Communiqué nº: IFAD 05/03
Rome, jeudi 13 février 2003 Des experts du développement venant du monde entier participeront à Rome (Italie), les 19 et 20 février prochain, à la réunion annuelle du Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole (FIDA). Ils réfléchiront aux moyens de permettre aux populations rurales pauvres de vaincre leur pauvreté et d'avancer ainsi vers la réalisation des Objectifs de développement du Millénaire. Ces Objectifs, définis par les Etats-membres des Nations Unies lors du Sommet du Millénaire (2000), constituent un engagement à réduire de moitié d'ici à 2015 la part de la population de la planète vivant dans une situation d'extrême pauvreté et de famine.
''Environ les trois quarts des 1, 2 milliard de personnes qui souffrent de pauvreté extrême et de la faim, vivent dans les zones rurales'', explique Lennart Båge, président du FIDA, l'agence des Nations Unies chargée de la lutte contre la pauvreté rurale. '' Nous ne parviendrons à réaliser les Objectifs de développement du Millénaire que si nous créons les conditions permettant à ces 900 millions de personnes de se libérer de la pauvreté.''
La réunion du Conseil des gouverneurs du FIDA marque aussi le 25ème anniversaire du Fonds. Des ministres des Finances et de l'Agriculture ainsi que d'autres représentants de haut niveau des 162 Etats-membres, des Nations Unies, des organisations internationales, des institutions financières et des organisations non-gouvernementales seront présents à cette manifestation.
Parmi les personnalités attendues, seront présents lors de la cérémonie d'ouverture:
« Nos efforts pour combattre la pauvreté dans les zones rurales sont dune importance cruciale pour la sécurité mondiale », déclare le président du FIDA. « La pauvreté et la famine provoquent maladies, troubles sociaux et instabilité. Ces conséquences se font sentir au-delà des frontières nationales et font courir des risques croissants au monde entier. La pauvreté ne peut être réduite que si lon offre à chacun la possibilité de réaliser pleinement son potentiel. Cest seulement de cette façon que la paix, la stabilité et la croissance économique durable peuvent se développer sur des bases solides. »
Grâce à son action dans les régions les plus défavorisées du monde, le FIDA contribue à la réalisation de deux des Objectifs de développement du Millénaire : la diminution de moitié de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour et de celle qui souffre de la faim.
Le président du FIDA lance cependant un avertissement : il est probable quaucun des Objectifs ne sera atteint dici à la date fixée de 2015 sans une action et un investissement accrus en faveur de ces populations pauvres. « Lagriculture est lunique moyen de subsistance de la plupart des ruraux pauvres et le véritable moteur de la croissance économique dans la plupart des pays en développement », explique L. Båge. « Pourtant, les investissements dans le secteur agricole et rural ont fortement diminué ( de presque 50%) entre 1988 et 1999. Il est donc absolument essentiel, si lon veut réaliser les Objectifs de développement du Millénaire, daccroître nos investissements dans ce secteur. »
La réunion de Rome sintéressera aux obstacles qui empêchent la réalisation de ces objectifs, et tout particulièrement à la création des conditions nécessaires qui permettront aux pauvres de saider eux-mêmes. Les discussions seront organisées au sein de quatre table-rondes thématiques, le mercredi 20 février :
Le FIDA combat depuis 1978 la famine et la pauvreté dans les zones rurales. Cette agence spécialisée des Nations Unies agit comme un catalyseur, en rassemblant les différents partenaires, les ressources, les connaissances et les politiques afin de permettre aux populations pauvres de ces zones de se libérer de la pauvreté. Elle est la seule agence des Nations Unies à se consacrer exclusivement aux ruraux pauvres. Son approche originale combine la conception, la mise en uvre et le financement aux moyen de subventions et de prêts à faible taux, de projets et de programmes qui répondent aux besoins spécifiques des communautés défavorisées. Depuis sa création, le FIDA a investi 7,7 milliards de dollars dans 628 projets de développement rural dans 115 pays et territoires. Ces projets ont permis à plus de 250 millions de petits fermiers, de pêcheurs, de travailleurs sans terre, dartisans, de nomades et de populations autochtones de prendre les mesures nécessaires à lamélioration de leurs conditions de vie et de celles de leurs familles.
Les projets du FIDA, mis en uvre avec de nombreux partenaires dans le monde entier, permettent aux populations daccroître la production alimentaire, daugmenter leurs revenus et daméliorer leur santé, leur nutrition et leur éducation de manière durable. Comment y parviennent-ils ? En donnant la capacité aux organisations locales daccorder aux pauvres un soutien à long terme et en leur fournissant de leau propre à proximité de leur domicile, des crédits et dautres services financiers, un accès à la terre et aux autres ressources naturelles ainsi quune formation à la création de petites entreprises.
Pour bien des populations rurales, laccès aux marchés constitue un problème majeur. La globalisation et la libéralisation du commerce offrent aux ruraux pauvres des opportunités. Mais ils ne peuvent les saisir que sils entrent dans la compétition sur un pied dégalité. Les économistes estiment que les gains potentiels qui pourraient être réalisés grâce à cette libéralisation accrue du commerce agricole pourraient procurer une augmentation annuelle du bien-être global de 160 milliards de dollars, chiffre qui dépasse largement celui de laide au développement.
La réunion de Rome accordera une attention soutenue aux femmes et aux populations autochtones, deux groupes parmi les populations pauvres qui sont encore plus marginalisés par manque de ressources, de revenus et surtout, de moyens de faire entendre leur voix. Environ 70% des pauvres dans le monde sont des femmes et la majeure partie des 300 millions de personnes que comptent les peuples autochtones est constituée de pauvres.
Le Conseil des gouverneurs du FIDA présentera les détails de la 6ème reconstitution des ressources du Fonds par les pays-membres. Le FIDA attend des augmentations significatives des contributions de ces pays.
Figurent également à lordre du jour de la réunion :
A lattention des journalistes
Une conférence de presse conjointe de M. Alpha Oumar Konaré, ancien président de la République du Mali, de M. Lennart Båge, président du FIDA et de Mme Eveline L.Herfkens, coordinatrice exécutive du secrétaire général de lONU pour la Campagne de promotion des objectifs de développement du Millénaire aura lieu au Centre de presse, Palais des Congrès, le mercredi 19 février 2003 à 12 heures.
Une conférence de presse de clôture sera donnée par M. Lennart Bage au Centre de presse le jeudi 20 février 2003 à 13 heures.
Les débats des deux journées seront retransmis en direct sur le site internet du FIDA : www.ifad.org
Siège de la réunion :
Palazzo dei Congressi
Piazzale J.F.Kennedy
00144- Roma (EUR)
Le FIDA est une institution spécialisée des Nations Unies vouée à l'éradication de la pauvreté rurale dans les pays en développement. Depuis 1978, le FIDA a financé 625 projets dans 115 pays et territoires, ce qui représente un engagement total d'environ 7,7 milliards de USD sous forme de prêts et de dons. Ces projets ont aidé quelque 250 millions de ruraux dans leurs efforts pour vaincre la pauvreté.