Enabling poor rural people
to overcome poverty



Communiqué nº: IFAD GC/04

Rome, le 20 février 2001 – Le président égyptien Mohamed Hosni Moubarak a félicité mardi le Fonds international de développement agricole (FIDA), une agence spécialisée des Nations unies, pour ses « efforts en vue d’accélérer le développement agricole en Égypte, en Afrique et dans les pays en développement en général. » Cette déclaration était faite dans le cadre de la 24ème session du Conseil des gouverneurs du FIDA, qui prendra fin mercredi 21 février.

M. Moubarak a insisté pour que le développement rural soit prioritaire dans le calendrier des travaux de la communauté internationale. « Son importance doit être au moins équivalente à l’intérêt actuel accordé au développement des villes, afin de pouvoir atteindre l’objectif désiré à la date fixée », a-t-il ajouté. Dans ce contexte, il a souligné que « les activités du FIDA acquièrent une importance croissante quant à l’assistance des États en développement à lutter contre la faim, à atténuer l’acuité de la pauvreté dans les régions rurales, et à affronter les effets négatifs des politiques d’ouverture et de libéralisation économique. »

Les bonnes relations entre l’Égypte et le FIDA ont joué un rôle important dans la réalisation de cette mutation dans le secteur agricole. En vertu d’une stratégie évoluée du développement agricole, l’Égypte a annulé dans les années 80 et 90, toutes les formes d’intervention gouvernementale dans le domaine agricole, actuellement soumis aux mécanismes du marché. M. Moubarak a souligné que le FIDA a financé des projets qui soutiennent le plan de développement agricole égyptien.

Ce dernier vise à réaliser, jusqu’en 2017, une augmentation du taux de croissance annuel de la production agricole pour atteindre 4,1%, ce qui assurera de nouvelles opportunités d’emploi, et la sécurité alimentaire. « La prochaine étape de notre stratégie insiste sur la rationalisation de l’usage des eaux d’irrigation, la sauvegarde de l’environnement, la consolidation des institutions agricoles dans les domaines de recherche, et surtout la recherche biotechnologique, le génie génétique, la vulgarisation, les crédits, le marketing et la coopération agricole. Cette stratégie tient également à consolider le rôle de la femme et les activités des organisations non-gouvernementales dans le domaine agricole », a déclaré M. Moubarak devant les délégués du Conseil des gouverneurs.

Commentant les négociations concernant le secteur agricole dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce, il a indiqué que ces négociations se sont caractérisées par « la difficulté et la complication, du fait que l’équilibre entre un ensemble de considérations entrelacées et parfois opposées, doit être maintenu. » Cet équilibre concerne les intérêts des états en développement et avancés et ceux des États importateurs ou exportateurs de produits alimentaires. Ceci implique aussi un équilibre entre la libéralisation du commerce des produits agricoles d’une part, et la protection des petits agriculteurs et la réalisation de la sécurité alimentaire d’autre part. « Tout cela devrait s’accomplir dans un cadre qui renforce le développement durable, sauvegarde l’environnement et la santé humaine, en particulier en ce qui concerne les maladies devenues plus dangereuses et plus contagieuses » a ajouté M. Moubarak.

« Je souhaite adresser mes hommages en particulier à votre initiative de créer un fonds de crédit pour financer de nouveaux projets à Gaza et en Cisjordanie et satisfaire ainsi la demande de l’Autorité palestinienne. » a indiqué le président égyptien. Il a également rendu hommage à la participation du Fonds sur l’initiative d’allègement de la dette des pays les plus endettés. Cette initiative avait été lancée au Sommet du groupe des Huit en Allemagne en 1999 ; le FIDA a contribué la somme de 60 millions de dollars à travers un fonds spécial créé à cet effet sous les auspices de la banque mondiale.

L’Égypte reçoit la part la plus importante de l’assistance financière du FIDA dans la région Afrique du Nord et Moyen Orient, ce qui représente la 6ème place mondiale des pays bénéficiaires. Depuis 1980, le FIDA a financé sept projets en Égypte pour un montant d’environ 158 millions de dollars. Ces projets ont bénéficié à 5 millions de personnes et ont permis de mobiliser 234 millions de dollars supplémentaires sous forme de cofinancement. Une évaluation des opérations du FIDA en Égypte a indiqué que ces projets ont permis d’améliorer de manière significative les revenus et les conditions de vie des populations visées.

En consultation avec le gouvernement égyptien, le FIDA a élaboré un nouveau cadre stratégique d’assistance. Il vise à adapter les opératio ns du FIDA au contexte politique égyptien et à établir une synergie entre la spécificité du FIDA en matière de réduction de la pauvreté et la politique du gouvernement. L’objectif du FIDA est d’assister à la création et à l’expansion des opportunités d’emploi dans les zones rurales, en s’attachant au développement des terres à l’ouest du Delta dans le nord du pays. Le pilier de ces opérations est le transfert des technologies, le soutien apporté au marketing de produits horticoles, l’assistance au développement de petites et micro-entreprises et la provision de services financiers supplémentaires accessibles aux collectivités rurales.


IFAD is a specialised agency of the United Nations with the specific mandate of combating hunger and poverty in the most disadvantaged regions of the world. Since 1978 IFAD has financed 578 projects in 114 countries, allocating almost US$ 7 billion in the form of loans and grants. Through these projects, about 250 million rural people have had a chance to move out of poverty.

IFAD makes the greater part of its resources available to low-income countries on very favourable terms, with up to 40 years for repayment and including a grace period of up to ten years and a service charge of 0.75% per year.