Enabling poor rural people
to overcome poverty



Communiqué nº: IFAD 07/04

Le Conseil approuve un nouveau budget et porte un regard critique sur les problèmes liés au commerce

19 février 2004, Rome – Le Conseil des gouverneurs du Fonds international de développement agricole (FIDA), une organisation des Nations unies ayant pour mandat de combattre la pauvreté rurale, a clôturé aujourd’hui sa 27e session. Tous les points de l’ordre du jour ont été approuvés et les débats ont stimulé un dialogue dynamique sur l’importance du rôle du commerce dans la réduction de la pauvreté rurale.

« Quelque 900 millions de ruraux pauvres de par le monde souffrent de privations chroniques », a affirmé Lennart Båge, président du FIDA. « Ils possèdent les talents, les compétences et les capacités pour se sortir de la pauvreté. Nous devons simplement leur offrir les opportunités nécessaires et l’accès au marché est un premier pas important ».

Les États membres du FIDA ont approuvé un programme de travail s’élevant à 463 millions de dollars US pour l’année à venir, ainsi qu’un budget « croissance zéro » de 57 millions de dollars US pour financer les coûts administratifs de l’organisation. Mr Båge a annoncé que 50 pour cent du programme de travail sera alloué à des projets en Afrique.

Le montant total du programme de travail de l’organisation pour 2004, co-financé avec les gouvernements membres et autres instances, est estimée à 1 milliard de dollars US, un chiffre similaires aux années précédentes.

Le Conseil des gouverneurs a également élu M. Guido Mantega, Ministre brésilien de la planification, du budget et de l’administration, comme président des sessions pour les deux prochaines années. Lors de son discours d’ouverture, M. Mantega a transmis un message passionné de la part du Président de son pays, M. Luis Ignacio Da Silva, qui appelle tous les pays à combattre dans la « guerre » contre la faim, la pauvreté et l’exclusion sociale.

Le thème principal de cette réunion et de ses événements connexes était le commerce agricole. Dans son discours d’ouverture, le Président du Burkina Faso, M. Blaise Compaoré a affirmé que les politiques agricoles mondiales ont provoqué « des chocs économiques et sociaux négatifs » dans de nombreuses nations africaines. « Ces soutiens aux producteurs du nord gonflent artificiellement l’offre sur les marchés internationaux et dépriment les prix à l’exportation », a-t-il ajouté.

Ceci est particulièrement évident dans les pays producteurs de coton tels que le Burkina Faso, où les paysans sont forcés de vendre du coton de qualité à des prix bas malgré une production plus efficace et une demande internationale croissante pour la fibre.

Au cours d’une conférence de presse, M. Compaoré a souligné le fait qu’en 2001 les pays développés ont dépensé six fois plus en subventions agricoles (311 milliards de dollars US) qu’en aide au développement (55 milliards de dollars US).

Le commerce international de produits agricoles est un thème important pour le FIDA car les cultures vivrières sont les produits principaux des ruraux pauvres et les marchés alimentaires et de main d’œuvre sont vitaux pour leur survie.

Le Conseil des gouverneurs est la plus haute instance décisionnelle du FIDA. Il se réunit une fois par an pour voter le budget, les politiques et les régulations de l’organisation.