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Plan
d’action 2003-2006
Approuvé par le Conseil d'Administration en avril 2003
Résumé
Au cours des 25 ans d’existence du FIDA, l’égalité
entre les sexes et l’autonomisation des femmes ont pris
une importance croissante, comme objectifs à atteindre
et comme instruments de réduction de la pauvreté.
Dans ses opérations, le FIDA entend améliorer
l’accès des femmes aux ressources essentielles
– capitaux, terres, connaissances et technologies –
ainsi que le contrôle qu’elles exercent sur ces
ressources, renforcer leur participation aux prises de décisions
qui engagent leur communauté, accroître leur
représentation dans les institutions locales, améliorer
leur bien-être et alléger leur charge de travail
en leur facilitant l’accès aux services ruraux
de base et aux infrastructures essentielles. L’action
du, FIDA procède du principe selon lequel les initiatives
de développement doivent tenir compte des besoins et
des priorités de tous, femmes et hommes, et offrir
aux femmes des chances égales d’accéder
aux prestations et services. Ce faisant, le FIDA s’efforce
d’aborder la question des inégalités structurelles
qui empêchent les femmes de réaliser leur potentiel
en tant qu’êtres humains, productrices et agents
de changement dans la lutte contre la pauvreté.
Le plan d’action 2003-2006 est un premier pas vers
la mise en pratique des principes et objectifs du Cadre
stratégique du FIDA pour 2002-2006, à savoir
l’intégration des questions de parité
hommes-femmes et l’autonomisation des femmes. Il
vise à systématiser et renforcer l’action
engagée pour inscrire ces questions dans les différentes
composantes des activités du FIDA et pour honorer les
nombreux engagements pris par les organismes du système
des Nations Unies, et tout récemment dans la résolution
E/2002/L.14 du Conseil économique et social des Nations
Unies (ECOSOC), intitulée « Intégrer une
perspective sexospécifique dans toutes les politiques
et tous les programmes du système des Nations Unies
»
Dans le contexte du travail programmatique du FIDA, l’intégration
des questions de parité hommes-femmes est le “processus
visant à réduire l’écart entre
les perspectives des hommes et des femmes en matière
de développement et à instaurer l’égalité
entre eux. Cette intégration devient partie intégrante
de la stratégie de l’organisation, de ses politiques
et de ses activités et est au cœur de ses efforts
continus pour parvenir à l’excellence. Les questions
de parité hommes-femmes, de même que les autres
priorités essentielles, est donc toujours présente
à l’esprit des dirigeants du FIDA et des membres
de son personnel et elle se retrouve dans ses valeurs, dans
l’allocation de ses ressources, dans ses normes et procédures
de travail, dans ses mesures de la performance, dans son obligation
de responsabilité, ses compétences et ses processus
d’apprentissage et d’amélioration”.
Ce plan a été élaboré par
le Groupe de travail interne sur la parité hommes-femmes
dans les projets et programmes du FIDA, qui travaille à
l’échelle de l’institution sous la direction
de la Division consultative technique. Il s’appuie sur
l’expérience acquise jusqu’ici par le FIDA
et sur les recommandations issues d’un atelier de deux
jours tenu en juin 2002 sur le thème "l’Équité
entre les sexes et l’autonomisation des femmes rurales
pauvres – Mettre en œuvre le Cadre stratégique
du FIDA".
Le plan d’action définit un cadre commun
pour la formulation et l’application des stratégies
régionales et nationales. Comme le FIDA met particulièrement
l’accent sur le suivi de la performance et de l’impact,
il contient une série d’indicateurs assortis
d’échéances précises et vérifiables
qui serviront à suivre l’avancement de sa mise
en oeuvre. Il concerne essentiellement les actions programmatiques
relevant directement du FIDA. En règle générale,
les initiatives retenues n’exigent ni travail ni ressources
supplémentaires. Le FIDA recherchera cependant des
fonds complémentaires pour accélérer
le processus d’exécution et l’obtention
de résultats en termes d’impact sur le terrain
et d’apprentissage accéléré.
Le plan d’action porte essentiellement sur les
activités programmatiques et non sur la problématique
hommes-femmes sur les lieux de travail au FIDA. Les efforts
pour instaurer un équilibre entre les sexes dans tous
les rouages de l’organisation seront cependant poursuivis
parallèlement.
En facilitant aux femmes et aux hommes un accès
plus équitable aux possibilités de développement,
et en concevant des formules de développement plus
durables, ce plan aidera aussi le FIDA à être
plus performant. Il lui permettra en outre de renforcer son
rôle dans la concertation et les activités de
plaidoyer grâce à une meilleure connaissance
des méthodes de développement efficaces. Il
sera très utile pour accroître l’efficacité
des investissements du Fonds et leur contribution au recul
de la pauvreté et à la réalisation des
Objectifs du Millénaire pour le développement.
Sigles
et acronymes
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| AP |
Président adjoint |
| CGC |
Comité de gestion communautaire |
| COSOP |
Exposé des options et stratégies
d’intervention par pays |
| CPM |
Chargé de portefeuille de pays |
| CS |
Cadre stratégique |
| CSO |
Comité chargé des stratégies
opérationnelles et des orientations générales |
| DAT |
Don d'assistance technique |
| EAD |
Département des affaires extérieures |
| ECOSOC |
Conseil économique et social |
| EEP |
Équipe d’élaboration des projets |
| ExMP |
Examen à mi-parcours |
| IC |
Institution coopérante |
| IPF |
Indicateur de la participation des femmes |
| ISDH |
Indice sexospécifique du développement
humain |
| OAC |
Organisation à assise communautaire |
| OE |
Bureau de l’évaluation |
| OL |
Bureau juridique |
| ONG |
Organisation non gouvernementale |
| PCE |
Programme de coopération élargie |
| PIB |
Produit intérieur brut |
| PMD |
Département gestion des programmes |
| PSR |
Fiche sur l’état d’avancement
du projet |
| PT |
Division consultative technique |
| PTBA |
Plan de travail et budget annuel |
| RM |
Rapport de mission |
| RSPP |
Rapport de situation sur le portefeuille de projets |
| S&E |
Suivi et évaluation |
| TRC |
Comité d'examen technique |
| UGP |
Unité de gestion du projet |
Définitions1
Note sur la terminologie adoptée
La traduction de certains termes anglais, tels que « gender
», « gender mainstreaming », «
empowerment » est particulièrement malaisée
car dépourvue d’équivalents appropriés
en français. Ces termes ont donc été traduits
librement dans ce document. Par exemple, le terme sociologique «
gender » se réfère aux rôles
et comportements des hommes et des femmes, et à leurs relations,
qui sont déterminés par la société ;
ils sont donc une construction sociale. Au contraire du sexe qui
est déterminé biologiquement, ces rôles, comportements
et relations peuvent évoluer au fil du temps. Le terme «
gender issues » a été traduit dans le présent
document par différentes expressions dont les plus courantes
sont « les questions de parité hommes-femmes
», « la dimension hommes-femmes » ou « les
sexospécificités ».
Égalité entre les sexes
Dans la terminologie du FIDA, l’égalité
entre les sexes, ou égalité hommes-femmes,
désigne le fait que les hommes et les femmes ont les mêmes
chances et possibilités d’accéder aux ressources
et aux biens ayant une valeur sociale, et d’en conserver le
contrôle. II ne s’agit pas d’abolir les caractères
propres aux hommes et aux femmes, mais de tout mettre en oeuvre
pour assurer à tous et toutes l’égalité
des chances dans tous les domaines. Cet objectif appelle parfois
des mesures spéciales pour renforcer ou donner des moyens
aux groupes qui n’ont qu’un accès limité
aux ressources - par exemple ouvrir des garderies pour que les jeunes
mères puissent participer aux ateliers de formation, proposer
des crédits aux femmes rurales qui ont peu accès aux
ressources productives, ou mettre en place des programmes d’éducation
pour les garçons, comme en Amérique latine, où
leur taux de fréquentation scolaire est inférieur
à celui des filles.
Équité entre les sexes
L’équité entre les sexes
désigne le traitement équitable des hommes et des
femmes, selon leurs besoins respectifs. Ce traitement peut être
identique ou différencié, la règle étant
qu’il soit équivalent en termes de droits, d’avantages,
d’obligations et d’opportunités. Dans le contexte
du développement, l’objectif d’équité
nécessite souvent des mesures spécifiques pour compenser
les handicaps d’origine socio-historique des femmes.
Integration des questions de parite hommes-femmes
Pour le FIDA en tant qu’institution, l’intégration
des questions de parité hommes-femmes est le processus
mis en place pour réduire les inégalités hommes-femmes
face aux perspectives de développement et pour favoriser
l’égalité entre les sexes dans la stratégie,
les politiques et les activités du Fonds, et dans sa recherche
constante de l’excellence. Comme les autres principales priorités
qui ont été fixées, elle est donc toujours
présente à l’esprit des dirigeants et du personnel
du FIDA et se reflète dans les valeurs de l’institution,
dans l’allocation de ses ressources et dans ses normes et
procédures de travail, ses mesures de la performance, ses
obligations, ses compétences et ses processus d’apprentissage
et d’amélioration.
L’intégration systématique des questions de
parité hommes-femmes dans les activités de développement
du FIDA passe par une évaluation des implications pour les
femmes et pour les hommes de toute action envisagée, y compris
dans le domaine juridique, et par la prise en compte des préoccupations
et du vécu des hommes et des femmes lors de la conception,
l’exécution, le suivi et l’évaluation
de toutes les activités de développement. Elle suppose
des interventions conçues pour lever les obstacles qui empêchent
les hommes et les femmes d’avoir le même accès
aux ressources et aux services dont ils ont besoin pour améliorer
leurs moyens d’existence.
Autonomisation
L'autonomisation (« empowerment » en anglais)
désigne le fait de prendre son destin en main, de poursuivre
ses propres objectifs, de vivre selon ses propres valeurs, de se
prendre en main. C’est la possibilité pour chacun de
choisir et d'infléchir - individuellement et collectivement
- les décisions qui concernent la propre vie. L'autonomisation
est un processus, parfois long et complexe. Elle suppose la mise
en place des conditions voulues pour que les hommes et les femmes
puissent acquérir les ressources, les connaissances, le poids
politique et les capacités d'organisation indispensables.
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| I. L'integration
des questions de parite hommes-femmes et l'autonomisation des femmes
au FIDA |
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Principes directeurs
1. Au cours des 25 années d’existence du FIDA, l’égalité
entre les sexes et l’autonomisation des femmes ont pris une
importance croissante, comme objectifs et comme instruments de réduction
de la pauvret2. En mettant l’accent
sur la pauvreté3, le Fonds désigne
les femmes comme un groupe cible méritant une attention particulière
. Dans ses opérations, le Fonds vise plusieurs objectifs
: élargir l’accès des femmes aux ressources
essentielles – capitaux, terres, connaissances et technologies
– ainsi que le contrôle qu’elles exercent sur
celles-ci ; renforcer leur rôle dans la prise de décisions
qui engagent leur communauté ; accroître leur représentation
dans les institutions locales ; améliorer leur bien-être
et alléger leur charge de travail en leur facilitant l’accès
aux services ruraux de base et aux infrastructures essentielles.
L’action du FIDA procède du principe selon lequel les
initiatives de développement doivent tenir compte des priorités
et besoins de tous, femmes et hommes, et offrir aux femmes des chances
égales d’accéder aux prestations et services.
Ce faisant, le FIDA cherche à aborder la question des inégalités
structurelles qui empêchent les femmes de réaliser
tout leur potentiel en tant qu’êtres humains, productrices
et acteurs de changement dans la lutte contre la pauvreté. |
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Dans la focalisation de sa politique et de ses
programmes sur la pauvreté, le FIDA se doit d’accorder
une attention particulière aux femmes rurales pauvres, qui
sont les principales pourvoyeuses de force de travail familial et
sont des gestionnaires avisées de la sécurité
alimentaire du foyer.
FIDA, 1998a, p. 23 |
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| 2. Le FIDA a constaté par ailleurs que les interventions
de développement perdaient de leur efficacité lorsque
les rôles et les besoins spécifiques des femmes et des
hommes n’étaient pas pris en compte dans la conception
et l’exécution des projets. Mais il a surtout compris
que le progrès économique et social était un
facteur capital dans la réduction de la pauvreté et
la sécurité alimentaire. Toutes les opérations
financées par le FIDA ont montré l’énorme
potentiel des femmes en tant que moteurs du changement. En s’employant
à promouvoir l’égalité entre les sexes
et l’autonomisation, on aide les femmes à exprimer ce
potentiel, pour le plus grand profit de leur ménage et de la
collectivité. |
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| 3. Les projets et programmes financés par le
FIDA sont fondés sur l’analyse des rôles et des
besoins spécifiques des femmes et des hommes dans des contextes
donnés et sont pensés pour s’adresser aux deux
sexes, en offrant à chacun des possibilités égales
d’accéder aux prestations et aux ressources et de réaliser
son potentiel en tant qu’être humain et acteur économique.
Des mesures spécifiques sont prises parallèlement aux
niveaux de la conception et de l’exécution des projets
pour donner aux femmes les moyens et la capacité de participer
aux activités de développement économique et
social, ainsi qu’aux décisions qui touchent à
leur vie et à celle de leur famille. |
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Les parties au prêt et les parties au projet s'assurent
que les ressources et les bénéfices du projet sont,
dans la mesure du possible, répartis parmi les populations
cibles moyennant des méthodes de ventilation des données
par sexe.
FIDA, 1999a, section 7.13, p. 18. |
| II. Orientations
Generales |
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| 4. Le FIDA a fait état de sa volonté de promouvoir
l’égalité entre les sexes et l’autonomisation
des femmes dans un certain nombre de documents qui sont autant de
jalons: le document d’orientation de 1992 sur les stratégies
du FIDA pour la promotion économique des femmes rurales,
les documents relatifs aux opérations de prêts du Fonds,
les stratégies régionales énoncées en
2001 et, pour certaines régions, des documents spécifiques
d’orientation sur les questions hommes-femmes5.
Cet engagement apparaît également dans le Cadre
stratégique du FIDA pour 2002-2006, formulé récemment. |
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| 5. Le Cadre stratégique (CS) s’appuie sur l’expérience
du FIDA au service des ruraux pauvres, hommes et femmes, pour définir
la contribution du Fonds à la réalisation des Objectifs
du Millénaire pour le développement . Il met en exergue
la nécessité de corriger les inégalités
entre les sexes et de miser sur les capacités des femmes
pour faire reculer la pauvreté et la malnutrition dans le
monde6. L’inégalité
entre les sexes est donc considérée à la fois
comme une cause première de la pauvreté et comme la
manifestation d’une injustice sociale. Le CS rappelle par
ailleurs que le principe de l’égalité entre
les sexes doit rester un axe majeur dans la poursuite des objectifs
stratégiques du FIDA. Il insiste également sur la
nécessité de mieux cibler et suivre l’impact
et de concevoir les projets sur la base des besoins et des perceptions
des pauvres eux-mêmes. Il indique que la réalisation
de ces objectifs suppose un surcroît d’effort, des ressources
nettement plus importantes et de nouvelles priorités.
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| 6. Le CS souligne aussi l’importance de l’autonomisation
et du renforcement des institutions, qu’il considère
comme des conditions sine qua non pour réduire la pauvreté.
En effet, les changements ne seront durables que si les hommes et
les femmes pauvres qui vivent en milieu rural auront acquis les moyens
de peser sur les décisions, publiques et privées, qui
influent sur leur vie. Le CS fait le lien entre autonomisation (émancipation)
politique et autonomisation économique: les pauvres n’auront
le pouvoir politique d’infléchir les règles du
jeu économiques en leur faveur que s’ils ont réussi
à accéder aux actifs financiers et productifs (marchés,
ressources naturelles et technologie). Ces deux principes revêtent
une importance particulière pour les femmes, qui ont moins
de poids que les hommes dans les affaires publiques, possèdent
moins d’actifs et ont moins d’occasions d’exercer
des activités rémunératrices. |
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| Résultats obtenus à ce jour |
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| 7. Au fil des ans, les projets financés par le FIDA ont beaucoup
contribué à améliorer la situation socioéconomique
et le bien-être des femmes . L’examen thématique
de l’intégration des questions de parité hommes-femmes,
réalisé pour le Rapport d’avancement sur le portefeuille
de projets de 2000, qui reposait sur des examens régionaux
approfondis, fait apparaître à la fois les résultats
obtenus et les défis à relever sur le terrain.7 |
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Avant que nous nous lancions dans la
boulangerie nous n'avions rien. Nous faisions les corvées domestiques
que nous continuons à faire et aidions aux travaux des champs
avec les enfants. Maintenant nous avons notre propre argent et nos
maris nous aident dans les travaux ménagers parce que nous
travaillons tout comme eux.
Maria Luisa López, Pérou FIDA, 2001a |
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| 8. Des progrès ont été enregistrés dans
la manière dont les spécificités hommes-femmes
et l’autonomisation des femmes sont traitées tout au
long du cycle des projets, à commencer par la phase de conception.
L’examen systématique de tous les rapports de formulation
dans une optique sexospécifique, la préparation de listes
de vérification et de directives à l’usage des
membres des missions de conception et la sensibilisation accrue du
personnel du FIDA sont autant d’éléments ayant
contribué à cette amélioration. |
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| 9. La récente évaluation externe des résultats
et de l’impact des opérations du FIDA relève les
progrès réalisés sur la voie de l’égalité
hommes-femmes dans les projets financés par le FIDA, ainsi
que dans la concertation et l’innovation. Elle souligne cependant
la nécessité d’assurer une plus grande continuité
entre la conception et l’exécution afin d’associer
plus étroitement les femmes aux principales activités
de développement et de promouvoir l’accès des
femmes aux ressources productives et à la gestion de leur communauté.8 |
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| 10. Les programmes d’appui aux questions de parité
hommes-femmes, mis en oeuvre grâce aux généreuses
contributions des pays donateurs, ont grandement renforcé la
capacité des équipes de gestion des projets et les organisations
partenaires pour traiter de ces questions lors de l’exécution
des projets. Ils nous ont aussi donné un nouvel éclairage
des approches du développement les plus propices à l’autonomisation
des femmes. Ils ont par ailleurs permis au FIDA de mieux sensibiliser
le personnel du siège à ces questions.9 |
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| 11. En 2003-2004, le Bureau de l’évaluation (OE) évaluera
l’approche et la politique du FIDA en matière d'équité
hommes-femmes et d'autonomisation des femmes rurales. Ce travail pourrait
donner lieu à un nouveau document d’orientation sur les
questions de parité hommes-femmes qui mettra à profit
les enseignements dégagés quant à l’efficacité
des différentes approches, en tenant compte plus particulièrement
du point de vue des ruraux pauvres, hommes et femmes. |
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| III. Le
plan d’action |
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| Pourquoi un plan d'action? |
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| 12. Comme l’énonce la Cadre stratégique
du FIDA, le recul de la pauvreté et la réalisation des
Objectifs du Millénaire pour le développement , appellent
de la part des gouvernements et la communauté des donateurs
des efforts redoublés et mieux orientés vers le redressement
des déséquilibres entre les sexes et l’autonomisation
des femmes rurales pauvres. Pour relever ces défis, le FIDA
s’appuie sur la riche expérience issue de ses opérations
sur le terrain et des programmes spéciaux mis en oeuvre par
plusieurs divisions. Reste maintenant à systématiser
les efforts, généraliser les meilleures pratiques dans
toute l’organisation affiner les méthodes qui ont donné
de bons résultats, suivre régulièrement la performance
et mieux mesurer l’impact. |
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D’après l’ONU (1999),
la pleine participation des femmes, dans des conditions d’égalité,
aux institutions rurales et à la prise de décisions,
et des mesures spécifiques visant à améliorer
le statut des femmes restent des facteurs décisifs pour toute
stratégie ayant pour objectif l’amélioration de
la situation des femmes rurales. |
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| 13. Sur le terrain, il s’agit de redoubler d’efforts
– en collaboration avec nos partenaires – pour expérimenter,
appliquer et reproduire à plus grande échelle les méthodes
efficaces et novatrices afin de redresser les déséquilibres
entre les sexes et d’améliorer la situation socio-économique
et la représentation des femmes rurales pauvres. Ces méthodes
seront souvent spécifiques à une région, voire
à un pays. |
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| 14. Pour le FIDA en tant qu’institution, il s’agit
de mieux ancrer les questions de parité hommes-femmes dans
le travail de l’ensemble du personnel, et plus spécialement
dans les programmes. Dans ce contexte, l’intégration
des questions de parité hommes-femmes est définie
comme “le processus visant à réduire les inégalités
hommes-femmes face aux perspectives de développement et à
favoriser l’égalité entre les sexes, lequel devient
partie intégrante de la stratégie de l’organisation,
de ses politiques et de ses activités et est au cœur de
ses efforts continus pour parvenir à l’excellence. Cette
intégration, de même que les autres priorités
essentielles qui ont été fixées, est donc toujours
présente à l’esprit des dirigeants du FIDA et
des membres de son personnel et elle se reflète dans ses valeurs,
dans l’allocation de ses ressources, dans ses normes et procédures
de travail, dans ses mesures de la performance, dans son obligation
de responsabilité, ses compétences et ses processus
d’apprentissage et d’amélioration”. |
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15. Le plan d’action a été conçu pour
être un instrument d’intégration des questions
de parité hommes-femmes, l’objectif ultime étant
d’assurer l’accès équitable des deux sexes
aux ressources et aux avantages des projets et de promouvoir l’égalité
élargie des droits et des chances. Plus précisément,
il entend:
- traduire les principes et les objectifs du Cadre stratégique
en un ensemble de mesures concrètes à prendre pour
assurer l’intégration des questions de parité
hommes-femmes, assorties d’indicateurs spécifiques
et vérifiables et d’échéances précises
pour suivre les progrès;
- parfaire et généraliser les progrès au
niveau de la conception des projets, tout en mettant l’accent
sur l’exécution, les leçons tirées
et les innovations, les politiques et les partenariats, en s’appuyant
et en reproduisant les meilleures pratiques du FIDA;
- appliquer les recommandations de l’Organisation des Nations
Unies concernant l’intégration d’une perspective
sexospécifique dans les opérations de la famille
des Nations Unies.10
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16. Ce plan a été élaboré par le Groupe
de travail interne sur la parité « hommes-femmes
» dans les projets et programmes du FIDA, travaillant à
l’échelle de l’institution sous la direction de
la Division consultative technique (PT) et en consultation avec d’autres
membres du personnel du Fonds. Il s’appuie sur l’expérience
déjà acquise par le FIDA ainsi que sur les recommandations
issues d’un atelier de deux jours organisé en juin 2002
sur le thème Équité entre les sexes et l’autonomisation
des femmes rurales pauvres – Mettre en œuvre le Cadre stratégique
du FIDA. |
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| 17. Les travaux à l’origine de ce plan ont été
facilités par les initiatives en la matière financées
par l’Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas et le
FIDA lui-même à l’aide du programme de dons d’assistance
technique (DAT)11. Le petit groupe de
spécialistes qui s’occupent de la dimension liée
à la parité hommes-femmes au FIDA et dans les régions
s’en est trouvé élargi, et sa participation active
aux travaux du groupe de travail interne a contribué utilement
à l'élaboration du plan d'action. Les programmes financés
par des dons sont depuis toujours une source de savoirs, de bonnes
pratiques, d’instruments et de lignes directrices. Ils ont aussi
permis aux projets de mieux atteindre les femmes et d’avoir
un impact plus équitable sur les moyens d’existence des
femmes et des hommes. S’ils sont mis à la disposition
de tous et adaptés à d’autres contextes régionaux,
ils peuvent grandement contribuer à l’exécution
des activités prévues dans le plan. |
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Les causes de la pauvreté étant complexes,
les solutions proposées devront revêtir de multiples
formes tout en étant adaptées aux contextes locaux,
et prendre en compte la problématique hommes femmes ainsi que
les aspects sociaux et politiques.
FIDA, 2002a |
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| 18. Le programme en faveur de la promotion de l’égalité
hommes-femmes dans les projets et programmes du FIDA, cofinancé
par l'Italie et par le FIDA et géré par PT achèvement
fin 2003), a fourni le soutien technique et financier indispensable
à l’élaboration du plan d’action. |
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| Portée du plan d’action |
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19. Le plan d’action recense les améliorations
internes auxquelles doit procéder le FIDA, en tant qu’institution,
pour avoir un impact à l’extérieur, sur la vie
des femmes et des hommes pauvres. La prise en compte des spécificités
hommes-femmes dans l’exécution des projets sera facilitée
par une bonne conception de ceux-ci, l’insertion dans l’accord
de prêt d’une disposition énonçant l’importance
primordiale des questions de parité « hommes-femmes
», l’examen de ces questions lors de l'atelier de démarrage
et une supervision plus attentive de celles-ci. L’examen systématique
du traitement de la dimension « hommes-femmes » lors
des évaluations livrera de précieux enseignements
pour la conception et l’exécution des nouveaux projets
et pour l’ajustement des programmes à mi-parcours.
De même, un diffusion des leçons tirées et des
informations permettront de reproduire les meilleures pratiques
et d’instaurer des échanges mutuellement féconds
entre régions et pays. |
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| 20. Le plan d’action définit le cadre commun dans
lequel seront élaborées et appliquées les approches
spécifiques aux pays et aux régions. Il n’y
pas de solution miracle applicable à toutes les situations,
et l’intégration des questions de parité hommes-femmes
n’est pas non plus le seul moyen d’améliorer le
bien-être et le statut de la femme. Ces réalités
sont prises en compte dans les stratégies régionales
élaborées sur la base du cadre commun, qui modulent
les approches et les angles d’attaque de la dimension «
hommes-femmes » et de l’autonomisation des femmes en fonction
des situations régionales et sous-régionales12.
Le plan fixe des normes minimales et un cadre commun dans lequel les
divisions définiront leurs stratégies et approches spécifiques.
Chacune des divisions devra décider comment elle atteindra
les objectifs fixés, avec quels moyens et dans quels délais,
et inscrire ces paramètres dans son plan de travail et son
budget . Les calendriers et modalités varieront en fonction
des progrès réalisés par chaque division pour
traiter des questions sexospécifiques dans les divers aspects
de ses activités et selon la situation des femmes dans les
pays qu’elle couvre. |
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21. Le plan d’action ne définit pas d’approche
spécifique pour les actions de développement en direction
des femmes. Les approches sectorielles qui ont donné
de bons résultats ou qui ont au contraire posé problème
ont été signalés dans l’examen thématique
du portefeuille à la suite des recherches menées dans
le cadre des programmes régionaux; dans les rappels thématiques
insérés dans l’Aide-mémoire pour
la conception des projets et programmes – la sécurité
alimentaire des ménages et le rôle des hommes et des
femmes; dans les notes thématiques sur les spécificités
hommes-femmes ( consultables sur le site Internet du FIDA) et dans
de nombreuses études thématiques et de pays13.
Le FIDA compte redoubler d’efforts pour recueillir, diffuser
et reproduire les meilleures pratiques dans les principaux domaines
de compétence des divers secteurs, allant des finances rurales
à la vulgarisation agricole et aux approches du développement
communautaire.
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.. tous les programmes d’investissement viseront
à renforcer les capacités des individus et de la communauté.
Pour ce faire, ils devront faire participer le plus possible les pauvres,
hommes et femmes, et les autres parties prenantes à la planification,
à l’exécution et au suivi des activités.
FIDA, 2002a |
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| 22. Le plan d’action concerne exclusivement le
rôle du FIDA au niveau des programmes, et ne traite pas
des questions relatives à l'égalité des chances
sur les lieux de travail. Il importe néanmoins de poursuivre
parallèlement les efforts pour instaurer un équilibre
entre les sexes à tous les niveaux du personnel du FIDA. |
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| Domaines d’action et objectifs |
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23. Le plan d’action (exposé en détail
aux pages 12-15) comprend 25 actions dans les principaux domaines
ci-après.
1. Obtention d’un impact dans le cycle du projet
- L’exposé des options et stratégies d’intervention
par pays (COSOP) définit les stratégies relatives
aux questions de parité hommes-femmes et au ciblage des
pauvres.
- La conception du projet intègre pleinement les spécificités
hommes-femmes.
- L’accord de prêt mentionne explicitement la question
de l’égalité entre les sexes.
- Les projets sont exécutés avec la participation
équitable des deux sexes, qui bénéficient
équitablement de leurs retombées.
- L’activité de supervision appuie l’intégration
des questions de parité hommes femmes.
- Des efforts sont faits pour que l’intégration
des questions de parité hommes-femmes bénéficie
du soutien voulu pendant la phase d’exécution.
2. Le FIDA en tant que catalyseur: politique et partenariats,
apprentissage et innovation
3. Responsabilité fonctionnelle et suivi
-
L’obligation de promouvoir les questions de parité
hommes-femmes est mieux assumée.
-
Les progrès accomplis en matière d’intégration
des questions de parité font l’objet d’un
suivi et d’une évaluation (S&E) réguliers.
|
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| 24. Afin d’améliorer l’intégration de
la parité hommes-femmes au niveau de l’obtention
d’un impact dans le cycle du projet, les COSOP de pays
articuleront plus résolument es stratégies de ciblage
sexospécifique de la pauvreté et les contraintes et
perspectives à caractère sectoriel. A partir de ces
documents, le FIDA pourra concevoir des stratégies qui tiennent
compte des besoins des deux sexes pour ses futurs investissements.
Les objectifs d’égalité entre les sexes et l’autonomisation
des femmes feront partie intégrante de la conception des projets,
conformément aux Éléments essentiels pour
une conception soucieuse de l’égalité hommes-femmes,
définis dans le plan d’action (pages 16-17)14.
On pourra de la sorte atteindre plus facilement les femmes, les hommes
et les jeunes des deux sexes, et les projets gagneront en efficacité.
Les instruments juridiques qui favorisent l’égalité
entre les sexes s’en trouveront également améliorés.
Pour indiquer à l’emprunteur l’importance particulière
que le FIDA attache à l’égalité entre les
sexes, le texte des accords de prêt reproduira les dispositions
dans ce sens qui figurent dans les Conditions générales
du financement du développement agricole du FIDA. Au cours
de la phase d’exécution, le FIDA s’assurera –
en partenariat avec les institutions coopérantes (IC) –
que la stratégie du projet en terme de parité hommes-femmes
est appliquée dès le démarrage du projet. Il
inscrira aussi des activités spécifiques à l’appui
de l’intégration de la dimension hommes-femmes et de
l’autonomisation des femmes dans les plans de travail et budgets
annuels et y affectera les ressources correspondantes. Par ailleurs,
il redoublera d’efforts pour mobiliser, le cas échéant,
un soutien à l’exécution à travers des
partenariats et des accords de cofinancement. Les institutions coopérantes
seront expressément invitées, dans les lettres d’accord
et de nomination, à s’occuper spécifiquement des
questions de parité hommes-femmes et de ciblage des pauvres
et à modifier la structure des rapports et des tableaux qui
ne font pas apparaître les composantes sexospécifiques
des projets. |
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|
| 25. En ce qui concerne le rôle de catalyseur du FIDA
– par la concertation et les partenariats, l’apprentissage
et l’innovation – des dispositions seront prises
pour élargir la capacité du Fonds à générer,
recueillir et diffuser des savoirs sur la participation des deux sexes
au développement. Il s’agira pour ce faire de poursuivre
les mises en réseau internes et externes et d’améliorer
la diffusion des informations afin d’intensifier les interactions
entre départements et divisions du FIDA. Il faudra aussi consolider
les liens et les échanges avec les réseaux et les centres
de connaissances extérieurs. Un site Internet15
actif et régulièrement mis à jour (sécurité
alimentaire des ménages et rôle des hommes et des femmes)
servira d’instrument de diffusion et de réflexion sur
la contribution du FIDA à l’enrichissement des connaissances
sur les approches de développement efficaces. Chaque projet
devra être considéré comme un moyen pour parvenir
à une fin plutôt que comme une fin en soi, de manière
à assurer la viabilité à long terme et l’effet
d’entraînement des investissements du Fonds, en particulier
dans les contextes de fortes résistances socioculturelles à
l’évolution du rôle de la femme. Le renforcement
du Département des affaires extérieures devrait permettre
au FIDA de s’engager plus activement dans des activités
de concertation et de plaidoyer. Les dons au titre du Programme de
coopération élargie FIDA/ONG (PCE) seront mis à
contribution plus fréquemment pour soutenir les activités
de plaidoyer et d’autonomisation des femmes. |
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|
| 26. L’obligation de responsabilité
et de suivi fait l’objet d’un certain nombre
de propositions qui devraient améliorer les responsabilités
institutionnelles en matière d’intégration des
questions de parité hommes-femmes et de suivi. Il s’agira
notamment de mesures visant à intégrer le plan d’action
dans les plans de travail et budgets des départements et divisions
et à faire évaluer régulièrement les progrès
accomplis dans ce domaine lors des réunions des divisions et
des dirigeants du Fonds. Cet examen périodique sera facilité
par la nouvelle présentation des rapports du FIDA, y compris
des dossiers clés, qui fait dûment ressortir les facteurs
spécifiques aux femmes et aux hommes. Les données seront
reprises dans le rapport annuel de situation sur le portefeuille de
projets, dont la présentation sera également modifiée.
Une étude de référence pour le plan d’action
sera réalisée en 2003 de manière à établir
des cibles et des points de repère réalistes pour la
mesure des progrès. |
|
La Déclaration des Nations Unies
pour le Millénaire affirme que "l'égalité
des droits et des chances des femmes et des hommes doit être
assurée" et appelle entre autres à "promouvoir
l’égalité des sexes et l’autonomisation
des femmes, en tant que moyen efficace de combattre la pauvreté,
la faim et la maladie, et de promouvoir un développement réellement
durable".
Organisation des Nations Unies, 2002b |
| |
|
| Responsabilités en matière d’exécution |
|
| |
|
|
| 27. Le plan d’action définit quelques responsabilités
spécifiques assorties d’échéances précises.
La bonne exécution des projets dépendra donc de la volonté
et des efforts concertés de tout le personnel du FIDA. Le tableau
des pages 18 à 20 indique la répartition des responsabilités
pour la mise en œuvre du plan. |
|
|
| |
|
|
| 28. La majorité des actions seront du ressort du Département
gestion des programmes (PMD), tandis que d’autres concernent
le Bureau juridique (OL), le Bureau de l’évaluation (OE)
et le Département des affaires extérieures (EAD). |
|
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| |
|
|
| 29. La responsabilité générale de la prise
en compte des questions de parité hommes-femmes incombe au
Président, au Vice-Président, aux Présidents
adjoints et aux directeurs des divisions régionales. Le suivi
et la présentation de rapports au Président et au Conseil
d’administration sur l’intégration de ces questions
dans les programmes du FIDA relève du Président adjoint/PMD,
avec l’appui de PT le cas échéant. |
|
|
| |
|
|
| 30. Au niveau opérationnel, ce sont principalement les chargés
de portefeuille de pays qui sont responsables de l’exécution
des activités liées aux projets. PT doit fournir le
soutien technique, faciliter l’échange d’informations
et de savoirs, et contribuer au suivi si besoin est. |
|
|
| |
|
|
| 31. En fin de compte, c’est au pays emprunteur, et en particulier
à l’équipe de gestion du projet, qu’il incombe
au premier chef de s’assurer que les projets autonomisent les
femmes et profitent équitablement aux deux sexes . Le FIDA
travaillera en partenariat avec les IC pour aider les projets à
prendre en compte la dimension hommes-femmes. |
|
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| Calendrier |
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| 32. Le calendrier du plan d’action
a été choisi de manière à coïncider
avec celui du Cadre stratégique du FIDA. Comme on l’a
vu plus haut, OE entreprendra en 2003-2004 une évaluation des
approches et de la politique du FIDA en matière d’équité
entre les sexes et d’autonomisation des femmes. Un examen du
plan aura lieu au début de 2005 afin de mesurer les progrès
réalisés par rapport aux repères fixés
grâce à l’étude de référence.
Le plan sera ensuite révisé selon les besoins ; il sera
complété par d’autres initiatives qui permettront
de mener le processus à bonne fin. Beaucoup peuvent être
exécutées à brève échéance
et devraient donner des résultats assez rapidement. D’autres,
comme celles qui ont trait aux IC et à l’action de plaidoyer
du Fonds, exigeront plus de temps et des actions complémentaires
pour être efficaces. |
|
Bien qu'elle soit de plus en plus prise
en compte, la dimension de la parité entre les sexes n'est
toujours pas systématiquement étudiée. L'analyse
des problèmes et des différentes solutions possibles
ne tient pas toujours compte de la différence ou des inégalités
qui existent entre les hommes et les femmes. Ainsi, la réduction
des inégalités entre les deux sexes et les sexospécificités
n'entrent pas forcément en ligne de compte dans la formulation
des politiques à suivre.
Organisation des Nations Unies, 2002c. |
| |
|
| Ressources nécessaires et suivi |
|
| |
|
| 33. Le plan d’action a pour objectif d’inscrire la prise
en compte des questions de parité hommes-femmes dans le travail
du FIDA au quotidien. La plupart des actions retenues n’exigent
donc pas de tâches ou de ressources qui ne seraient pas déjà
inscrites au budget ordinaire du Fonds. Sur la base des meilleures
pratiques testées au FIDA et dans certaines institutions coopérantes,
le plan fixe des normes qui peuvent être raisonnablement atteintes
dans le scénario actuel de croissance zéro. Des ressources
additionnelles provenant du budget du FIDA ou de financements supplémentaires
pourraient évidemment accélérer le processus
d’exécution, améliorer l’impact sur le terrain,
renforcer l’action de plaidoyer et accélérer l’apprentissage. |
|
| |
|
| 34. Le plan repose sur l’hypothèse qu’une partie
des fonds provenant de dons déjà obtenus auprès
de divers donateurs et au titre du programme de DAT du FIDA pour des
projets à composantes sexospécifiques, mais non encore
dépensés, pourront être utilisés pour le
lancement du plan et le soutien à son exécution, en
particulier pendant la première année. |
|
|
| |
|
|
| 35. Durant l’année 2003, le programme en faveur de
l’intégration des questions de parité hommes-femmes
dans les projets et programmes du FIDA, cofinancé par l'Italie
et le FIDA et géré par PT, appuiera l’exécution
initiale du plan, ce qui consistera notamment à établir
le système de suivi, à faire l’enquête de
référence et à modifier la structure des rapports
pour qu’ils rendent compte des actions proposées par
le plan. Par ailleurs, le programme publiera et diffusera la liste
des principaux éléments à prendre en compte dans
la conception des projets pour en garantir la dimension liée
à la parité hommes-femmes, donnera des directives en
matière de supervision et aidera à remanier les lettres
d’accord avec les IC. L’évaluation d’OE mentionnée
plus haut contribuera elle aussi à affiner le plan et à
en renforcer l’impact. |
|
|
| |
|
|
36. Bien que le plan d’action puisse être mis en
œuvre avec les ressources existantes, le FIDA s’efforcera
de trouver des ressources additionnelles pour accélérer
l’application – et l’obtention de résultats
en termes d’impact sur le terrain. Le plan mise sur des financements
accrus sous forme de dons pour améliorer l’impact sur
le terrain (action 13, par exemple fonds supplémentaires/DAT/dons
PCE), l’augmentation du nombre et du volume de dons disponibles
servant d’indicateur. Des ressources additionnelles permettraient
en particulier de faire davantage pour appuyer l’exécution
et obtenir un impact sur le terrain. Ce surcroît de ressources
permettrait notamment d’appuyer:
- des stages d’initiation/formation sur-mesure sur les questions
générales et sectorielles liées aux questions
de parité hommes-femmes, à l’intention du
personnel, des consultants, des IC et des gestionnaires de projet,
sur la base de l’expérience acquise par le FIDA sur
le plan régional;
- un soutien ciblé aux projets sous forme d’assistance
technique pour y intégrer les questions touchant à
l’égalité entre les sexes et à l’autonomisation
des femmes, en complément des ressources du prêt
affectées à l’assistance technique et à
la formation;
- la production ou le perfectionnement des outils et des directives;
- le renforcement des associations et mouvements qui plaident
efficacement en faveur de la cause des femmes pour ce qui est
des questions de politique générale d’importance
cruciale;
- la formulation de politiques et procédures tenant compte
des besoins des deux sexes en matière de passation de marchés
de services;
- la collaboration avec les partenaires de financement, de recherche
et de vulgarisation pour l’intégration des questions
de parité hommes-femmes et de ciblage des pauvres dans
leurs opérations;
- le pilotage et la mise à l’essai des approches
novatrices;
- le recensement et la diffusion des meilleures pratiques et
de leurs enseignements pratiques;
- l’étude de questions spécifiques et l’organisation
d’ateliers interrégionaux sur des points d’importance
critique tels que l’intégration de la dimension hommes-femmes
et son l’impact sur la pauvreté, les femmes et la
finance rurale, le renforcement des organisations, les femmes
et la vulgarisation agricole, la parité hommes-femmes chez
les jeunes ruraux.
|
|
La réduction de la pauvreté implique
de donner aux femmes et aux hommes pauvres les moyens de transformer
leur vie et leurs moyens de subsistance, ainsi qu’un appui des
gouvernements et de la société civile à la création
et au maintien des conditions qui leur sont nécessaires pour
y parvenir.
FIDA, 2002a |
| |
|
|
| 37. Le plan d’action est réaliste en ce sens qu’il
reflète la participation relativement limitée du FIDA
à l'exécution des projets et programmes. Il introduit
cependant des mesures favorables à une meilleure prise en compte
des spécificités des hommes et des femmes dans la phase
d’exécution (focalisation plus explicite sur cette question
dans les ateliers de démarrage, information des IC, etc.).
De toute évidence, tout renforcement de la présence
du FIDA sur le terrain faciliterait grandement le suivi d’un
certain nombre de facteurs liés à l’impact tels
que les sexospécificités, le ciblage et la participation. |
|
|
| |
|
|
| Avantages escomptés |
|
|
|
|
|
| 38. D’ici 2006, les questions de parité hommes-femmes
devront être nettement mieux intégrées dans le
travail quotidien de tous – les spécialistes chargés
de ces questions mais aussi l’ensemble du personnel du FIDA.
Les rapports de supervision et d’évaluation rendront
compte régulièrement de la participation et de l’impact
ventilés par sexe. Le plan d’action aura permis aux femmes
et aux hommes d’avoir plus équitablement accès
aux possibilités de développement; les programmes de
développement tiendront compte plus efficacement, dans leur
conception et leur exécution, des besoins spécifiques
des femmes et des obstacles qui sont les leurs; on connaîtra
mieux les méthodes de développement qui donnent de bons
résultats et le FIDA jouera un rôle plus actif dans la
concertation et le plaidoyer. Tous ces éléments devraient
contribuer à terme à améliorer le bien-être
et la situation socioéconomique des femmes rurales pauvres
et à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement.
|
|
La réduction de la pauvreté implique
de donner aux femmes et aux hommes pauvres les moyens de transformer
leur vie et leurs moyens de subsistance, ainsi qu’un appui des
gouvernements et de la société civile à la création
et au maintien des conditions qui leur sont nécessaires pour
y parvenir.
FIDA, 2002a |
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Integration des questions
de parite hommes-femmes dans les opérations du FIDA -
Plan d'action 2003-2006
| Domaines d’action |
Actions |
Indicateurs16 |
Moyens de vérification |
| 1. Obtention d’un
impact dans le cycle du projet |
| 1.1 COSOP |
| Les COSOP définissent les stratégies
du FIDA en matière de parité hommes-femmes et de ciblage
de la pauvreté dans le pays |
1. Le COSOP:
1.1 contient des informations ventilées par sexe (y compris
indicateur de la participation des femmes (IPF) et indice sexospécifique
du développement humain (ISDH) s’ils sont disponibles,
ainsi que produit intérieur brut (PIB) dans l’analyse
de la pauvreté);
1.2 recense les contraintes et les potentialités liées
au sexe.
|
- X% des nouveaux COSOP contiennent des
indications chiffrées des IPF et ISDH si elles sont disponibles.
- X% des nouveaux COSOP indiquent les contraintes et les potentialités
liées au sexe.
|
- COSOP
- Procès-verbaux du Comité chargé des stratégies
opérationnelles et des orientations générales
(CSO)
- Dossiers clés
|
| 1.2 Conception |
| La conception du projet
prend pleinement en compte les aspects sexospécifiques. |
2. Le projet est élaboré conformément
aux Éléments essentiels à intégrer dans
une conception soucieuse de l’égalité hommes-femmes
(pages 65-66). |
- X% des nouveaux projets sont conformes
aux Éléments essentiels à intégrer dans
une conception soucieuse de l’égalité hommes-femmes |
- Mémo du conseiller principal du
Comité d’examen technique (TRC)
- Examen des rapports de pré-évaluation par PT
- Procès-verbaux des réunions de l'équipe d'élaboration
des projets (EEP)
- Dossiers clés
- Rapport de situation sur le portefeuille de projets (RSPP)
- Accord de prêt |
| 1.3 Accord de prêt |
| L’accord de prêt mentionne
explicitement la le principe de l’égalité hommes-femmes |
3. L’article 3 de l’accord de
prêt rappelle les dispositions de la section 7.13 des Conditions
générales en tant qu’actions qui lient l’emprunteur.
4. L’annexe 3A, conventions additionnelles, est pleinement
utilisée pour décrire les mesures en faveur de l’égalité
hommes-femmes
|
- X% des accords de prêt rappellent
les dispositions de la section 7.13 des Conditions générales.
- X% des conventions additionnelles des accords de prêt décrivent
les mesures en faveur de l’égalité hommes-femmes. |
- Accord de prêt
- RSPP
- Accord de prêt
- RSPP
|
| 1.4 Exécution |
| L’exécution
des projets garantit la participation équitable des hommes
et des femmes aux activités et la répartition équitable
des avantages qu'elles procurent |
5. L’atelier de démarrage:
5.1. examine la stratégie du projet liée à la
parité hommes-femmes;
5.2 assure la participation substantielle des femmes.
6. Le plan de travail et budget annuel (PTBA) définit la
dimension hommes-femmes comme une question transversale.
7. L’unité de gestion du projet suit la prise en compte
des questions de parité hommes-femmes
|
X% des ateliers de démarrage examinent
la stratégie du projet liée à la parité
hommes-femmes.
- X% des participants des ateliers de démarrage sont des femmes.
- X% des PTBA affectent des ressources humaines et financières
à l’intégration des questions de parité
hommes-femmes
- Les fiches sur l'état d'avancement du projet (PSR) donnent
une ventilation par sexe de la participation aux activités
du projet et des avantages qu’elles procurent. |
- Rapport d’atelier
- Liste des participants ventilée par sexe
- Rapports de supervision
- RSPP
- PTBA
- Rapport de situation sur les projets
- Rapports de supervision
- Fiches PSR
- Examen à mi-parcours (ExMP)
- Rapports d’évaluation
- RSPP |
| La supervision appuie la
promotion de l’égalité hommes-femmes. |
8. Les lettres d’accord sont révisées
afin de préciser les tâches afférentes à
la supervision des questions concernant la parité hommes-femmes.
9. Les lettres de nomination précisent les tâches
afférentes à la supervision des questions relatives
à la parité hommes-femmes.
10. Le plan général des rapports de supervision est
modifié pour y intégrer les questions relatives aux
spécificités hommes-femmes.
11. Les rapports de supervision donnent des informations ventilées
par sexe sur la participation au projet et sur les avantages tirés.
|
- Les lettres d’accord révisées
sont établies.
- X% des lettres de nomination pour les nouveaux projets précisent
les tâches afférentes à la parité hommes-femmes.
- Le rapport de supervision révisé rend compte clairement
des questions liées aux sexospécificités
- X% des rapports de supervision contiennent des informations ventilées
par sexe sur la participation et sur les avantages tirés.
|
- Lettres d’accord
- Lettres de nomination
- Nouvelle présentation
du rapport de supervision
- Rapports de supervision
- Fiches PSR
- Rapports de supervision
|
| Tout est mis en œuvre pour que l’intégration
des questions de parité hommes femmes puisse être appuyée
selon les besoins pendant l’exécution. |
12. Multiplication des partenariats
et des accords de cofinancement pour la parité hommes-femmes,
au titre de la priorité du FIDA, à savoir améliorer
l’impact de ses interventions, notamment en ce qui concerne
l’intégration de la parité hommes-femmes.
13. Le financement sous forme de dons (fonds supplémentaire
/ DAT/ PCE) sert à améliorer l’impact sur l’égalité
entre les sexes et l’autonomisation des femmes.
|
- Le nombre de partenariats pour la promotion
de l’égalité entre les sexes et l’autonomisation
des femmes a augmenté de X%.
- Le nombre et le volume des dons ont augmenté de X%.
|
- Propositions conjointes
- Accords de partenariat
- Accords de cofinancement
- Mémorandums d’accord
- Dons PCE
- DAT
- Fonds supplémentaires
|
| 2. Le FIDA en tant que
catalyseur: politiques et partenariats, apprentissage et innovation |
| Le FIDA se dote de moyens supplémentaires
pour générer, recueillir et diffuser des connaissances
liées aux questions de parité hommes-femmes dans le
développement. |
14. Le Groupe de travail interne sur
la parité hommes-femmes dans les projets et programmes du
FIDA est reconnu officiellement et sert d’instance d’apprentissage
et d’échange d’informations.
15. Le FIDA intensifie ses échanges de connaissances avec
l’extérieur sur les questions de parité hommes-
femmes.
16. Les systèmes de stockage et de diffusion des savoirs
sur la parité entre les sexes et l'autonomisation des femmes
se sont améliorés.
|
- Le Groupe de travail est constitué
en tant que groupe thématique.
- Participation aux activités du groupe sur une base régionale.
- Tenue régulière de réunions et échanges
de courriels entre les membres du groupe.
- Le nombre et les types d’échanges avec l’extérieur
ont augmenté de X%.
- Le volume de l’information stockée dans la base interne
de données a augmenté de X%.
- L’utilisation des informations stockées dans la base
interne de données a augmenté de X%.
- Le volume de l’information stockée sur la page Web
gender (parité hommes-femmes) a augmenté de X%.
- Le nombre de consultations de cette page a progressé de X%. |
- Fiches de pilotage individuelles
- Intranet
- Comptes rendus des réunions (décisions et participants)
- Échanges électroniques
- Rapports de mission (RM)
- Documents de conférence
- Comptes rendus de mission
- Rapports à l’Organisation des Nations Unies
- Intranet
- DOCS Open
- Intranet
- DOCS Open
- page web gender
- Hit-counter |
| Le FIDA renforce ses activités
de plaidoyer en faveur des femmes rurales. |
17. Le FIDA plaide en faveur d’une
meilleure prise en compte des questions de parité dans le développement
auprès des instances de décision mondiales et régionales.
18. Le FIDA consolide et élargit ses partenariats de plaidoyer
(sur le terrain, avec les instituts de recherche, les ONG, l’Organisation
des Nations Unies, etc.). |
- L’intégration des questions
de parité hommes-femmes et la participation des femmes rurales
au développement sont évoquées dans tous les
documents d’orientation/de conférence et dans tous les
exposés du FIDA.
- Le nombre de partenariats de plaidoyer a progressé de X%.
|
- Documents d’orientation/de position
du FIDA
- Discours
- Exposés
- Accords de partenariat
- Dons PCE pour les activités de plaidoyer. |
| 3. Obligation de responsabilité
et suivi |
| La responsabilité institutionnelle en matière
d’intégration des questions de parité hommes-femmes
s’est améliorée. |
19. Le plan d’action mobilise l’ensemble
du personnel, à tous les niveaux
20. Les progrès réalisés dans la mise en œuvre
du plan d’action sont suivis régulièrement par
la direction
|
- X% des plans de travail et budgets de départements/ divisions
font apparaître des activités de mise en œuvre le
du plan d’action.
- X% des fiches de pilotage individuelles
font apparaître des activités de mise en œuvre
du plan d’action.
- La question des progrès de la mise en œuvre du plan
d’action est inscrite à l’ordre du jour des réunions
de divisions (selon les besoins), de PMD (deux fois par an), et
de l’équipe dirigeante (deux fois par an).
- Une partie du budget administratif et des ressources du FIDA provenant
de dons est consacrée à l’exécution du
plan. |
- Plans de travail et budgets des départements/ divisions
- Fiches de pilotage individuelles
- Procès-verbaux des réunions
|
| Les progrès accomplis en matière d’intégration
de la parité hommes-femmes font l’objet d’un suivi
et évaluation (S&E) périodique. |
21. Nouvelle présentation des rapports du FIDA
pour rendre compte méthodiquement des initiatives d’intégration
des questions de parité hommes-femmes . 22. Etude de référence
afin d’établir des points de repère pour suivre
de la mise en oeuvre du plan d’action.
23. ExMP pour évaluer l’état d’avancement
du plan d’action.
24. Le nouveau cadre méthodologique d’évaluation
ventile l’information par sexe dans chaque domaine d’impact.
25. Les évaluations ventilent par sexe l’information
sur l’impact et son analyse.
|
- X% des rapports suivent la nouvelle présentation
2. - Les dossiers clés ont été révisés.
- Des points de repère sont établis.
- ExMP (janvier 2005).
- Une nouvelle catégorie (colonne) est ajoutée à
la matrice d’impact pour rendre compte de l’impact et
de la participation, ventilés par sexe, dans chaque domaine.
- Les rapports d’évaluation contiennent une section
synthétisant les informations à caractère sexospécifique
dans tous les domaines. |
- Nouvelle présentation des rapports
- Dossiers clés
- RSPP
- Rapport sur l’étude de référence
- ExMP
- Nouvelle méthode d’évaluation
- Rapport d’évaluation.
|
| Élements
essentiels a integrer dans une conception soucieuse de l'egalite hommes-femmes |
| Objectif général:
dans ses projets et programmes, le FIDA "vise à élargir
l’accès des femmes aux ressources essentielles –
capital, terres, connaissances et technologies – et à
renforcer le contrôle qu’elles exercent sur ces ressources,
à leur donner un rôle accru dans la prise de décisions
concernant la communauté et à être mieux représentées
dans les institutions locales, ainsi qu’à améliorer
leur bien-être et à alléger leur charge de travail
en leur facilitant l’accès aux services ruraux de base
et aux infrastructures essentielles. Dans son action, le FIDA s'inspire
du principe que les initiatives de développement doivent
tenir compte des besoins et priorités des femmes aussi bien
que des hommes et doivent leur offrir des chances égales
d’accéder aux prestations et services. En agissant
de la sorte, le FIDA s’efforce de corriger les inégalités
structurelles qui empêchent les femmes de réaliser
leur potentiel en tant qu’êtres humains, productrices
et agents de changement dans la lutte contre la pauvreté".
(voir Principes directeurs, page 52).
|
| |
|
Note explicative |
| 1. Le descriptif du projet contient une analyse sexospécifique
de la pauvreté. |
|
- Comprend les éléments suivants,
ventilés par sexe et par catégorie socioéconomique:
- la répartition des rôles et des responsabilités
- l’accès aux ressources et avantages
- la participation aux instances communautaires et à la prise
de décisions
- les besoins et obstacles perçus
|
| 2. Se fondant sur ce qui précède, le projet
définit une stratégie relative aux questions de parité
hommes-femmes, qui: |
|
|
| - Décrit les mesures opérationnelles à
prendre pour assurer la participation équitable des deux sexes
aux activités prévues et la juste répartition
des avantages obtenus; |
|
- Par exemple, vulgarisation centrée
sur les activités féminines de production agricole/animale,
garderies d’enfants facilitant la participation des femmes aux
formations, mesures visant à réduire la charge de travail
des femmes, etc.
|
| - vise expressément à améliorer la situation
économique et sociale des femmes très pauvres et de
leur famille; |
|
- Par exemple, faciliter l’accès
des hommes et des femmes pauvres à la terre et au crédit,
renforcer la représentation des femmes dans les organisations
à assise communautaire (OAC), plaidoyer, alphabétisation
des adultes, etc.
|
| - fixe des objectifs précis pour la proportion
de femmes participant aux différentes activités et
composantes du projet; |
|
- Par exemple, réserver des places aux
femmes dans les comités de gestion communautaire (CGC), affecter
une proportion des prêts aux femmes les plus pauvres, ainsi
qu’une proportion des fonds de développement communautaire
(FDC).
|
| - assure la présence active des femmes dans
les organes de décision concernant le projet; et |
|
- Par exemple, présence des femmes dans
les associations d’usagers de l’eau, les conseils de développement
villageois, etc.
|
| - traduit clairement les actions qu’elle a
retenues dans ses tableaux des coûts, |
|
- Par exemple, fonds réservés
à l’assistance technique et à la formation, dépenses
supplémentaires de formation, etc.
|
| 3. Le cadre logique du projet et le système
de suivi proposé établissent des indicateurs de performance
et d’impact ventilés par sexe. |
|
|
| 4. Le mandat de l’unité de coordination
du projet ou de l’unité de gestion du projet (UGP)
définit les responsabilités en matière de promotion
de l’égalité hommes-femmes, notamment au niveau
du directeur de projet, du spécialiste de S&E, du spécialiste
de la vulgarisation et du spécialiste du microfinancement. |
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| 5. Le projet recense expressément la disponibilité
effective ou probable du personnel de terrain qui sera chargé
de prendre contact avec les femmes, et définit les activités
en conséquence. |
|
Par exemple, déterminer si l’effectif,
le sexe et les qualifications du personnel de terrain permettent d’atteindre
les femmes compte tenu des obstacles d’ordre social et pratique. |
| 6. L’expérience du travail avec les femmes
et les groupes marginalisés et le désir de travailler
avec ces groupes figurent parmi les critères de sélection
des ONG. |
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|
| 7. Le projet offre des occasions de concertation sur les problèmes
qui concernent l’égalité hommes-femmes et l’autonomisation
des femmes. |
|
Par exemple, inviter des responsables gouvernementaux
à des visites et ateliers de familiarisation. |
Responsabilites
de la mise en œuvre du plan d'action
| Services/fonctions |
Responsabilités |
| Equipe dirigeante |
- Assure l’exécution et le suivi du plan en allouant
à cet effet les ressources humaines et financières
nécessaires.
- Inscrit l’examen des progrès réalisés
en matière d’intégration des questions de
parité hommes-femmesà l’ordre du jour de ses
réunions (deux fois par an).
|
| Bureau de l’évaluation (OE) |
- Inscrit l’égalité entre les sexes en tant
que domaine d’impact dans la nouvelle méthode d’évaluation.
- Stipule que les évaluations doivent fournir des analyses
et des données ventilées par sexe sur l’impact
|
| Bureau juridique (OL) |
- Utilise pleinement l’annexe 3A (conventions additionnelles)
pour indiquer les mesures à prendre pour intégrer
les questions de parité hommes-femmes dans le cadre imposé
par le rapport d’évaluation prospective.
- Rappelle les dispositions de la section 7.13 ayant force obligatoire
pour l’emprunteur aux termes de l’article 3 de l’accord
de prêt.
- Veille à ce que les lettres d’accord et de nomination
avec les IC précisent les tâches liées à
la question de la parité hommes-femmes.
- Suit la mise en oeuvre du plan pour les points susmentionnés.
|
| Département des affaires extérieures
(EAD) |
- favorise les partenariats avec d’autres donateurs et des
groupes de la société civile pour les activités
de plaidoyer et la concertation sur les questions de parité
hommes-femmes et l’autonomisation des femmes.
- Plaide en faveur de la prise en compte de la parité
entre les sexes dans le développement et de l’autonomisation
des femmes dans les instances de décision mondiales et
régionales.
- Contribue à diffuser plus largement les connaissances
sur les questions de parité hommes-femmes.
- Exploite et enrichit la page Web Gender , avec le soutien technique
consultatif du coordonnateur chargé de ces questions, de
la Division consultative technique et du groupe de travail interne.
- Mobilise des ressources extérieures pour appuyer l’exécution
du plan d’action.
|
| Président adjoint (AP)/PMD |
- Veille à l’exécution et au suivi du plan
d’action en assignant les responsabilités mentionnées
et en affectant les ressources humaines et financières
requises.
- Veille à ce que les plans de travail et budgets des
divisions contiennent des dispositions pour l’intégration
des questions de parité hommes-femmes.
- Inscrit l’examen des progrès réalisés
dans la mise en œuvre du plan d’action à l’ordre
du jour des réunions semestrielles de PMD.
- Considère le groupe de travail interne comme un groupe
thématique.
- Charge PT de modifier la présentation des rapports du
FIDA (y compris rapports de supervision et dossiers clés)
afin qu’ils rendent compte correctement et systématiquement
des initiatives d’intégration de la dimension hommes-femmes.
- Veille à ce que les lettres d’accord avec les
IC précisent les tâches afférentes à
la supervision des questions relatives à la parité
hommes-femmes.
|
| Directeurs des divisions régionales |
- Veillent à l’exécution et au suivi du plan
d’action en assignant les responsabilités mentionnées
et en affectant les ressources humaines et financières
requises.
- Inscrivent les objectifs et activités en matière
d’intégration des questions de parité hommes-femmes
dans les plans de travail et budgets de leur division et dans
les fiches de pilotage individuelles du personnel.
- Prennent des dispositions supplémentaires pour que l’appui
à l’exécution soit toujours disponible en
cas de besoin.
- Inscrivent l’examen des progrès accomplis en matière
d’intégration de la parité hommes-femmes à
l’ordre du jour des réunions trimestrielles de leur
division.
- Veillent, en collaboration avec OL, à ce que les lettres
d’accord avec les IC précisent les tâches qui
concernent la supervision des questions à la parité
hommes-femmes.
- Désignent les membres du personnel qui participeront
aux travaux au groupe de travail interne sur la parité
hommes-femmes dans les projets et programmes du FIDA.
|
| Chargés de portefeuille de pays (CPM) |
- Veillent à ce que les COSOP contiennent des informations
sur les indicateurs IPF et ISDH (si elles sont disponibles)
- S’assurent que les COSOP recensent les contraintes et
les potentialités propres à chaque sexe.
- Vérifient que la conception du projet est conforme au
schéma normalisé.
- S’assurent que les ateliers de démarrage examinent
les stratégies liées aux questions de parité
hommes-femmes et que les femmes y participent largement.
- Veillent à ce que la dimension de la parité hommes-femmes
soit traitée comme une question transversale dans les PTBA
- S’assurent que l’UGP assure le suivi de l’intégration
des questions de parité hommes-femmes
- En collaboration avec OL, veillent à ce que les lettres
de nomination précisent les tâches afférentes
à la supervision des questions de parité hommes-
femmes.
- Etablissent des partenariats et des arrangements de cofinancement
qui appuient l’intégration des questions de parité
hommes-femmes dans l’exécution des projets.
- Veillent à ce que le financement sous forme de don serve
de catalyseur pour renforcer l’impact sexospécifique
sur le terrain
|
| Coordonnateurs régionaux pour les questions
de parité hommes-femmes18
économistes régionaux |
- Apportent aux directeurs régionaux et aux CPM orientations,
conseils et assistance sur les politiques en matière d’intégration
hommes-femmes.
- Favorisent les échanges de connaissances avec l’extérieur
sur les questions de parité dans le développement.
- Participent aux travaux du groupe de travail interne sur l’intégration
hommes-femmes dans les projets et programmes du FIDA ainsi qu’à
des réunions extérieures.
- Gèrent les activités ponctuelles qui appuient
l’intégration des questions de parité hommes-femmes.
- Aident à inscrire les paramètres sexospécifiques
dans les activités régionales.
- Représentent le FIDA dans les instances extérieures
pour tout ce qui concerne les questions de parité hommes-femmes.
|
Directeur de la Division consultative
technique (PT)
|
- Veille à ce que les questions de parité hommes-femmes
soient prises en compte dans tous les aspects du travail de la
division, notamment TRC, EEP et examen des propositions de dons.
- Inscrit lR
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