Enabling poor rural people
to overcome poverty



Communiqué nº: IFAD 04/04

Rome, le 17 février 2004 – Des agricultrices qui se débattent pour joindre les deux bouts, des jeunes filles ayant un niveau d’instruction limité et des jeunes gens sans emploi figurent parmi les futurs bénéficiaires d’un nouveau projet mis en œuvre dans les zones montagneuses du nord de l’Algérie avec le soutien du FIDA.

Ce projet, d’un montant de 29,8 millions de USD, sera largement financé par un prêt de 17,6 millions de USD accordé par le Fonds international de développement agricole (FIDA) à la République algérienne démocratique et populaire.

L’accord de prêt a été signé aujourd’hui au siège du FIDA par le Président du Fonds, Lennart Båge, et par Son Excellence M. Rachid Benaissa, Ministre délégué chargé du développement rural de la République algérienne démocratique et populaire.

«Les zones montagneuses figurent parmi les environnements les plus difficiles qui soient», a déclaré M. Båge. «La raideur des pentes et la fragilité des sols limitent souvent les possibilités d’exploitation et la productivité agricole.»

«Conformément à la stratégie de réduction de la pauvreté mise en œuvre par le Gouvernement algérien, ce projet aidera les pauvres de la région à rechercher des solutions de substitution à l’agriculture», a précisé M. Båge.

En raison des conditions de vie difficiles auxquelles sont confrontées la plupart d’entre elles, les populations de montagne figurent souvent parmi les populations rurales pauvres les plus démunies de la planète. Politiquement et physiquement isolées des centres décisionnels et commerciaux, elles participent peu à l’élaboration des politiques et décisions qui conditionnent leur vie et n’ont que peu d’influence sur les ressources dont elles dépendent.

Le lieu où sera mis en œuvre le projet, situé au nord de la Wilaya de M’Sila, pâtit précisément de cet isolement. L’insuffisance des services socioéconomiques, la médiocrité de l’infrastructure et la mauvaise gestion des sols et de l’eau sont les principales causes de la pauvreté de la région. Les femmes, les jeunes filles sans instruction et les jeunes hommes non qualifiés souffrent particulièrement de l’absence de possibilité de diversifier leurs activités et leurs sources de revenus.

«Le projet vise principalement trois objectifs», a déclaré Mounif Nourallah, chargé du programme du FIDA pour l’Algérie. «Premièrement, il favorise la participation en encourageant, au niveau local, les villageois à définir leurs besoins, leurs priorités et leurs problèmes, puis à modeler leur propre vision de l’avenir au moyen de plans de développement villageois». Le projet se déroulera sur sept ans.

«Deuxièmement, il aidera les pauvres à concevoir de nouvelles sources de revenus en instituant des services financiers ruraux accessibles et en favorisant la mise en place de microentreprises rurales», a précisé M. Nourallah.

Les activités non agricoles non seulement diversifient les sources de revenus, mais aussi aident à atténuer les pressions qui s’exercent sur les ressources naturelles et à promouvoir une meilleure gestion de l’environnement. Le troisième volet du projet visera précisément à réduire le taux d’érosion des sols, à restaurer le couvert végétal et à préserver les ressources en eau.

Avec ce projet, le FIDA aura financé, en Algérie, cinq projets représentant un montant total de 65,5 millions de USD.

Le FIDA est une agence spécialisée des Nations Unies qui se consacre à l’élimination de la pauvreté rurale dans les pays en développement. Depuis 1978, le FIDA a financé 653 projets et programmes dans 115 pays et territoires, engageant au total environ 8,1 milliards de USD. Ces projets et programmes ont permis de soutenir environ 250 millions de ruraux dans leurs efforts pour vaincre la pauvreté.