Enabling poor rural people
to overcome poverty



Communiqué nº: IFAD 03/01

Rome, le 16 janvier 2001 - Le Fonds international de développement agricole (FIDA) et la République du Sénégal ont signé aujourd’hui un accord de prêt à des conditions particulièrement favorables visant à financer la seconde phase du projet d’organisation et de gestion villageoises, opération d’un coût total de 21,5 millions de dollars due à l’initiative du FIDA. L’accord a été signé au siège du Fonds à Rome par le Président du FIDA, M. Fawzi Al Sultan et par S.E. M. Mama Balla Sy, Ambassadeur de la République du Sénégal en Italie.

Le prêt du FIDA s’élève à 13,7 millions de dollars et représente 64% du coût total du Programme. La contribution du gouvernement de la République du Sénégal sera d’environ 2,7 millions de dollars (12,5%) et les bénéficiaires du projet fourniront l’équivalent de 3,1 millions de dollars (14,5%). La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) envisage de cofinancer la composante infrastructures villageoises à hauteur de 2,0 millions de dollars (10%).

L’objectif général de la seconde phase du projet d'organisation et de gestion villageoises est d’améliorer de façon durable les revenus et les conditions de vie des populations rurales. Pour atteindre cet objectif, le projet fournira un appui aux organisations villageoises pour renforcer leurs capacités. Il encouragera des systèmes agricoles durables et des activités rémunératrices diversifiées par un soutien technique et une aide à la gestion, ainsi qu’en améliorant l’accès au marché et aux services financiers.

Le FIDA apportera son appui à environ 500 communautés villageoises du bassin arachidier sénégalais, couvrant les trois régions de Fatik, Koalack et Thiès. D'après les estimations officielles, 40 à 50% de la population rurale dans la zone du projet vit dans la pauvreté. Cependant, une autre tranche comprenant 30 à 40% de la population rurale de la même zone, tributaire des activités de culture sèche menées sur de petites exploitations dans des conditions climatiques et commerciales difficiles, pourrait également sombrer de manière permanente dans la pauvreté. Le groupe cible du projet comprendra donc 30 000 ménages de petits exploitants, soit une population totale de quelque 200 000 personnes. Des activités spécifiques de soutien seront destinées aux femmes et aux jeunes, les groupes les plus vulnérables au sein des communautés rurales.

Les interventions du FIDA au Sénégal visent d’une manière générale la réduction de la pauvreté et la protection de l’environnement. Deux autres projets nationaux en cours, financés par le FIDA, le projet des microentreprises rurales (PROMER) et le projet national pour l’infrastructure rurale (PNIR), réalisés dans la même région géographique, offriront des possibilités de complémentarité et de synergie. Le FIDA a acquis une profonde expérience du développement rural communautaire, où les bénéficiaires et leurs organisations locales sont considérés le moteur principal du processus de développement. Le renforcement des capacités locales est une composante déterminante pour l’efficacité de l’exécution et une garantie pour la durabilité des projets. Le FIDA aide également le Sénégal à élaborer son plan national d’action en matière de lutte contre la désertification, dans le cadre de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la Désertification dans les pays gravement touchés par la sécheresse et/ou la désertification.

À ce jour, le FIDA a financé 10 prêts à des conditions particulièrement favorables au Sénégal, ce qui représente un investissement total de 101,7 millions de dollars dans ce pays qui se place au quatrième rang parmi les bénéficiaires africains du Fonds.


IFAD is a specialised agency of the United Nations with the specific mandate of combating hunger and poverty in the most disadvantaged regions of the world. Since 1978 IFAD has financed 578 projects in 114 countries, allocating almost US$ 7 billion in the form of loans and grants. Through these projects, about 250 million rural people have had a chance to move out of poverty.

IFAD makes the greater part of its resources available to low-income countries on very favourable terms, with up to 40 years for repayment and including a grace period of up to ten years and a service charge of 0.75% per year.