Mesdames et Messieurs les administrateurs,
Au terme de nos travaux, je voudrais récapituler les débats de la présente session du Conseil d'administration ainsi que les décisions qui y ont été prises.
L'examen de la cinquième reconstitution des ressources du FIDA (document EB2001/72/R.2 et additif) a débuté par une communication orale sur le parachèvement de la résolution relative à cette reconstitution le 20 février 2001. Les administrateurs se sont particulièrement félicités de l'intention manifestée par la direction, suite au parachèvement de ce texte, d'examiner la possibilité de rétablir en 2001 les prêts du FIDA au niveau normal. Le rapport sur l'état des contributions à la cinquième reconstitution des ressources du FIDA (document EB2001/72/R.35) indique que les instruments de contribution déposés et les versements effectués au titre d'annonces de contribution non assorties d'instruments de contribution atteignaient jusqu'ici 13% du total des contributions annoncées. On a estimé d'une manière générale qu'un effort devrait être fait pour que tous les États membres déposent leurs instruments de contribution aussi tôt que possible de façon à ce que la cinquième reconstitution prenne rapidement effet. Le Conseil a aussi pris note de l'état des contributions à la quatrième reconstitution des ressources du FIDA (document EB2001/72/R.3 et additif).
Le Conseil a ensuite examiné les rapports sur le portefeuille de placements du FIDA, pour l'ensemble de l'année 2000 et pour le premier trimestre de 2001 (documents EB2001/72/R.4 et EB2001/72/R.5, respectivement). Les administrateurs se sont montrés préoccupés par les taux de rendement négatifs enregistrés au cours de ces deux périodes. Tout en reconnaissant que les placements en obligations et en actions sont inévitablement exposés à ce genre de fluctuations, ils sont convenus de manière générale qu'un nombre suffisant d'éléments étaient réunis pour justifier un examen global de la politique de placement du Fonds, parmi lesquels la durée, puisqu'on dispose maintenant d'une expérience de quatre ans en matière de diversification, et les facteurs extérieurs, notamment la perspective d'une orientation à la baisse prolongée des marchés d'actions.
Les administrateurs se sont félicités du séminaire informel qui a permis de clarifier non seulement la politique de placement mais aussi les divers éléments constitutifs des ressources du Fonds. Ils ont formulé de nombreuses observations utiles sur le projet de mandat du groupe d'experts qui sera appelé à examiner la politique de placement du Fonds, ainsi que sur le processus à mettre en uvre pour entreprendre cet examen. Il a été suggéré que le groupe conseille le Fonds sur l'approche à adopter, en indiquant le type d'instrument admissible, la répartition des actifs, le niveau de risque, et la nécessité de mettre en place une politique de placement socialement responsable. Le groupe examinera aussi l'adéquation des procédures de suivi et d'évaluation internes. Le Président a invité les coordonnateurs des trois listes à se réunir avec lui dès que possible après la session pour mettre au point le mandat du groupe d'experts et les diverses questions de procédure. De cette manière, le groupe pourra être créé rapidement, ce qui lui permettra d'achever son travail en temps utile pour que ses recommandations puissent être présentées à la session de septembre du Conseil d'administration.
Le Conseil d'administration a examiné le rapport de situation sur le remboursement du principal et le règlement des intérêts (document EB2001/72/R.6 et additif) et constaté que, mis à part quatre cas d'arriérés de longue date pour lesquels aucun plan de règlement n'a été possible, la situation des arriérés des autres pays emprunteurs s'était améliorée. Les administrateurs ont demandé qu'à l'avenir, le rapport indique quelles étaient les mesures prises par le Fonds pour régler ces quatre cas spécifiques.
Le Conseil a approuvé le vingt-deuxième tirage sur les contributions des membres en 2001 (document EB2001/72/R.8) et le quatorzième tirage sur les ressources spéciales pour l'Afrique subsaharienne en 2001 (document EB2001/72/R.9). En ce qui concerne le tirage sur les contributions, le Conseil a noté que plusieurs pays étaient en consultation avec le Secrétariat pour conclure des arrangements particuliers sur le calendrier des versements au cours d'une période transitoire, ainsi que le prévoit la politique de tirage adoptée en décembre 2000.
Le Conseil a également autorisé le Président à consentir au Mécanisme mondial, en prélevant sur les ressources propres du FIDA, les avances de fonds dont il pourrait avoir besoin pour ses opérations (document EB2001/72/R.10). Ces avances ne devraient pas dépasser le budget annuel du Mécanisme et celui-ci devra rembourser le Fonds intégralement dès qu'il aura reçu les fonds que doit lui fournir le Secrétariat de la Convention des NationsUnies sur la lutte contre la désertification (CLD).
Le Président du Comité de vérification des comptes a présenté le rapport relatif à ses soixante-douzième et soixante-treizième réunions (document EB2001/72/R.11). Le Conseil a entériné le rapport et pris acte des préoccupations exprimées par le Comité au sujet de l'accord de services communs envisagé avec la FAO et le PAM pour les placements. Il a aussi pris note de l'examen par le Comité de la fonction de vérification interne.
Le Conseil d'administration a examiné les états financiers vérifiés du FIDA pour 2000 (document EB2001/72/R.7), pris acte du rapport sans réserves du Commissaire aux comptes et approuvé la recommandation relative à la présentation des états financiers à la vingt-cinquième session du Conseil des gouverneurs, pour approbation finale.
Les administrateurs ont exprimé leur satisfaction au sujet du rapport de situation sur le portefeuille de projets (document EB2001/72/R.12), qu'ils ont estimé être un excellent document et qui, comme l'avait souhaité le Conseil, met l'accent sur l'analyse de la performance. Le Conseil a reçu l'assurance que la direction accordait toute la priorité voulue à l'évaluation de l'impact, en particulier dans le cadre de son programme de reconfiguration des processus, et que le prochain rapport sur le programme fournirait des informations sur la position du FIDA en matière de gestion de l'impact. Le Conseil a aussi souhaité qu'il soit pris note de sa préoccupation quant à la baisse des ressources affectées par la Banque mondiale au développement agricole, qui entraîne une diminution du cofinancement des projets du FIDA en Afrique.
Les administrateurs se sont félicités du rapport annuel sur l'évaluation (document EB2001/72/R.13). Ils ont encouragé la direction à continuer de mettre en uvre la nouvelle approche de l'évaluation qu'ils considèrent être une stratégie constructive propre à améliorer la performance des opérations et des politiques du FIDA. Les administrateurs qui ont participé au récent atelier et à la table ronde sur l'évaluation, tenus en Syrie, se sont félicités du travail accompli et de l'excellente occasion de dialogue sur les politiques qu'ils avaient offerte. Il conviendrait de multiplier autant que possible ce genre d'occasion.
Le Conseil d'administration a examiné les ressources disponibles pour engagement (document EB2001/72/R.14 et additif) et a approuvé le recours au pouvoir d'engagement anticipé (PEA) (document EB2001/72/INF.5) jusqu'à concurrence de 70millions de USD, montant qui tient compte des rentrées normales au titre du remboursement des prêts. À sa session de septembre, le Conseil sera saisi d'un document complet sur le PEA, prenant en compte les questions soulevées à la présente session.
Le Conseil a approuvé les propositions faites pour 12 pays au titre de l'Initiative d'allégement de la dette des pays pauvres très endettés (PPTE) (document EB2001/72/R.15). Par la même occasion, il a approuvé la consolidation des arriérés envers le FIDA de la Guinée-Bissau et du Niger dans les allégements de leur dette respectifs qui ont été proposés. Vu le montant global des ressources auquel le Fonds va devoir renoncer du fait de sa participation à l'initiative d'allégement de la dette et de l'effet négatif que cela ne manquera pas de produire sur son programme de prêts, les États membres contribuant au Fonds fiduciaire de la Banque mondiale ont été invités à affecter une partie de leurs contributions au FIDA. Ils peuvent aussi contribuer directement au propre fonds fiduciaire du FIDA pour l'Initiative PPTE.
Le Conseil d'administration a approuvé six programmes et projets, un dans chacune des régions Afrique et Asie, et deux dans chacune des régions Amérique latine et Caraïbes et Proche-Orient et Afrique du Nord. Le prêt relatif au programme de SaoTomé-et-Principe a été instruit et approuvé au titre du mécanisme flexible de financement. Le Conseil a également approuvé l'adjonction d'une nouvelle composante au projet de réduction de la pauvreté dans l'ouest du Teraï au Népal, le report de la date d'entrée en vigueur du prêt pour la phase II du projet d'intensification des cultures vivrières en Haïti, et le remplacement, sous la supervision directe du FIDA, du projet régional de promotion économique de Matale à Sri Lanka par le programme de développement intégré participatif en zones non irriguées dans le contexte de l'après-crise en Indonésie. Huit dons d'assistance technique en faveur de la recherche agricole et de la formation ont également été approuvés.
Pour la première fois, le Conseil a été saisi à cette session dun exposé des options et stratégies dintervention par pays (COSOP), en loccurrence pour la République fédérale du Nigéria (document EB2001/72/R.29), qui a donné lieu à un fructueux échange didées et dopinions sur la stratégie du FIDA dans ce pays. Nul doute qu'il nous sera dune grande aide pour la mise au point finale du document. Certains administrateurs, et notamment celui du Nigéria, nous ont déjà proposé leur collaboration directe. Je leur en suis reconnaissant et jinvite toutes les personnes ici présentes aujourdhui à veiller, par leur participation, à ce que ce COSOP et les COSOP futurs reflètent bien leurs vues.
Au cours des débats, des observations plus générales et en fait de véritables préoccupations ont été exprimées quant à lutilité du COSOP comme outil stratégique et à l'ampleur du champ quil couvre. Je crois toutefois que nous sommes tous daccord sur le fait que le Fonds a besoin dun cadre de planification à moyen terme et que ce document nous est tout particulièrement précieux à cet égard. Cest dans cet esprit que le Conseil est convenu de mettre à profit lannée 2001 comme période dapprentissage, non seulement pour mettre au point la structure des COSOP mais aussi pour définir la façon dont ils seront examinés avec les propositions de projet.
À cet égard, le Conseil a examiné la procédure provisoire pour lexamen des COSOP et des projets (document EB2001/72/R.36), ainsi que les documents sur les activités prévues au titre des projets (document EB2001/72/R.28 et additifs). Le Conseil dadministration a décidé, quaux autres sessions quil tiendra en 2001, il examinera deux COSOP par session, quil aura lui-même choisis à sa session précédente. Le Conseil indiquera aussi les projets quil examinera à sa session suivante avec la diligence dont il a fait preuve à cette session. À sa soixante-treizième session, le Conseil a décidé dexaminer les COSOP et les projets concernant lInde et le Mozambique, ainsi que les propositions de projets pour lAlgérie, le Bangladesh, le Liban, le Malawi, la Mauritanie, le Nigéria et le Swaziland.
Le Conseil dadministration a pris note du rapport détape sur le programme de coopération élargie (PCE) FIDA/ONG (document EB2001/72/R.31) et, constatant que limportance stratégique du PCE pour le FIDA navait cessé daugmenter au fil des années, il a approuvé les procédures opérationnelles révisées y relatives (document EB2001/72/R.30). Le Conseil a pris note également du Rapport sur la pauvreté rurale 2001, sur le Sommet mondial de lalimentation cinq ans plus tard et le suivi de lAssemblée du millénaire (document EB2001/72/R.32). En ce qui concerne le Rapport sur la pauvreté rurale 2001, les administrateurs ont été invités à en assurer la diffusion la plus large possible et nous serons heureux de connaître les observations qu'il vous inspirera.
Enfin, le Conseil a pris acte de la communication orale concernant le bâtiment du siège du FIDA et approuvé la diffusion, sur le site public web du FIDA, des documents quil a approuvés à la présente session.
Mesdames et Messieurs les administrateurs,
Nous voici arrivés au terme de nos travaux. Mais avant de clôturer la session, je voudrais prendre le temps de vous exprimer ma gratitude pour le ferme soutien que vous mavez témoigné au début de cette session. Je voudrais aussi vous adresser à tous mes remerciements pour votre assiduité à la tâche au cours de cette session et pour avoir contribué à créer lenvironnement de dialogue et de collaboration sincères qui caractérise le Conseil dadministration du FIDA et qui garantira, jen suis certain, le succès de nos travaux futurs.
Pour terminer, je vous souhaite à tous un été
agréable et fructueux et pour ceux dentre vous qui
ne sont pas en poste à Rome, un bon retour dans vos foyers.