Enabling poor rural people
to overcome poverty



Communiqué nº: IFAD 17/05

« La pauvreté en Afrique est une honte pour les pays riches, » a déclaré M. Verhofstadt, Premier ministre belge.

Le Président Museveni félicite le FIDA pour son travail en vue d’éradiquer la pauvreté en milieu rural.

Le président du FIDA réitère l’importance du développement rural pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement.

Rome, 16 février 2005 – M. Yoweri Kaguta Museveni, président de l’Ouganda, a inauguré la 28ème session du Conseil des Gouverneurs du FIDA, et a félicité le Fonds pour son travail en Ouganda et dans d’autres pays du monde.

« Le FIDA permet non seulement d’accroître la production agricole dans les zones rurales, mais il apporte son soutien à la transformation et à la mise sur le marché des produits agricoles », a déclaré M. Museveni aux représentants des 163 pays membres du FIDA.

« Cela permettra d’éliminer la faim et la pauvreté, » a ajouté M. Museveni lors de la conférence de presse qui a suivi la cérémonie d’ouverture.

M. Museveni a félicité le FIDA pour la contribution de 132,28 millions de dollars au bénéfice du développement rural en Ouganda depuis 1981. Cette aide a contribué à la reconstruction du secteur agricole, au développement de la culture du coton et de l’huile végétale, à la modernisation agricole et à la création de services financiers ruraux.

M. Verhofstadt a souligné l’étroite collaboration du FIDA et de la Belgique, particulièrement au travers du Fonds de survie belge, créé par le gouvernement belge il y a 20 ans afin de financer des projets dont bénéficient les peuples d’Afrique menacés par la famine, la malnutrition et la pauvreté.

Le Fonds de survie belge a depuis déboursé environ 135 millions dollars pour la mise en œuvre de projets du FIDA dans 15 pays à travers l’Afrique. Cinq de ces projets ont été réalisés en Ouganda, dont le projet UWESO (Uganda Wormen’s Effort to Save Orphans) fondé par Mme Janet Museveni, l’épouse du président ougandais. UWESO est une organisation non gouvernementale dont le but est d’améliorer les conditions de vie de milliers d’enfants ougandais orphelins à cause de la guerre, du sida ou d’autres catastrophes.

M. Verhofstadt a déploré que la pauvreté soit encore un des plus grands défis dans le monde aujourd’hui : le nombre d’enfants mourant de faim est passé de 9 à 11 millions et le nombres de personnes souffrant de malnutrition a augmenté de 500 à 800 millions.

Il a souligné l’importance du développement rural pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). « Les vrais progrès en matière d’éducation ne seront pas assurés par des ventres vides. »

« La pauvreté en Afrique est une honte pour les pays riches, » a-t-il ensuite ajouté lors de la conférence de presse.

Auparavant, il avait déclaré devant les représentants du Conseil des gouverneurs, qu’il était impératif de maintenir les engagements pris en matière d’assistance au développement. Il y a 35 ans, les pays industrialisés se sont engagés à contribuer 0,7% de leur PNB au profit de l’assistance au développement.

Aujourd’hui, seulement cinq pays ont atteint cet objectif, la moyenne des pays de l’OCDE étant de 0,3% en 2003.

« Je suis déterminé à placer les objectifs du Millénaire pour le développement, ainsi que le problème de la pauvreté en Afrique, en haut de la liste des priorités du nouvel agenda stratégique de l’Europe et des Etats-Unis, » a annoncé M. Verhofstadt.

Lors de son intervention, M. Lennart Bage, Président du FIDA, s’est félicité du travail accompli par les pays en développement afin de réduire la pauvreté et d’atteindre les OMD.

« Au cours des 10 dernières années, le développement rural n’a reçu que peu d’attention de la part de la communauté internationale chargée du développement, et il est temps de redresser ce déséquilibre, » a-t-il déclaré.

Le FIDA est la seule organisation internationale ayant pour mandat spécifique d’éradiquer la pauvreté en milieu rural dans les pays en développement. Le Fonds est donc tout particulièrement habilité à « atteindre les plus isolés et à entendre ceux qui n’ont pas la parole, » a ajouté M. Bage. Cependant, seulement 1% de l’aide officielle au développement transite par le FIDA.

M. Bage a informé les représentants des 163 pays membres du FIDA, dont les ministres des finances, de l’agriculture et du développement rural, que le programme de travail du FIDA avait augmenté de 28% au cours des trois dernières années, pour atteindre un niveau record de financement sous forme de prêts et de dons d’un montant de 500 millions de dollars.

« Je suis fier de pouvoir annoncer que le FIDA est en mesure de porter assistance à plus de ruraux pauvres que jamais auparavant, » a conclu M. Bage.

M. Bage a été réélu à la présidence du FIDA pour un second mandat de quatre ans.

Le Conseil des gouverneurs est la plus haute instance décisionnelle du FIDA. La réunion annuelle du Conseil est chargée de prendre des décisions concernant les questions administratives, budgétaires et d’orientation politique au FIDA.


Le FIDA est une institution spécialisée des Nations Unies qui se consacre à l’élimination de la pauvreté rurale dans les pays en développement. Les trois-quarts de la population la plus pauvre de la planète – 900 millions de femmes, d’enfants et d’hommes – vivent en milieu rural et dépendent, pour subsister, de l’agriculture et d'activités connexes. Au moyen de prêts à faible taux d'intérêt et de dons, le FIDA s'emploie avec les gouvernements à élaborer et financer des projets et programmes qui mettent les ruraux pauvres en mesure de vaincre par eux-mêmes la pauvreté.

Près de 200 projets et programmes d’élimination de la pauvreté rurale représentant un montant total de 6,5 milliards de USD sont actuellement appuyés par le FIDA. Le Fonds a investi dans ces initiatives quelque 3 milliards de USD. Le cofinancement provient des gouvernements, des bénéficiaires, de donateurs multilatéraux et bilatéraux et d’autres partenaires. À plein régime, ces projets et programmes aideront plus de 100 millions de femmes et d’hommes ruraux pauvres à améliorer leurs conditions de vie et celles de leur famille. Depuis 1978, le FIDA a investi quelque 8,5 milliards de USD dans 676 projets et programmes qui ont permis à plus de 250 millions de ruraux pauvres de mener avec leurs familles une existence meilleure.