Enabling poor rural people
to overcome poverty



Communiqué nº: IFAD 02/04

Le Président du Burkina Faso, M. Blaise Compaoré
prononcera le discours d’ouverture

Rome, lundi 16 février 2004 – Le commerce international, thème d’actualité souvent contentieux, sera au centre de la 27e session de la réunion annuelle du Conseil des gouverneurs du FIDA, qui se tiendra cette semaine, du 18 au 19 février au Palazzo dei Congressi, à Rome.

Alors que le rôle du commerce dans la croissance économique et dans le développement n’est plus à débattre, ses répercussions sur la réduction de la pauvreté attirent de plus en plus l’attention. Le commerce international des produits agricoles est particulièrement lié à la vie des ruraux pauvres car les cultures vivrières sont leurs principaux produits et les marchés alimentaires et de main d’œuvre sont essentiels pour leur survie.

Cependant, le système actuel du commerce agricole mondial, avec ses subventions, ses protections tarifaires et ses barrières commerciales, peut défavoriser les ruraux pauvres car il les empêche d’être compétitifs au niveau mondial. Les produits des fermiers pauvres sont souvent exclus des pays mieux nantis alors que les produits subventionnés des pays riches sont vendus au prix de production, voire plus bas encore, sur les marchés locaux.

« L’une des principales causes des contre-performances de l’agriculture africaine réside dans les inégalités qui prévalent au niveau du commerce mondial », affirme son Excellence Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso et orateur du discours d’ouverture du débat sur le commerce et le développement rural.

Au Burkina Faso, par exemple, la production de coton a quadruplé au cours des sept dernières années, ce qui représente plus de 15% de la surface cultivée du pays, et le prix de la fibre a atteint son sommet en cinq ans, poussé par la demande mondiale. Pourtant, les producteurs du Burkina Faso et d’ailleurs en Afrique de l’Ouest affirment perdre 150 millions de dollars US par an en revenus d’exportation à cause des subventions.

« Il est aujourd’hui largement reconnu que les subventions et les politiques commerciales protectionnistes nuisent aux pays en développement », déclare Lennart Båge, Président du FIDA. « Uniformiser les règles du jeu est une mesure importante que peut prendre la communauté internationale pour lutter contre la pauvreté. Les marchés doivent fonctionner pour, et non contre l’élimination de la pauvreté. »

Cependant, continue M. Båge, la mise en place de systèmes de fixation de prix plus équitables n’est qu’une partie de la solution. L’autre partie consiste à résoudre les problèmes des politiques, des contraintes institutionnelles et matérielles dans les pays en développement qui empêchent les ruraux pauvres d’être autonomes.

Pour mieux comprendre ces contraintes et favoriser le type de partenariats et approches nécessaires pour créer des réponses durables, un débat sur le thème « Commerce et développement rural : enjeux et perspectives pour les ruraux pauvres » aura lieu durant la réunion le mercredi après-midi à 15h00.

Il y aura également six tables rondes régionales le jeudi matin, de 10h30 à 13h00, sur les thèmes suivants :

  • Asie et Pacifique: Entreprises rurales et réduction de la pauvreté
  • Europe centrale et orientale et nouveaux États indépendants: Promouvoir l'accès des fermiers aux marchés dans les économies en transition
  • Afrique orientale et australe : Mécanismes de soutien budgétaire et approches sectorielles : enjeux et perspectives pour le développement rural
  • Amérique latine et Caraïbes: Envois de fonds et développement rural en Amérique latine et dans les Caraïbes
  • Proche-Orient et Afrique du Nord: Gérer la pénurie d'eau au Proche-Orient et en Afrique du Nord
  • Afrique de l'Ouest et du Centre: La finance rurale en Afrique de l'Ouest et du Centre