grâce à la mise en place d'aménagements productifs (terrasses radicales et progressives, plantations d'arbres, aménagement de marais) et à la diffusion de techniques améliorées (ateliers de recherche-développement), la production agricole a augmenté, permettant aux agriculteurs d'obtenir des revenus monétaires. Cette évolution a mené les agro-éleveurs regroupés dans les associations professionnelles à prendre part comme acteurs dynamiques au développement socioéconomique de la zone d'action du projet. Les activités d'accès au microcrédit pour les pauvres a également eu un fort impact. Le nombre de demandeurs des crédits a augmenté sensiblement et les remboursements se poursuivent, ce qui montre que la culture du crédit progresse dans la Province de Ruhengeri. L'augmentation de la production agricole et l'adoption de nouvelles cultures commerciales ont eu pour conséquence l'augmentation des revenus de la population et de son pouvoir d'achat. En effet, le maracuja, un des produits agricoles cultivé dans la zone du projet, est exporté vers l'Ouganda. En même temps, la zone du projet est devenue la principale pourvoyeuse des pommes de terre du pays dont la commercialisation est assurée via des coopératives renforcées par le projet. Les éleveurs ont, pour leur part, adopté des techniques d'élevage moderne comme l'insémination artificielle et l'utilisation de meilleurs équipements. L'insémination artificielle a eu un impact positif sur le repeuplement en cheptel, décimé pendant la guerre dans toute la région. Les multiples formations dispensées aux techniciens vétérinaires, aux éleveurs ainsi que l'ouverture de trois pharmacies vétérinaires ont amélioré sensiblement l'état sanitaire des animaux. Enfin les divers aménagements réalisés ont été remis aux structures représentatives de la population qui assurent leur mise en valeur et leur entretien. Source: FIDA |
|

